Algérie : reprise limitée des transports urbains
Les autorités algériennes ont autorisé la reprise limitée dimanche des transports urbains dans le cadre d’une nouvelle phase de déconfinement « progressif », alors qu’un couvre-feu reste en vigueur dans la plus grande partie du pays pour limiter la propagation du nouveau coronavirus.
Après la reprise timide de certaines activités commerciales il y a une semaine, la deuxième phase du déconfinement « progressif » n’englobe pas la totalité des secteurs économiques.
Ainsi, très attendue, la réouverture complète des cafés et restaurants reste pour l’instant exclue notamment dans la capitale et à Oran, la deuxième métropole d’Algérie.
Le gouvernement a autorisé la reprise de la circulation des transports urbains (taxis, bus et tramways) à l’intérieur des wilayas (préfectures) mais les conditions très strictes imposées par les autorités risquent de compliquer la donne.
Les taxis, par exemple, doivent mettre en place une séparation en plexiglas entre le chauffeur et le passager.
« Avec ces mesures drastiques, il est préférable pour nous de rester à la maison », a estimé à la télévision le président du syndicat national des chauffeurs de taxis, Hocine Aït Brahim.
« Il nous est impossible de réaliser des bénéfices avec ces dépenses imposées pour reprendre le travail, mais aussi et surtout l’obligation de ne transporter qu’un seul client sur le siège arrière », a-t-il argué.
En outre, les transports routiers entre les préfectures ne sont toujours pas autorisés.
Le port du masque sanitaire est obligatoire depuis le 24 mai et les contrevenants sont condamnés à de lourdes amendes.
Un couvre-feu partiel reste en vigueur dans 29 des 48 wilayas, dont celle d’Alger, de 20 h 00 à 05 h 00 locales (19 h 00 - 04 h 00 GMT).
Selon le dernier bilan officiel, 10 810 cas de contamination ont été officiellement recensés en Algérie, dont 760 décès, depuis le 25 février.