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Soudan : trois anciens proches d’Omar el-Béchir en détention contaminés

Omar el-Béchir s’est hissé au pouvoir suite à un coup d’État en 1989, se désignant lui-même président quelques années plus tard (AFP/photo d’archives)
Omar el-Béchir s’est hissé au pouvoir suite à un coup d’État en 1989, se désignant lui-même président quelques années plus tard (AFP/photo d’archives)

Les autorités soudanaises ont annoncé mercredi que trois anciens proches du président déchu Omar el-Béchir avaient été contaminés en prison par le nouveau coronavirus. 

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Ali Othman Taha, Ahmed Mohamed Haroun et Abdelrahim Mohamed Hussein sont détenus à la prison de Kober à Khartoum depuis l’éviction de Omar el-Béchir en avril 2019 à la suite d’un soulèvement populaire. Tous trois attendent d’être jugés pour corruption et pour d’autres chefs d’accusation au Soudan.

Haroun et Hussein, qui ont occupé plusieurs postes de haut rang sous le régime de Béchir, sont recherchés par la Cour pénale internationale (CPI) pour leur rôle dans le conflit sanglant au Darfour. Ils étaient tous deux des hauts dirigeants du Parti du congrès national de l’ex-président.

Mercredi, le procureur soudanais a annoncé que les trois accusés avaient été testés positifs au COVID-19, qui a contaminé jusqu’à présent 4 146 personnes et en a tué 184 au Soudan.

Haroun et Taha ont été transférés dans des centres d’isolement à Khartoum tandis que Hussein a été transféré dans un hôpital d’Omdourman, ville voisine de la capitale, selon les autorités.

Omar el-Béchir, arrivé au pouvoir par un coup d’État en 1989, est recherché depuis 2009 par la CPI pour « génocide », « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » dans le cadre du conflit au Darfour (ouest).

Depuis le début du conflit ayant éclaté au Darfour en 2003 entre le pouvoir central et des insurgés issus de minorités ethniques, 300 000 personnes ont été tuées et des millions déplacées, selon l’ONU.

Un haut responsable du nouveau pouvoir au Soudan s’est engagé en février à ce que Omar el-Béchir soit remis à la CPI.