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Les Palestiniens commémorent la Nakba en pleurant les morts de Gaza

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Les Palestiniens commémorent la Nakba en pleurant les morts de Gaza

Les Palestiniens commémoraient ce mardi le 70e anniversaire de la Nakba, la « tragédie » de la création d'Isräel sur les terres de la Palestine historique en 1948, qui contraint quelque 750 000 Palestiniens à l’exil, dépossédés de leurs biens et de leur patrie.

Le bilan des victimes du lundi 14 mai, la journée la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis la guerre de l’été 2014 à Gaza, a été révu à la hausse : 61 Palestiniens ont été tués, en majorité par des tirs de snipers israéliens et plus de 2 400 Palestiniens ont également été blessés.

Depuis le 30 mars dernier, date de la première "Grande marche du retour" qui se déroule tous les vendredis depuis, plus de cent Palestiniens ont été tués par l'armée israélienne.

Live Updates

8 years ago

La France a appelé lundi « l’ensemble des acteurs » à prévenir « un nouvel embrasement » au Proche-Orient après la mort d’au moins 41 Palestiniens par des tirs israéliens lors de manifestations dans la bande de Gaza contre l’inauguration de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem.

Un manifestant palestinien dans l'est de Gaza le 14 mai 2018 (MEE/Mohammed Asad)

« Alors que les tensions sur le terrain sont vives […] la France appelle l’ensemble des acteurs à faire preuve de responsabilité afin de prévenir un nouvel embrasement », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

8 years ago

Jamal Zahalka, député palestinien à la Knesset, a déclaré à Middle East Eye que le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem était « une violation du droit international ».

Jamal Zahalka (à gauche) donne une conférence de presse avec Ayman Odeh et Ahmed Tibi, membres de la Liste unifiée, en octobre 2015 (AFP)

« Trump et les États-Unis sont responsables de tout le sang qui a coulé depuis la décision américaine », a déclaré Zahalka.

« Ceux qui célèbrent aujourd’hui [l’inauguration de l’ambassade américaine] ont du sang sur les mains ».

8 years ago

Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a estimé lundi à Londres que les États-Unis avaient perdu « leur rôle de médiateur » au Proche-Orient après leur décision de déménager leur ambassade en Israël de Tel Aviv à Jérusalem.

« Nous rejetons cette décision qui viole le droit international et les résolutions des Nations unies », a déclaré le président turc.

« Avec cette décision, les États-Unis ont choisi d’être une partie du problème, et perdent leur rôle de médiateur dans le processus de paix » au Proche Orient, a-t-il ajouté.

À LIRE ► Erdoğan, le défenseur de la Palestine qui flatte l’opinion publique arabe

Il a exhorté la communauté internationale à « jouer son rôle le plus rapidement possible » et à prendre des mesures pour mettre fin à « l’agression croissante d »Israël ». Et il a réaffirmé que « la création d’un État palestinien indépendant, avec Jérusalem pour capitale » était « la seule solution pour une paix durable ».

La Turquie a estimé en outre que les États-Unis partageaient la responsabilité du « massacre » à Gaza où 37 Palestiniens ont été tués par l’armée israélienne en manifestant contre le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem.

Des Turcs manifestent en faveur de la Palestine dans la capitale turque Ankara en décembre 2017 (Reuters)

« L’administration américaine est autant responsable qu’Israël de ce massacre », a écrit sur Twitter le porte-parole du gouvernement turc, Bekir Bozdag.

« En transférant son ambassade à Jérusalem, l’administration américaine a sapé les chances d’un règlement pacifique et provoqué un incendie qui causera davantage de pertes humaines, de destructions et de catastrophes dans la région », a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Çavuşoğlu, a pour sa part dénoncé « un massacre » et le « terrorisme d’État » en réagissant au lourd bilan de morts palestiniens dans la bande de Gaza.

« Je maudis Israël et ses forces de sécurité », a-t-il ajouté.

AFP

8 years ago

Trente-sept Palestiniens ont été tués lundi dans la bande de Gaza par des soldats israéliens près de la frontière, où des dizaines de milliers de personnes manifestent contre le transfert à Jérusalem de l’ambassade américaine en Israël, selon le dernier bilan en date.

Ces 37 décès, annoncés par le ministre de la Santé dans l’enclave, portent à 91 le nombre de Palestiniens tués dans la bande de Gaza depuis le début d’un mouvement de protestation massif le 30 mars. Ils font aussi de cette journée la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis la guerre de 2014 dans l’enclave sous blocus.

Un manifestant blessé lors d'affrontements avec les forces israéliennes le long de la frontière de Gaza lundi (AFP)

La bande de Gaza est le théâtre de heurts depuis la fin de la matinée contre l’inauguration de l’ambassade américaine, prévue lundi après-midi dans à Jérusalem.

Le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman avait prévenu que l’armée emploierait « tous les moyens » pour empêcher les Palestiniens de s’en prendre à la barrière frontalière, aux soldats ou aux civils israéliens riverains du territoire palestinien.

AFP