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Pour Jared Kushner, les manifestants « provoquent les violences »

Le gendre de Donald Trump et conseiller présidentiel Jared Kushner (au centre) a semblé faire allusion aux manifestations en accusant « ceux qui provoquent les violences » de faire « partie du problème, pas de la solution » (AFP)

L'administration américaine a ostensiblement célébré l'inauguration de son ambassade à Jérusalem tout en passant sous silence les manifestations que cette décision controversée de Donald Trump a provoquées dans la bande de Gaza et leur répression par Israël.

Malgré l'envoi d'une délégation sans poids lourds à la cérémonie d'ouverture de la nouvelle ambassade, Washington n'a pas caché sa joie face à la concrétisation de cette promesse emblématique de la reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale d'Israël, annoncée le 6 décembre par le président américain dans un chœur de réprobation internationale.

C'est un « grand jour pour Israël », a lancé sur Twitter Donald Trump.

« Aujourd'hui, grâce au leadership du président, nous célébrons l'histoire en marche », a renchéri son vice-président Mike Pence.

La Maison-Blanche a distribué à la presse un communiqué soulignant comment le président républicain tient ainsi un engagement de campagne de manière « rapide et efficace », contrairement à tous ses prédécesseurs qui s'étaient rangés, une fois au pouvoir, à la tradition diplomatique et au consensus international.

Et au sein de la classe politique américaine, y compris chez certains démocrates, on applaudit cette décision qui a été interprétée comme un geste envers la base électorale, notamment évangéliste, du duo Trump-Pence.

Ce ton enjoué tranche avec les images des manifestations sanglantes dans la bande de Gaza contre l'inauguration de l'ambassade, lors desquelles, pendant que se déroulait la cérémonie à Jérusalem, plusieurs dizaines de Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes.

Alors que les capitales européennes ont appelé au « calme » et à la « retenue » pour « prévenir un nouvel embrasement », les États-Unis ont clairement décidé de ne pas s'attarder sur ces protestations.

Seul le gendre de Donald Trump et conseiller présidentiel, Jared Kushner, présent à la cérémonie à Jérusalem, a semblé faire allusion aux manifestations en accusant « ceux qui provoquent les violences » de faire « partie du problème, pas de la solution ».

AFP