Les États-Unis vont libérer un homme d’affaires libanais lié au Hezbollah
Les États-Unis vont libérer un homme d’affaires libanais considéré comme un important contributeur financier du Hezbollah, deux ans avant la fin de sa peine de prison de cinq ans, en raison de ses problèmes de santé et des risques d’attraper le COVID-19, selon des documents judiciaires.
Le 28 mai, un juge fédéral de Washington a accepté la demande de libération d’urgence de Kassim Tajideen, 64 ans, qui arguait que son âge et « ses sérieux problèmes de santé » le rendaient vulnérable au coronavirus.
Kassim Tajideen pourrait donc retourner au Liban dans les semaines à venir.
Selon des documents judiciaires, il a quitté la prison fédérale de Cumberland, dans le Maryland, après une quarantaine de deux semaines et a été placé dans un centre de détention en attendant qu’il puisse partir à bord d’un vol charter, prévu en juillet.
Sa libération a suscité des spéculations, certains faisant l’hypothèse qu’elle était intervenue en réponse à la libération par le Liban en mars de l’Américano-Libanais Amer al-Fakhoury, un ex-milicien accusé de torture et de collaboration avec Israël.
L’avocat de Kassim Tajideen, William Taylor, a rejeté ces allégations.
« C’est une libération pour raisons humanitaires, vous pouvez le voir dans les papiers », a-t-il affirmé. « Ça n’a rien à voir avec Fakhoury. »
Engagé dans le commerce de matières premières au Moyen-Orient et en Afrique, Kassim Tajideen avait été désigné comme un « important contributeur financier » d’une organisation « terroriste » en mai 2009 en raison de son soutien au mouvement chiite libanais Hezbollah, considéré par les États-Unis comme une organisation terroriste.
Il avait été expulsé du Maroc vers les États-Unis en 2017, puis condamné à cinq ans de prison et 50 millions de dollars d’amende pour avoir contourné des sanctions américaines.
Par Paul Handley, à Washington.