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L’Iran déconseille les déplacements durant l'Aïd, les cas en hausse

L’Aïd al-Fitr est célébré dimanche et lundi prochains en Iran (AFP)
L’Aïd al-Fitr est célébré dimanche et lundi prochains en Iran (AFP)

Les autorités iraniennes ont appelé jeudi la population à éviter tout déplacement entre les provinces à l’occasion de l’Aïd al-Fitr, marquant la fin du mois de jeûne musulman du Ramadan, dans un pays où les cas de nouveau coronavirus sont en hausse.

La République islamique d’Iran est le pays du Proche et Moyen-Orient le plus touché par l’épidémie. Selon les derniers chiffres officiels, le nombre total des morts atteint 7 249 (+66) et celui des cas confirmés 129 341 (+2 392).

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« Notre plus grande préoccupation » est d’avoir « de nouveaux pics de la maladie à cause du non respect des consignes sanitaires », a indiqué le ministre de la Santé, Saïd Namaki, cité par l’agence de presse Isna.

« Je demande donc au cher peuple iranien […] de ne pas voyager pendant les vacances de l’Aïd al-Fitr car de nouveaux voyages signifient de nouvelles infections au COVID-19 », a-t-il ajouté, en allusion aux déplacements entre les 31 provinces du pays.

L’Aïd al-Fitr est célébré dimanche et lundi prochains en Iran. Et à cette occasion les Iraniens se déplacent entre les provinces pour aller visiter leurs familles ou amis. 

Selon le porte-parole du ministère Kianouche Jahanpour, parmi les nouveaux cas annoncés, 351 sont des patients hospitalisés et 2 041 sont des personnes proches des malades.

Il a par ailleurs indiqué qu’il n’y avait pas de nouveaux décès dans 12 provinces et que six autres provinces n’avaient rapporté qu’un seul mort du virus.

Saïd Namaki a déploré le fait que les citoyens ne respectaient pas les protocoles de santé dans les provinces les plus touchées. « Dans la province du Khouzestan (sud-ouest) et dans des provinces qui ont connu de nouvelles flambées des cas, nous avons constaté qu’ils n’avaient pas suivi les consignes. »

Le gouvernement du président Hassan Rohani a été critiqué pour sa gestion de la crise.

L’État a fermé écoles et lieux de culte et interdit les déplacements entre les villes lors des vacances du Nouvel An persan en mars. Mais il a autorisé un assouplissement progressif des restrictions.