Iran : 216 nouveaux décès, le corps soignant « fatigue »
Les autorités de Téhéran ont a annoncé dimanche 216 nouveaux décès dus à la maladie COVID-19 et appelé les Iraniens à redoubler de vigilance contre le virus, afin d’épargner les soignants, gagnés par « la fatigue ».
La République islamique fait face depuis le début du mois de mai à un regain de l’épidémie, qui s’est traduite par une nette augmentation de la mortalité quotidienne depuis un mois.
L’Iran a ainsi établi mardi un nouveau record de décès dus à la maladie (229 en 24 h), selon les statistiques officielles.
Au total, la pandémie a fait 15 700 morts en Iran, a déclaré Sima Sadat Lari, porte-parole du ministère de la Santé, lors de son point-presse quotidien retransmis à la télévision d’État.
Mme Lari a fait état de 2 323 nouveaux cas de contaminations par coronavirus en 24 heures, ce qui porte à 291 172 le total des cas officiellement confirmés.
« Notre plus grande préoccupation à l’heure actuelle est la contamination du personnel médical et sa fatigue », a-t-elle dit.
La République islamique, qui a annoncé ses premiers cas de virus SARS-CoV-2 en février, est le pays le plus touché par la pandémie au Proche et au Moyen-Orient.
Les autorités ont annoncé à la mi-juillet la mort de 140 infirmiers et médecins infectés par le virus ainsi que la contamination de 5 000 personnes au sein du personnel médical.
« Nous pouvons aider nos chers soignants et briser la chaîne de transmission de la maladie » en respectant les consignes sanitaires, a ajouté Mme Lari.
Face au regain de l’épidémie, l’État a rendu le port du masque obligatoire dans les lieux publics couverts et a réimposé des restrictions dans les provinces les plus touchées : réduction des horaires de travail, fermeture des mosquées ou interdiction des rassemblements, par exemple, suivant les régions.