Ce qui changera cette année pendant le Ramadan
Avec la propagation du coronavirus qui touche des millions de personnes dans le monde, le mois sacré du Ramadan, qui a débuté ce jeudi, pourrait être très différent cette année.
Dans quelle mesure les prières seront-elles affectées durant la pandémie ?
Chaque soir pendant le Ramadan, des prières prolongées, appelées tarawih, ont lieu dans les mosquées du monde entier. Ces actes de culte communautaires sont organisés dans la conviction que les prières faites en communauté sont mieux récompensées.
Les mosquées se remplissent de fidèles pendant cette période : les lieux les plus populaires sont bondés, les fidèles suivant les prières depuis la cour et les rues voisines.

Mais cette année, de nombreuses mosquées du Maghreb et du Moyen-Orient, comme la mosquée du Prophète à Médine, en Arabie saoudite, ont fermé leurs portes afin de freiner la propagation du virus.
En France, le Conseil français du culte musulman (CFCM) et l’association Musulmans de France ont appelé les mosquées du pays à suspendre toutes les prières collectives jusqu’à nouvel ordre en raison du confinement.
De même, l’Exécutif des musulmans de Belgique (EMB) a demandé à toutes les mosquées du pays de fermer leurs portes au public et propose aux fidèles des vidéos de discours religieux.
Certaines mosquées, comme l’Atlanta Masjid aux États-Unis, ont commencé à diffuser en direct la « khutba », le sermon donné avant la prière communautaire du vendredi.
Ces assemblées virtuelles pourraient se poursuivre pendant le Ramadan afin que les fidèles puissent suivre les prières depuis chez eux, à l’abri.
Dans certaines régions du Maghreb et du Moyen-Orient, l’adhan, l’appel à la prière diffusé cinq fois par jour depuis les mosquées, sert désormais à encourager les gens à rester à l’abri.
Au Koweït, en Palestine ou encore au Maroc, l’appel a été modifié et les mots « priez chez vous » ont désormais remplacé la formule habituelle « venez prier ».
Par Nadda Osman.