Maroc : plus de 300 cas détectés dans trois prisons
Plus de 300 cas de personnes contaminées au COVID-19 ont été détectés dans trois prisons du Maroc, après une campagne de dépistage menée dans les 73 prisons du royaume, ont indiqué mardi les autorités pénitentiaires.
Sur 1 736 personnes soumises à des tests de dépistage dans les prisons, 313 cas de contamination ont été recensés jusque-là.
Dans la prison de Ouarzazate (sud) 303 cas positifs ont été recensés, selon un communiqué de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR).
Les deux autres prisons touchées sont celles de Marrakech (centre) et de Ksar Kébir (nord) avec dix cas. Des tests de confirmation sont en cours pour deux employés et trois détenus de la prison de Tanger.
Au début de la pandémie, l’administration avait renforcé les mesures sanitaires, réduit les droits de visite et suspendu toutes les activités supposant des intervenants extérieurs.
En mars, des fonctionnaires des établissements pénitentiaires avaient aussi été soumis à des quarantaines.
La semaine dernière, la détection des premiers cas à la prison de Ouarzazate a conduit l’administration pénitentiaire à lancer des tests de dépistage sur des échantillons de population dans toutes les prisons.
Les détenus contaminés ont été placés dans des unités mobiles d’isolement, les fonctionnaires ont été hospitalisés et des tenues de protection ont été distribuées au personnel pénitentiaire, selon la DGAPR.
Pour limiter les risques de contagion, les autorités ont interdit le transfert des détenus vers les tribunaux et les hôpitaux publics, sauf en cas d’urgence extrême. Les prisons marocaines comptent près de 80 000 détenus.
Début avril, plus de 5 654 détenus ont été graciés par le roi pour réduire les risques de propagation du virus dans des prisons notoirement surpeuplées.
Dans le même temps, entre le 16 mars et le 21 avril, les prisons ont enregistré 5 484 nouveaux arrivants, selon les chiffres de la DGAPR.