Deux Françaises arrêtées en Israël pour escroquerie à la vente de masques
Deux Françaises, suspectées d’escroquerie à la vente de masques de protection FFP2, très recherchés en cette période de pandémie, à des sociétés en France, ont été arrêtées en Israël, a annoncé vendredi le procureur de la République de Rennes (ouest).
Âgées de 37 et 70 ans et appartenant à une même famille, elles ont été interpellées mardi à Netanya, à une trentaine de kilomètres de Tel Aviv, par les services de police israéliens.
Elles sont « suspectées d’être à l’origine de cette escroquerie à la vente de masques FFP2 et de gel hydro-alcoolique sur le territoire français », indique le procureur Philippe Astruc dans un communiqué.
Lors de leur arrestation, elles étaient en possession d’un téléphone « servant à démarcher en France [des] entreprises ciblées pour leur possible besoin en masques, en cette période de pandémie au COVID-19 », précise le procureur.
Une information judiciaire a été ouverte mercredi pour « escroqueries et tentatives d’escroquerie en bande organisée, blanchiment et association de malfaiteurs », a indiqué le procureur rennais.
« Les auditions des personnes mises en cause par les services israéliens sont actuellement en cours », a-t-il ajouté.
Le 7 avril, la société pharmaceutique Kolmi Hopen avait notamment remarqué que de « multiples dirigeants de sociétés françaises et étrangères lui adressaient des demandes de devis à la suite d’un démarchage commercial qu’elle n’avait jamais effectué ».
« Des individus adressaient en réalité des propositions de vente de masques [de type FFP2] » et utilisaient « une adresse mail légèrement contrefaite », selon le procureur.
« Les ''prospects'' qui répondaient au mail pour obtenir des informations complémentaires sur le prix étaient contactés par un faux représentant commercial », a détaillé le procureur, soulignant que « les éléments de téléphonie ont permis de constater que le ''faux représentant commercial'' communiquait avec les victimes depuis Israël. »
Les investigations menées en France ont permis d’établir que d’autres sociétés spécialisées dans les équipements de protection individuels avaient vu leur identité également usurpée.