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Syrie, Iran et États-Unis bloquent à l’ONU des résolutions saoudienne et russe

Le ministre saoudien de l'énergie Abdulaziz bin Salman (3ème en partant de la gauche), présidant une réunion virtuelle des ministres de l'énergie du G20, à Riyad, le 10 avril 2020 (AFP)
Le ministre saoudien de l'énergie Abdulaziz bin Salman (3ème en partant de la gauche), présidant une réunion virtuelle des ministres de l'énergie du G20, à Riyad, le 10 avril 2020 (AFP)

La Syrie et l’Iran ont bloqué mercredi l’adoption par l’Assemblée générale de l’ONU d’une résolution sur le COVID-19 proposée par l’Arabie saoudite tandis que les États-Unis et l’Union européenne faisaient de même pour un texte de la Russie, également sur la pandémie, selon des diplomates.

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Le texte saoudien reprenait en grande partie les conclusions du sommet le 26 mars du G20, présidé actuellement par l’Arabie, soulignant la nécessité d’une « coopération » dans le monde pour affronter la maladie et ses conséquences sociales et économiques.

Le texte de Moscou, qui avait déjà subi le 3 avril un rejet d’une proposition similaire demandant une levée de sanctions internationales pour faciliter le combat contre le COVID-19, réclamait un engagement des États membres de l’ONU « à faire face aux défis mondiaux en bons voisins, en s’abstenant d’appliquer des mesures protectionnistes et discriminatoires en contradiction des règles de l’Organisation mondiale du Commerce ».

Outre les États-Unis et l’UE, le projet russe a été bloqué, a indiqué à l’AFP une source diplomatique, par Israël et la Corée du Sud, deux proches alliés de Washington.

Empêchée de se réunir au siège de l’ONU à cause du confinement, l’Assemblée générale s’est dotée depuis fin mars d’une nouvelle procédure pour l’adoption de ses textes qui passe par l’instauration d’une période de silence sur un texte donné. À son issue, si aucun pays n’a émis d’objection, le texte est considéré comme approuvé. À l’inverse, il est rejeté et c’est ce qui s’est passé pour les propositions saoudienne et russe.

À la différence des votes organisés avant la pandémie, basés sur la majorité des voix, la nouvelle procédure revient à donner un droit de veto à chacun des 193 membres des Nations unies sur le texte d’un autre pays.