À la mi-journée, un taux de participation « dramatiquement bas »
L’instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) a indiqué, lors d’un point de presse à la mi-journée, que le taux de participation ne dépassait par les 10 %.
Le taux de participation à 10 h ne dépassait pas les 4,5 %. Les observateurs ont prévenu que le scrutin serait marqué par une forte abstention. De nombreux Tunisiens se disent démobilisés face à l'inflation, au chômage persistant, et aux arrangements entre partis qui ont entravé le débat démocratique dans le pays.
Selon l’enquête menée par Avocats sans frontières et I-Watch, seuls 30 % des jeunes dans le sud de la Tunisie disent encore avoir confiance dans les partis politiques ou dans les institutions. Et selon le dernier sondage réalisé par le quotidien arabophone le Maghreb en janvier, plus de 60 % des Tunisiens s’abstiendraient de voter.
Dimanche 29 avril, le premier vote, pour la première fois dans l'histoire de la Tunisie, des policiers et des militaires, avait été marqué par un taux de participation de 12 %. Quelques jours avant le scrutin, des syndicats de police avaient appelé au boycott de ces élections, notamment en raison de l’article 52 du code électoral qui empêche le corps sécuritaire de prendre part à des réunions partisanes ou à la campagne électorale.
Traduction : « Des électeurs font à la queue devant un bureau de vote en #Tunisie »