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Liban : « Trop tôt pour crier victoire »

La corniche de Beyrouth, le 25 mai 2020 (AFP)
La corniche de Beyrouth, le 25 mai 2020 (AFP)

Si le pire est passé, clamer la victoire contre le nouveau coronavirus serait prématuré, a déclaré lundi à l’AFP le ministre libanais de la Santé, alors que le Liban amorce une nouvelle phase de déconfinement.

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« Je pense que le pire […] est désormais derrière nous, mais nous devons rester vigilants et prendre des mesures dans toutes les régions », a déclaré Hamad Hassan.

Selon les chiffres officiels, le Liban a enregistré 1 233 cas depuis le début de la pandémie et seulement 27 décès pour six millions d’habitants.

Le nombre de décès est environ dix fois inférieur à ceux de pays aux populations comparables, comme Israël, la Norvège ou les Émirats arabes unis.

Après avoir instauré le confinement mi-mars, le gouvernement a annoncé dimanche un nouvel assouplissement des restrictions, repoussant notamment le début du couvre-feu nocturne de 19 h 00 (16 h 00 GMT) à minuit. 

« Il est encore trop tôt pour crier victoire mais nous avons marqué des points contre ce virus », a déclaré Hamad Hassan depuis son domicile de Baalbek, dans l’est du pays.

La plupart des nouveaux cas recensés sont des rapatriés de la vaste diaspora libanaise, d’après les chiffres du ministère de la Santé.

Le Liban envisage désormais « des voyages médicaux pour aider certains pays si nécessaire », a affirmé Hamad Hassan.

Les médias libanais ont largement encensé le gouvernement libanais, dont Hamad Hassan, pour sa gestion de la crise sanitaire dans un pays où le secteur de la santé publique était déjà en crise avant la pandémie et où la déliquescence de l’État a longtemps été la norme.

Le confinement a aggravé une situation déjà désastreuse au Liban, pays lourdement endetté et qui subit sa pire crise économique depuis trois décennies.

Le gouvernement libanais a annoncé en mars le premier défaut de paiement de son histoire et négocie à l’heure actuelle une aide d’environ 11 milliards de dollars (9,88 milliards d’euros) avec le Fonds monétaire international.