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Iran : 3 000 nouveaux cas en 24 heures, un pic inédit depuis deux mois

Des Iraniens visitent le sanctuaire du Shah Abdol-Azim, à Téhéran, le 25 mai 2020 (AFP)
Des Iraniens visitent le sanctuaire du Shah Abdol-Azim, à Téhéran, le 25 mai 2020 (AFP)

L’Iran a annoncé lundi près de 3 000 nouvelles contaminations au nouveau coronavirus au cours des dernières 24 heures, soit la plus forte hausse enregistrée depuis deux mois dans le pays.

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« Les gens semblent penser que le coronavirus est terminé » mais il est « loin de l’être » et « nous pourrions assister à tout moment à un [autre] pic dangereux », a mis en garde le ministre de la Santé Saïd Namaki, dans une interview télévisée. 

D’après le porte-parole du ministère, Kianouche Jahanpour, 2 979 nouveaux cas ont été enregistrés, ce qui porte le bilan total des malades du COVID-19 à 154 445.

Le virus a en outre fait 7 878 morts dans la République islamique, dont 81 ces dernières 24 heures.

Les provinces du Hormozgan (sud), de Kermanshah (ouest) et du Sistan-Balouchistan (sud-est) connaissent actuellement une résurgence d’infections, a indiqué Saïd Namaki.

La moitié des victimes enregistrées ces dernières 24h ont été localisées dans trois provinces, a-t-il ajouté, sans les nommer.

« Si cela continue, le nombre de morts pourra revenir à trois chiffres. »

Le nombre de nouveaux cas enregistrés en Iran a connu une hausse quasi constante depuis le 2 mai, date à laquelle le pays avait annoncé avoir atteint un plus bas en deux mois.

D’après certains experts étrangers mais aussi plusieurs responsables iraniens, les chiffres du gouvernement sont largement sous-estimés.

« Si cela continue, le nombre de morts pourra revenir à trois chiffres »

Saïd Namaki, ministre de la Santé

Les autorités sanitaires ont à plusieurs reprises alerté sur la situation dans la province du Khouzestan, dans le sud-ouest du pays.

Le Khouzestan reste classé rouge – plus haut niveau de risque selon le code couleur établi par les autorités–, et est la seule province où ont été réimposées des mesures de confinement pour lutter contre l’épidémie. 

« Nous avons imploré les gens de ne pas organiser de mariages ou des funérailles mais ils n’ont pas écouté », notamment dans le Khouzestan, a déclaré Saïd Namaki.