Skip to main content
Live |

Coronavirus : suivez l’actualité dans la région MENA

Live
Coronavirus : suivez l’actualité dans la région MENA
L’épidémie du nouveau coronavirus bouleverse une région déjà sous tension. Suivez sur ce fil les derniers développements au Maghreb et au Moyen-Orient

Live Updates

5 years ago
Le hadj est l’un des cinq piliers de l’islam
Le hadj est l’un des cinq piliers de l’islam (AFP)

L’Arabie saoudite va autoriser un millier de personnes vivant sur son territoire à effectuer le grand pèlerinage à La Mecque cette année, a annoncé mardi le ministre du hadj après la décision de Riyad de limiter drastiquement le nombre de pèlerins en raison de la pandémie du COVID-19.

« Le nombre de pèlerins sera d’environ un millier, un peu moins, un peu plus », a déclaré le ministre Mohammed Benten dans une conférence de presse. « Le nombre n’atteindra pas les 10 000 ou les 100 000 », a-t-il insisté.

Épidémies, politique et conflits : les annulations du hadj au cours des siècles
Read More »

Le pèlerinage prévu pour fin juillet sera limité à des fidèles de moins de 65 ans et qui ne sont pas atteints de maladies chroniques, a indiqué pour sa part le ministre de la Santé Tawfik al-Rabiah, au cours de la même conférence de presse.

Les candidats au pèlerinage seront testés pour s’assurer qu’ils ne sont pas infectés par le nouveau coronavirus avant leur arrivée dans la ville sainte de La Mecque et devront subir une quarantaine domestique après la fin du rituel, a-t-il ajouté.

L’Arabie saoudite a décidé lundi de maintenir le pèlerinage avec un « nombre très limité » de fidèles, alors que la pandémie de nouveau coronavirus « continue de s’accélérer » dans le monde, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Seules les personnes de toutes nationalités « se trouvant à l’intérieur du royaume » saoudien pourront effectuer le hadj, conformément aux mesures de précaution destinées à contenir la propagation du virus, a indiqué l’agence officielle SPA.

Jusque-là, Riyad maintenait l’incertitude autour de la tenue de ce pèlerinage, l’un des plus importants rassemblements religieux au monde, qui a attiré 2,5 millions de musulmans en 2019 selon les chiffres du ministère chargé de l’organiser.

Le ministre du hadj n’a pas précisé les critères de sélection des personnes qui seraient autorisées à effectuer le pèlerinage.

Mais il a indiqué que les autorités saoudiennes allaient travailler étroitement avec les missions diplomatiques à Riyad pour sélectionner ces pèlerins.

Le hadj est l’un des cinq piliers de l’islam. En cas de forte affluence, il peut devenir un énorme vecteur de contagion, avec des fidèles venus du monde entier.

Or la pandémie « continue de s’accélérer » à travers la planète, s’est inquiété lundi le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus.

C’est notamment le cas en Arabie saoudite, pays arabe du Golfe le plus touché avec une recrudescence du nombre de contaminations. Les autorités ont officiellement recensé plus de 161 000 personnes infectées, dont 1 307 sont décédées.

5 years ago
Des épices sur un marché, à Taëz, le 15 juin 2020 (AFP)
Des épices dans un marché, à Taëz, le 15 juin 2020 (AFP)

Ail, gingembre, curcuma, costus indien et autres graines de nigelle, le marché populaire de Taëz, dans le sud du Yémen, fleurit de plantes et épices de plus en plus prisées pour lutter contre le nouveau coronavirus, dans un pays en pénurie de médicaments.

« Deux catastrophes à la fois » : le Yémen face à la réduction des aides et au coronavirus
Read More »

« Les prix des médicaments ont augmenté de manière insensée. Les gens doivent acheter des plantes, comme l’ail, pour se protéger du coronavirus », explique à l’AFP Mounir Ahmed Ghaleb, venu lui-même s’approvisionner dans un magasin du marché Al-Chanini.

La pandémie s’est propagée au Yémen depuis mai, faisant au moins 255 morts mais le nombre de victimes pourrait être beaucoup plus élevé. Les autorités n’ont pas les moyens de mener des tests à grande échelle et les établissements de santé sont bien souvent incapables de déterminer les causes de décès. 

Une nouvelle épreuve pour le pays le plus pauvre de la péninsule arabique, déjà meurtri par plus de cinq ans de guerre qui l’ont plongé dans la pire crise humanitaire au monde, selon l’ONU. 

Le conflit au Yémen oppose les forces loyales au gouvernement appuyées par une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite aux rebelles Houthis, soutenus par l’Iran et qui se sont emparés d’une partie du nord du pays.

« Hausse de la demande »

Entourée de montagnes et abritant quelque 600 000 habitants, Taëz est sous le contrôle des forces gouvernementales, mais elle est encerclée par les rebelles Houthis qui la bombardent fréquemment.

Dans le marché d’Al-Chanini, les vendeurs entassent devant leurs magasins plantes, herbes ou épices aux couleurs et odeurs variées.

« De nombreuses personnes viennent acheter des herbes médicinales qui ont des vertus efficaces pour lutter contre le virus », assure à l’AFP Bachar al-Assar, l’un des vendeurs, qui estime que la demande des clients est passée de « 5 % à 100 % » ces dernières semaines.

Un vendeur yéménite dans sa boutique, à Taëz, le 15 juin 2020 (AFP)
Un vendeur yéménite dans sa boutique, à Taëz, le 15 juin 2020 (AFP)

Pour lui, pas de doute. Même en l’absence de preuves scientifiques, ces denrées naturelles sont « garanties, probantes et efficaces » pour lutter contre la maladie et stimuler le système immunitaire.

À Taëz, l’une des villes les plus touchées par la guerre depuis le début du conflit à la mi-2014, 50 âmes ont été emportées par la pandémie, selon les statistiques officielles. Mais les chiffres réels pourraient être bien plus importants, dans ce pays au système de santé déjà aux abois.

La London School of Hygiene and Tropical Medicine, de l’université de Londres, estime que, en l’absence de mesures de prévention au Yémen, il y aurait eu entre 180 000 et 3 millions de cas d’infection au nouveau coronavirus au cours des trois premiers mois de la pandémie. 

Selon son étude, il pourrait y avoir jusqu’à 11 millions de personnes contaminées, avec entre 62 000 et 85 000 décès, dans un éventuel scénario catastrophe.

« Besoin de soutien »

La nouvelle maladie ajoute aux souffrances de millions de Yéménites menacés de famine, en particulier ceux qui vivent dans des camps de fortune pour déplacés où l’eau propre manque. 

Au Yémen, le choléra tue, mais c’est le coronavirus qui provoque l’hystérie
Read More »

Et dans un pays déjà confronté aux épidémies de choléra, de paludisme et de dengue, le COVID-19 fait peser un fardeau supplémentaire sur le secteur de la santé en lambeau, notamment à Taëz.

« Il n’y a que trois centres d’isolement, 40 lits et six respirateurs artificiels, une pénurie de médicaments et un manque de personnel », souligne à l’AFP Ichraq al-Sibai, porte-parole du Haut comité national de lutte contre le nouveau coronavirus, mis en place par le gouvernement.

Médecin, elle met en garde contre un autre « problème », celui du recours aux plantes qui peut avoir des « effets négatifs » sur l’état de santé. 

L’ONU n’a pu lever que 1,35 milliard de dollars d’aide humanitaire pour le Yémen ce mois-ci lors d’une conférence de donateurs virtuelle organisée par l’Arabie saoudite, loin des 2,41 milliards de dollars escomptées. 

L’organisation internationale craint que, faute de financement, certains programmes d’assistance ne soient « menacés de réduction voire de fermeture ».

« Alors que le monde continue de lutter contre cette pandémie mondiale, il ne doit pas oublier un pays comme le Yémen, qui a besoin de son soutien », a insisté l’OMS dans un tweet. 

5 years ago
Un panneau indique « distance sociale 1,5m » à côté de la piscine d'un hôtel, à Antalya, le 19 juin 2020 (AFP)
Un panneau indique « distance sociale 1,5m » à côté de la piscine d'un hôtel, à Antalya, le 19 juin 2020 (AFP)

En temps normal, il faudrait se lever aux aurores pour espérer trouver un transat libre sur cette plage d’Antalya, la principale station balnéaire de Turquie.

Sea, halal and sun : les vacances islamiques ont le vent en poupe
Read More »

Aujourd’hui, même après une grasse matinée, les meilleurs emplacements sont disponibles.

La pandémie de nouveau coronavirus a frappé de plein fouet l’industrie du tourisme, un secteur vital pour l’économie de ce pays qui a accueilli l’an dernier plus de 50 millions de visiteurs étrangers, un record.

Mais alors que les restrictions sont levées à travers le monde et que les liaisons aériennes sont peu à peu rétablies, la Turquie multiplie les initiatives pour convaincre les touristes de revenir et ainsi sauver ce qui peut l’être de la saison estivale.

Dans un hôtel situé au bord de la Méditerranée, des marquages au sol invitent les clients à respecter la distanciation physique, des distributeurs de gel désinfectant sont disposés à l’entrée des ascenseurs et restaurants, et tout le personnel porte un masque, a constaté l’AFP lors d’un voyage de presse organisé par le ministère du Tourisme.

« Nous avons pris des mesures strictes pour protéger nos employés et les touristes », déclare à l’AFP le ministre du Tourisme, Mehmet Nuri Ersoy. « La Turquie est le pays le mieux préparé » à accueillir les visiteurs, assure-t-il.

Pour tenter de rassurer les touristes et leurs pays d’origine, la Turquie a créé un label « tourisme sûr » certifiant, sur la base de 132 critères, qu’un hôtel ou un restaurant peut accueillir des clients dans de bonnes conditions sanitaires.

Hôtels réaménagés

Environ 500 établissements ont reçu ce précieux sésame et les autorités espèrent quadrupler ce chiffre dans le mois qui vient.

Pour bénéficier de ce label, les hôtels doivent également aménager une aile pour isoler les touristes testés positifs au COVID-19.

« Nous avons dû réaménager nos établissements. En dépit de ces dépenses supplémentaires, nous n’augmenterons pas les prix », assure le président de la fédération des hôteliers turcs, Sururi Corabatir.

Une chambre désinfectée dans un hôtel, à Antalya, le 19 juin 2020 (AFP)
Une chambre désinfectée dans un hôtel, à Antalya, le 19 juin 2020 (AFP)

L’enjeu est de taille, car des hôteliers aux restaurateurs, en passant par les agriculteurs qui vendent le produit de leurs serres aux établissements de la région, la pandémie a chamboulé la vie de tous ceux qui vivent du tourisme à Antalya.

Le quartier surnommé le « Las Vegas sans casino », pour ses hôtels aussi imposants que bling-bling, a des allures de ville fantôme : tous les commerces et restaurants sont fermés. Sauf quelques pharmacies.

« En 2019, nous avons reçu 35 millions de passagers, dont 15 millions provenant de l’étranger. Depuis le début de l’année, le nombre total est inférieur à un million », indique Deniz Varol, directeur général de l’aéroport d’Antalya.

Dans cet aéroport, des caméras thermiques prennent la température des passagers, une salle de quarantaine a été aménagée et un centre capable de réaliser quotidiennement 20 000 tests a été ouvert. 

Négociations

En l’absence des touristes étrangers, quelques Turcs profitent de vacances au calme. 

Deniz Kaya, qui vient chaque année à Antalya, n’avait « jamais vu » la ville « aussi vide ». « Les gens font attention, ils passent leurs vacances dans le respect des distances », dit-elle en bronzant au bord d’une piscine.

Erdoğan sous pression face à l’accélération de l’épidémie
Read More »

Les mesures prises suffiront-elles à convaincre les touristes étrangers de revenir en Turquie ? Beaucoup dépendra des négociations avec les principaux pays d’origine, comme l’Allemagne, qui a placé la Turquie sur sa liste des zones « à risque » pour le coronavirus, et la Russie, l’un des pays les plus infectés au monde.

Ankara transmet quotidiennement à Berlin l’évolution du nombre de malades du COVID-19 dans ses stations balnéaires et a invité Moscou à envoyer une délégation pour observer les mesures prises.

« Les vols ont déjà repris entre les pays de l’Union européenne. Or, […] si on regarde les chiffres, la Turquie s’en est mieux sortie que la plupart d’entre eux », a plaidé samedi le chef de la diplomatie Mevlüt Cavusoglu.

Selon le bilan officiel, la Turquie a enregistré près de 190 000 cas et 5 000 décès.

Le nombre des cas recensés a augmenté ces derniers jours après la levée des restrictions. 

Malgré les difficultés, Mehmet Nuri Ersoy, le ministre du Tourisme, reste optimiste. 

En 2016, année marquée en Turquie par une tentative de putsch et plusieurs attentats, « il y a eu une grave crise suivie d’un très fort rebond », rappelle-t-il. « Les réservations pour 2021 pleuvent déjà : les touristes n’ont pas oublié la Turquie, au contraire ».

Par Gokan Gunes, à Antalya.

5 years ago
Seules les personnes « se trouvant à l’intérieur du royaume » saoudien pourront effectuer le hadj (AFP)
Seules les personnes « se trouvant à l’intérieur du royaume » saoudien pourront effectuer le hadj (AFP)

L’Arabie saoudite a annoncé ce lundi 22 juin la tenue fin juillet du grand pèlerinage musulman de La Mecque, un des cinq piliers de l’islam, avec un « nombre très limité » de fidèles en raison de la pandémie du nouveau coronavirus, selon l’agence de presse officielle SPA.

Seules les personnes de toutes nationalités « se trouvant à l’intérieur du royaume » saoudien pourront effectuer le hadj, conformément aux mesures de précaution afin de contenir la propagation du virus, a précisé l’agence.

Épidémies, politique et conflits : les annulations du hadj au cours des siècles
Read More »

Jusque-là, Riyad maintenait l’incertitude autour de la tenue de ce pèlerinage, l’un des plus importants rassemblements religieux au monde, qui a attiré 2,5 millions de musulmans en 2019 selon les chiffres du ministère chargé de l’organiser.

Le hadj, prévu cette année fin juillet, est l’un des cinq piliers de l’islam. En raison de sa forte affluence, il peut aussi devenir un énorme vecteur de contagion du nouveau coronavirus, avec des fidèles venus du monde entier.

Or la pandémie « continue de s’accélérer » à travers la planète, s’est inquiété lundi le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus.

C’est notamment le cas en Arabie saoudite, pays arabe du Golfe le plus touché avec une recrudescence du nombre de contaminations. Les autorités ont officiellement recensé plus de 161 000 personnes infectées, dont 1 307 sont décédées.

Pour contenir la propagation de la maladie, l’Arabie saoudite a dès mars suspendu le petit pèlerinage, la « Omra », qui s’effectue toute l’année à La Mecque et Médine, les deux lieux les plus saints de l’islam, situés dans l’ouest du pays.

Avec un hadj « très limité », les autorités saoudiennes assurent vouloir « répondre aux exigences de prévention et de distanciation sociale nécessaires pour assurer la sécurité et la protection » des fidèles, tout en « réalisant les objectifs de la loi islamique ».

Perte de revenus

S’attendant à une annulation ou du moins à de fortes restrictions, la plupart des pays musulmans avaient déjà suspendu ces dernières semaines les formalités de voyage pour le hadj, décevant des millions de fidèles qui consacrent parfois toutes leurs économies à ce pèlerinage.

Fin mars, le ministre saoudien du Pèlerinage, Mohammad Benten, avait également demandé aux musulmans de reporter temporairement leurs préparatifs du hadj.

Dans ce qui apparaît comme un effort pour apporter une caution religieuse à cette décision, la Ligue islamique mondiale, basée en Arabie saoudite, a indiqué reconnaître la légitimité de ce hadj limité, dans l’intérêt des pèlerins eux-mêmes, selon les médias officiels saoudiens. La Ligue islamique mondiale (LIM), est souvent considérée comme un bras diplomatique du royaume saoudien, ainsi que comme un instrument de diffusion du wahhabisme, version saoudienne et très puritaine de l’islam.

Le complexe de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque, en Arabie Saoudite, le 23 juin 2020 (AFP)
Le complexe de la Grande Mosquée de la ville sainte de La Mecque, en Arabie Saoudite, le 23 juin 2020 (AFP)

La prestigieuse institution sunnite Al-Azhar, basée au Caire, a également salué cette décision, la jugeant « sage et basée sur la jurisprudence islamique ». 

Youssef Al-Othaimeen, secrétaire-général de l’Organnisation de la coopération islamqiue a dit de son côté « apprécier le soin extrême donné à la santé et à la sécurité des pèlerins ».

Ce pèlerinage limité risque d’affecter l’économie de l’Arabie saoudite qui, premier exportateur de brut au monde, est déjà touchée de plein fouet par la chute des prix du pétrole, entraînant la baisse de ses recettes publiques.

En mai, Riyad a dû tripler le montant de la TVA et annoncer l’arrêt d’allocations sociales, afin de maîtriser un déficit budgétaire qui pourrait atteindre le niveau record de 112 milliards de dollars (environ 103,5 milliards d’euros) cette année.

Lors du hadj et de la Omra, les pèlerins injectent chaque année 10,6 milliards d’euros dans l’économie saoudienne, selon le gouvernement, une somme dont le royaume va devoir se passer et qui aurait été la bienvenue en ces temps d’austérité.

Le grand pèlerinage fait partie des autres sources de revenus vers lesquelles le royaume souhaite réorienter son économie dans le cadre du plan de réforme du prince héritier Mohammed ben Salmane, qui veut débarrasser son pays de sa dépendance au pétrole.

Avec ses immenses foules qui s’entassent dans des lieux saints situés dans des espaces relativement petits, le hadj représente chaque année un défi logistique colossal.

Au fil des années, le hadj a été endeuillé par des bousculades mortelles qui ont suscité des critiques sur la gestion du pèlerinage par le royaume. La pire a eu lieu en 2015, coûtant la vie à quelque 2 300 fidèles.

5 years ago
Des jeunes palestiniens sont assis devant une mosquée, à Gaza, le 24 mai 2020 (AFP)
Des jeunes palestiniens sont assis devant une mosquée, à Gaza, le 24 mai 2020 (AFP)

Le nombre de personnes infectées par le nouveau coronavirus a plus que doublé en une semaine en Cisjordanie, d’après le décompte officiel publié lundi par l’Autorité palestinienne, qui s’est récemment alarmée d’une deuxième vague de contaminations, « plus dangereuse que la première ».

Il y a une semaine, au lundi 15 juin, le nombre de cas s’élevait à 430 en Cisjordanie, selon le ministère palestinien de la Santé.

Pour les Palestiniens, la solidarité pendant la pandémie de coronavirus rappelle l’esprit de l’Intifada
Read More »

Le territoire palestinien– occupé par Israël depuis 1967– compte désormais officiellement 903 cas, soit plus du double.

Sur la seule journée de lundi, 142 malades ont été recensés, « le bilan le plus élevé pour une seule journée » depuis le début de la pandémie, a indiqué le ministère.

Jeudi, la ministre de la Santé Mai al-Kaila avait fait état d’une deuxième vague de contaminations, « plus dangereuse que la première car de nombreux cas ont été découverts sans qu’on connaisse la source de la contamination, et des membres du personnel médical ont aussi été infectés. »

Les villes de Naplouse et de Hébron, dans le nord et le sud de la Cisjordanie occupée, ont été temporairement bouclées samedi après avoir connu une importante hausse du nombre de contaminations.

La majorité des malades ont été infectés par des Palestiniens travaillant en Israël ou par des Arabes israéliens ayant visité la Cisjordanie, selon Mai al-Kaila.

Les autorités palestiniennes ont exhorté les Arabes israéliens– les descendants des Palestiniens restés sur leurs terres après la création d’Israël en 1948– à s’abstenir de se rendre en Cisjordanie et les Palestiniens travaillant en Israël à ne pas se déplacer pendant 14 jours.

Les autorités avaient levé fin mai le confinement imposé en Cisjordanie, mis en place après l’apparition des premiers cas le 5 mars.

Dans la bande de Gaza, autre territoire palestinien, 72 malades dont un est décédé ont été officiellement recensés.

Côté israélien, le gouvernement a également dit « se préparer à une deuxième vague ». Plus de 20 800 personnes contaminées au virus ont été officiellement recensées en Israël, dont 307 sont décédées.

5 years ago
Une réfugiée syrienne pousse un enfant en fauteuil roulant, au camp de réfugiés d'Azraq, dans le nord de la Jordanie, le 2 août 2018 (AFP)
Une réfugiée syrienne pousse un enfant en fauteuil roulant, au camp de réfugiés d'Azraq, dans le nord de la Jordanie, le 2 août 2018 (AFP)

Le gouvernement jordanien a annoncé lundi vouloir lever 6,6 milliards de dollars (5,9 milliards d’euros) auprès de donateurs internationaux pour répondre aux besoins durant trois ans de centaines de milliers de Syriens ayant fui la guerre dans leur pays. 

La Jordanie, l’île de la stabilité dont les contours s’effritent
Read More »

« Aujourd’hui [lundi], nous lançons un plan d’intervention de 6,6 milliards de dollars pour la crise syrienne entre 2020-2022 », a annoncé le ministre du Plan et de la Coopération internationale, Wissam al-Rabadi, lors d’une conférence de presse.

Le royaume « accueille plus de 1,3 million de Syriens, ce qui a eu de graves répercussions sur l’économie, les infrastructures et le budget de l’État jordanien », a expliqué le ministre.

De plus, « les circonstances exceptionnelles que traverse le monde, notamment avec la pandémie de COVID-19 ont constitué un fardeau supplémentaire pour la Jordanie », a-t-il déclaré, exhortant la communauté internationale à « continuer à soutenir » le royaume.

La Jordanie accueille quelque 650 000 réfugiés syriens qui ont fui la guerre ravageant leur pays depuis mars 2011 et qui sont enregistrés auprès du Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). 

Quelque 700 000 Syriens étaient présents en Jordanie avant le début du conflit en Syrie, selon les autorités jordaniennes. 

Le royaume qui partage une longue frontière avec la Syrie se plaint régulièrement de la diminution de l’aide internationale et affirme que l’hébergement des réfugiés syriens lui a coûté plus de 10 milliards de dollars (8,9 milliards d’euros) depuis le début la guerre. 

En janvier 2018, le gouvernement jordanien et les organismes des Nations unies avaient approuvé un plan d’aide de 7,3 milliards de dollars pour permettre au royaume de répondre à la crise syrienne entre 2018 et 2020.

Déclenchée avec la répression par le pouvoir de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie a fait plus de 380 000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

Elle s’est complexifiée au fil des ans avec l’implication d’acteurs nationaux et internationaux, outre celle des groupes armés.

5 years ago
Une photo montre des membres d'une famille saoudienne regardant la chaîne sportive beIN du Qatar, à Riyad, le 20 janvier 2020 (AFP)
Une famille regarde la chaîne sportive beIN, à Riyad, le 20 janvier 2020 (AFP)

Le réseau médiatique sportif qatari beIN a lancé « un plan de licenciement limité » pour ses activités au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, a annoncé lundi à l’AFP un porte-parole, évoquant l’impact de la crise du nouveau coronavirus et du « piratage ».

Comment l’Arabie saoudite a souhaité piéger beIN Sports
Read More »

La suspension des grandes compétitions mondiales en raison du confinement imposé à travers le monde pour contenir la pandémie du COVID-19 a sérieusement assombri les perspectives des médias sportifs et des détenteurs de droits.

« Nous avons lancé un programme de licenciement limité pour nos activités au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, qui sera aussi limité que possible, tout en assurant notre avenir à long terme », a déclaré à l’AFP un porte-parole de beIN, sans donner de détails, « les consultations étant en cours ».

Ce programme s’explique par le contexte de la crise du COVID-19, venu s’ajouter, pour beIN, au « piratage rampant dans la région » du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, a-t-il ajouté.

Selon des sources proches du dossier, le diffuseur devrait supprimer une centaine d’emplois et réduire certains salaires. 

Début juin, la direction de beIN Sports France avait confirmé à l’AFP un projet de réorganisation, qui pourrait entraîner selon le journal L’Equipe la suppression d’une vingtaine de postes.

Le quotidien sportif, qui prévoit 3 ans de pertes, a lui-même annoncé la semaine dernière un projet visant notamment la baisse de 10 % des salaires de ses employés.

5 years ago
Un médecin yéménite dans un centre de quarantaine, à Taez, le 21 juin 2020 (AFP)
Un médecin yéménite dans un centre de quarantaine, à Taez, le 21 juin 2020 (AFP)

En plus de la guerre et de la pandémie de COVID-19, le Yémen risque de faire les frais de la crise économique qui frappe son principal bailleur de fonds, l’Arabie Saoudite.

Le Yémen est plongé de longue date dans la pire crise humanitaire au monde, selon l’ONU. Et les difficultés rencontrées en raison de la guerre ont été aggravées par l’intervention en 2015 d’une coalition militaire dirigée par Riyad contre les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran.

« Deux catastrophes à la fois » : le Yémen face à la réduction des aides et au coronavirus
Read More »

Riyad, accusé comme les Houthis de « crimes de guerre » par des experts onusiens, est le premier pourvoyeur d’aide et de fonds au Yémen, pays auquel le royaume a consacré des dizaines de milliards de dollars.

Mais avec l’effondrement des prix du pétrole et le ralentissement économique provoqué par la pandémie, l’Arabie saoudite doit se serrer la ceinture.

Son intervention militaire coûteuse au Yémen a par ailleurs produit peu de gains.

Les Houthis sont résilients dans le Nord et « une guerre dans la guerre » oppose les loyalistes aux séparatistes sudistes au sein même de la coalition antirebelles dans le Sud.

« Les Saoudiens ne sont plus enclins à dépenser sans compter au Yémen », affirme à l’AFP un responsable occidental qui suit de près ce dossier. 

Sur les deux milliards de dollars déposés par l’Arabie saoudite auprès de la Banque centrale yéménite en 2018, il restait moins de 200 millions en mai, selon l’Acaps, un projet caritatif regroupant plusieurs ONG.

« Le Yémen semble de plus en plus vulnérable », met en garde l’Acaps dans un rapport, avertissant que le tarissement du soutien saoudien entraînerait une chute du riyal yéménite et du pouvoir d’achat de la population.

Les réserves s’épuisent

Une conférence virtuelle de donateurs organisée par les Saoudiens avec l’ONU au début du mois n’a permis de récolter qu’un peu plus de la moitié de son objectif de 2,4 milliards de dollars. 

Déjà considéré comme le pays le plus pauvre de la péninsule arabique avant le conflit qui a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé des millions de personnes, le Yémen est au bord de la catastrophe.

Environ 24 millions de Yéménites, plus de 80% de la population, sont au bord de la famine et 14,3 millions ont un besoin urgent d’aide, selon la Banque mondiale (AFP)
Environ 24 millions de Yéménites, plus de 80% de la population, sont au bord de la famine et 14,3 millions ont un besoin urgent d’aide, selon la Banque mondiale (AFP)

La pauvreté, qui touchait la moitié des 29 millions d’habitants avant le conflit, concerne maintenant 71 à 78 % de la population. Les femmes sont les plus touchées, selon la même source.

La crise est aggravée par les divisions dans le Sud qui affectent le fonctionnement de la Banque centrale dont les réserves s’épuisent.

Les séparatistes, qui ont proclamé l’autonomie du Sud en avril, ont récemment saisi un convoi destiné à la Banque centrale d’Aden sous contrôle loyaliste, transportant l’équivalent d’environ 80 millions de dollars en riyals yéménites.

L’un de leurs porte-parole a justifié la saisie en déclarant à l’AFP qu’elle était destinée à empêcher un effondrement de la monnaie locale.

Cette querelle « a créé des circonstances qui décourageront l’Arabie saoudite [soutien du gouvernement de Abd Rabbo Mansour Hadi] de reconstituer les réserves » du Yémen, a indiqué le Sanaa Center pour les études stratégiques.

Et alors que le royaume est contraint à des « réductions budgétaires massives », aucun autre donateur international ne semble vouloir prendre sa place, remarque le centre. 

« Énormes conséquences »

Des ONG comme Oxfam mettent aussi en garde contre une « baisse sans précédent » des transferts d’argent vers le Yémen, qui ont chuté de 80 % entre janvier et avril dans six provinces. 

Selon l’ONG, des millions de personnes dépendent des transferts venant du Golfe. Quelque 1,6 million de Yéménites travaillent en Arabie saoudite, où de nombreux immigrés perdent emplois ou salaires en raison du virus.

Toute réduction des transferts aura d’« énormes conséquences », insiste Abdulwasea Mohammed, conseiller politique d’Oxfam au Yémen.

Malgré tout, il semble peu probable que le royaume saoudien réduise son intervention militaire car il considère les Houthis comme une menace existentielle. 

Quelques jours seulement après que Riyad a dévoilé des mesures d’austérité en mai, le Pentagone a déclaré que Boeing avait obtenu des contrats de 2,6 milliards de dollars pour fournir au royaume plus de 1 000 missiles sol-air et antinavires. 

Par Anuj Chopra, à Riyad.

5 years ago
L'aéroport international de Dubaï, le 22 mai 2020 (AFP)
L'aéroport international de Dubaï, le 22 mai 2020 (AFP)

Les touristes seront autorisés à venir à Dubaï à partir du 7 juillet, a annoncé dimanche le centre des médias de la cité-État après plus de trois mois de fermeture pour endiguer la propagation de l’épidémie de COVID-19.

Citant le Comité suprême pour la gestion des crises et des désastres, le centre a fourni une liste de protocoles auxquels les voyageurs devront se soumettre pour entrer dans l’émirat du Golfe. 

Les touristes devront « présenter un test négatif de moins de 96 heures au nouveau coronavirus ou se soumettre à un test à l’aéroport de Dubaï », a indiqué le centre, ajoutant que les personnes testées positives devront observer une quarantaine de 14 jours.

Les visiteurs devront également être couverts par une assurance maladie à l’international, télécharger une application mobile afin de communiquer les informations les concernant et remplir une « déclaration de santé ». 

Les citoyens et personnes résidant à Dubaï seront autorisés à voyager à partir de mardi.

Les Émirats arabes unis, dont Dubaï est l’un des sept membres, ont officiellement enregistré plus de 45 000 cas de COVID-19, dont 302 décès.

5 years ago
Les prières sont à nouveau autorisées à La Mecque quelques semaines seulement avant le début prévu du hadj (AFP)
Les prières sont à nouveau autorisées à La Mecque quelques semaines seulement avant le début prévu du hadj (AFP)

L’Arabie saoudite a levé dimanche le couvre-feu et les restrictions imposées aux commerces, malgré un pic de nouveaux cas de contamination au nouveau coronavirus.

Les prières sont à nouveau autorisées à La Mecque, la ville sainte de l’islam, ont annoncé les médias d’État, quelques semaines seulement avant le début prévu du hadj, grand pèlerinage musulman, et malgré le recensement de milliers de nouveaux cas par jour dans le royaume.

Les prières étaient autorisées dans les mosquées des autres villes depuis fin mai. Le royaume a en revanche réaffirmé que la oumra, le petit pèlerinage, à La Mecque et Médine, l’autre ville sainte de l’islam, restait suspendue. 

Épidémies, politique et conflits : les annulations du hadj au cours des siècles
Read More »

La question de la tenue du hadj n’a pas encore été tranchée mais les autorités avaient appelé dès mars les musulmans du monde entier à suspendre leurs préparatifs.

Ce pèlerinage, qui a attiré 2,5 millions de fidèles en 2019, est une source de revenus importante pour le royaume mais serait un lieu de contamination privilégié en raison de la présence d’une foule immense dans les sites religieux.

Les vols internationaux restent toutefois suspendus jusqu’à nouvel ordre et les rassemblements de plus de 50 personnes interdits, a indiqué le ministère de l’Intérieur.

Outre la levée totale du couvre-feu et la réouverture des commerces décidées par les autorités, la Commission générale dédiée aux médias audiovisuels a de son côté annoncé la réouverture des cinémas, à condition que les règles de distanciation sociale soient respectées.

Système de santé sous pression

« Nous sommes heureux et précautionneux à la fois. Je viens chez le coiffeur pour la première fois en cinq mois », se réjouit Bashayer dans un salon de coiffure à Ryad.

« Mais nous avons peur. Je me désinfecte les mains dès que je touche quelque chose », ajoute-t-elle, assise devant une coiffeuse portant un masque et une visière.

Arabie saoudite : « la majorité » de la population de La Mecque pourrait être infectée
Read More »

Le royaume, qui compte le nombre de cas de COVID-19 le plus élevé dans le Golfe, observe un pic de contaminations depuis qu’il a commencé à assouplir fin mai les strictes mesures de confinement.

L’Arabie saoudite a enregistré 157 612 cas, dont 1 267 décès, selon le dernier bilan du ministère de la Santé. Près de 3 400 cas ont été recensés ces dernières 24 heures.

Les services de soins intensifs de Riyad et Djeddah (ouest) sont saturés de malades, ce qui met le système de santé sous pression, selon des sources médicales.

La décision de lever les restrictions intervient au moment où le royaume fait face à sa pire crise économique depuis des décennies en raison de la baisse des prix du pétrole conjuguée à l’impact du virus.

5 years ago
Un père porte son fils sur son épaule alors qu’ils marchent dans le centre de Rabat, la capitale du Maroc, le 16 juin 2020 (AFP)
Un père porte son fils sur son épaule alors qu’ils marchent dans le centre de Rabat, la capitale du Maroc, le 16 juin 2020 (AFP)

Le Maroc a annoncé dimanche une nouvelle phase de déconfinement à partir de jeudi avec la réouverture des cafés, restaurants et salles de sport ainsi que la reprise du tourisme intérieur et des déplacements interurbains. 

Les établissements hôteliers, galeries commerciales et hammams pourront rouvrir dès jeudi, à condition de ne pas dépasser 50 % de leur capacité d’accueil, ont indiqué les ministères de l’Intérieur, de la Santé et de l’Industrie dans un communiqué conjoint.

Le transport routier, ferroviaire et aérien – uniquement pour les vols domestiques – reprendra à la même date. 

Au Maroc, l’état d’urgence sanitaire révèle une fois de plus l’hégémonie du pouvoir central
Read More »

Alors que l’été est désormais installé, les plages seront de nouveau accessibles au public, avec toutefois l’« obligation de respecter la distanciation physique ».

Tous les commerces pourront désormais rester ouverts après 20 heures, selon la même source. 

Les mesures de restriction, en vigueur depuis la mi-mars pour lutter contre la pandémie de nouveau coronavirus, avaient déjà été assouplies en deux étapes. 

Cette nouvelle phase du « plan d’allègement du confinement », tient compte de « l’évolution de la situation épidémiologique » et des « exigences d’un retour progressif à la vie normale », ont affirmé les autorités.

Le Maroc, pays de 35 millions d’habitants, apparaît relativement épargné par la pandémie avec 9 957 contaminations au total, dont 8 249 guérisons et 213 décès officiellement recensés.

Cet assouplissement ne concerne cependant pas une demi-douzaine de villes, qui restent soumises à des restrictions. Quelques communes rurales situées à l’ouest du pays sont par ailleurs placées en quarantaine depuis l’apparition vendredi de foyers épidémiologiques dans des exploitations de fraises.  

Avec le maintien de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 10 juillet, le port du masque reste obligatoire sur l’ensemble du territoire, les rassemblements interdits, et les musées, salles de cinéma, théâtres et piscines publiques fermés. 

Les mesures de distanciation et les règles d’hygiène resteront en vigueur, et « en cas d’apparition de nouveaux foyers » de contamination, « toutes les mesures seront prises pour les circonscrire », soulignent les autorités.  

Aucune annonce n’a été faite sur la date de réouverture des frontières, verrouillées depuis mi-mars, tandis que le tourisme, secteur clé de l’économie marocaine, est plongé dans une crise sans précédent. Les opérateurs comptent sur le tourisme intérieur pour atténuer leurs pertes.

5 years ago

Ahmed Radhi, légende du football irakien, est décédé dimanche à 56 ans de complications liées au nouveau coronavirus, a indiqué le ministre irakien de la Santé.

L’annonce de son décès est intervenue quelques heures à peine avant son évacuation par avion vers la Jordanie.

Traduction : « Nous nous réveillons avec cette nouvelle bouleversante, le football asiatique a perdu l’un de ses plus grands joueur, Ahmed Radhi, à l’âge de 56 ans, après une courte lutte contre le COVID-19. Il est le seul buteur irakien en Coupe du monde et une véritable légende du football. Repose en paix, Ahmed. »

Ahmed Radhi avait été hospitalisé à Bagdad il y a une semaine après avoir été testé positif à la maladie COVID-19. Il avait quitté l’hôpital jeudi, sa santé s’étant améliorée.

Mais ce répit avait été de courte durée et il avait été réadmis au sein des services hospitaliers le même jour.

Dans une vidéo a priori filmée samedi et circulant sur les réseaux sociaux, Ahmed Radhi peine à respirer sur son lit d’hôpital, entouré de médecins.

« Parfois, ce n’est pas facile de respirer, mais c’est normal », dit-il aux docteurs, la voix cassée.

Légende du football irakien, Ahmed Radhi a été l’un des meilleurs buteurs de l’équipe nationale, avec qui il a inscrit le seul but de son pays en phase finale de Coupe du monde, en 1986, contre la Belgique (1-2).

Traduction : « Funérailles de la star du football irakien, Ahmed Radhi, décédé du coronavirus. Repose en paix. »

Il a aussi mené l’Irak jusqu’à la victoire lors des Coupes du Golfe en 1984 et surtout 1988, où il avait été nommé footballeur asiatique de l’année.

En 2006, il a fui l’Irak pour la Jordanie, alors que son pays plongeait dans des violences communautaires à la suite de l’invasion des États-Unis en 2003.

Le chagrin de nombreux fans

Il était revenu l’année suivante pour une carrière en politique, devenant membre du Parlement, puis échouant aux élections de 2014 et 2018, où il s’était présenté avec la liste Alliance nationale, une coalition de figures sunnites et chiites.

L’annonce de sa mort a suscité le chagrin de nombreux fans de football, mais aussi dans les milieux sportifs irakien et jordanien.

La ville irakienne qui combat l’État islamique par le football
Read More »

« C’est avec beaucoup de tristesse que nous pleurons notre compagnon d’une vie, la légende de nos fans, l’athlète inégalé et fils de l’Irak, Ahmed Radhi », a déclaré le ministre irakien du Sport, Adnan Dirjal, lui-même ancien grand nom du football irakien.

Pour Ali al-Hussein, à la tête de l’Association de football jordanien, le monde a perdu « une star du sport que nous chérissions et dont nous étions fiers ».

L’Irak a enregistré officiellement près de 30 000 cas de nouveau coronavirus et a franchi la barre des 1000 décès ces derniers jours, avec des infrastructures sanitaires ébranlées par des années de conflit et dépassée par l’ampleur de la pandémie.

5 years ago
DP World a multiplié ces dernières années les acquisitions avec l’intention de devenir le premier prestataire mondial de logistique (AFP)
DP World a multiplié ces dernières années les acquisitions avec l’intention de devenir le premier prestataire mondial de logistique (AFP)

Le PDG de DP World, opérateur portuaire de Dubaï, très actif à travers le monde, prédit « le pire » pour le commerce international, estimant que les dommages de la pandémie de COVID-19 pourraient égaler ceux de la Seconde guerre mondiale.

Dans un entretien à l’AFP, Sultan Ahmed ben Soulayem assure toutefois que son groupe, présent dans 54 pays, reste avide d’acquisitions à l’international.

Déjà l’une des entités les plus rentables du gouvernement de Dubaï, DP World s’est lancé ces dernières années dans une frénésie d’achats, dépensant des milliards de dollars pour acheter des parts dans des entreprises comme P&O Ferries en Grande-Bretagne ou des terminaux au Chili.

Mais la crise entraînée par la pandémie a étouffé le commerce mondial, dont environ 80 % s’effectue par voie maritime, paralysant les principales chaînes d’approvisionnement et réduisant importations et exportations.

Pour Sultan Ahmed ben Soulayem, le commerce mondial a payé un plus « lourd tribut » que lors de la crise financière de 2007-2008 et la situation est comparable à la période post-Seconde guerre mondiale.

La différence « aujourd’hui, [c’est que] les usines sont intactes, mais personne ne peut travailler. Les rues sont sûres et personne ne sort. Les magasins sont pleins de marchandises, mais personne n’achète ».

La crise entraînée par la pandémie a étouffé le commerce mondial, dont environ 80 % s’effectue par voie maritime

Les prédictions de reprise fulgurante sont trop optimistes, selon lui, et l’hypothèse d’une chute, au plus fort de la crise, suivie d’une stagnation est plus probable, à moins que des mesures de relance importantes ne soient adoptées.

L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a déclaré en avril que le commerce international pourrait chuter de 13 à 32 % en 2020 en raison de la pandémie.

Sultan Ahmed ben Soulayem affirme que l’activité des 82 ports, terminaux et centres logistiques de DP World dans le monde n’a reculé que d’environ 4 % au cours du premier trimestre de 2020. 

Ni licenciements ni réduction de salaires

Un chiffre « trompeur », dit-il toutefois, soulignant que l’activité de ces dernières semaines était liée à des commandes passées avant la crise.

« Qu’est-ce qui va se passer dans les quatre prochains mois ? C’est la question clé. Nous devons surveiller la situation mais nous nous préparons au pire », prévient-il.

Malgré ces sombres perspectives, le PDG de DP World assure que son groupe n’a pas demandé d’aide au gouvernement de Dubaï et qu’il recourra si nécessaire aux marchés pour financer son expansion.

DP World a multiplié ces dernières années les acquisitions avec l’intention de devenir le premier prestataire mondial de logistique de bout en bout.

Sultan Ahmed ben Soulayem assure que son groupe compte investir « même pendant cette crise », mais prévient d’une condition : « Si nous pensons qu’un investissement augmentera nos revenus et générera des profits ».

Un premier vol publiquement annoncé entre les Émirats et Israël
Read More »

« Nous sommes une entreprise qui est devenue une source de revenus pour le gouvernement » et qui doit donc « gagner de l’argent immédiatement », explique-t-il.

DP World, qui a annoncé en février sa sortie de la Bourse de Dubaï et son retour à la pleine propriété de l’émirat, ne prévoit ni licenciements ni réduction de salaires selon son PDG, contrairement à d’autres grandes société de Dubaï, comme la compagnie aérienne Emirates.

L’opérateur portuaire, qui exploite un réseau mondial de 123 unités opérationnelles gérées par un effectif de 56 500 personnes, a enregistré l’année dernière une hausse de 4,6 % de son bénéfice net, à 1,33 milliard de dollars.

En 2019, DP World a pris en charge 71,2 millions d’EVP (conteneurs de vingt pieds), ce qui le place parmi les cinq premiers opérateurs mondiaux. Son port d’attache, Jebel Ali, situé dans le sud de Dubaï, a traité 14,1 millions d’EVP, soit une baisse de 5,6 %, mais se classe toujours parmi les dix premiers au niveau mondial.

La zone franche de Jebel Ali, une filiale de DP World, a contribué à hauteur de 23 % au produit intérieur brut (PIB) de Dubaï l’année dernière.

Selon Sultan Ahmed ben Soulayem, aucune des 8 000 entreprises qui y sont basées n’est partie à cause de la crise.

Par Omar Hassan et Sarah Stewart, à Dubaï.

5 years ago
Début juin, les autorités palestiniennes ont renouvelé l’état d’urgence sanitaire pour 30 jours peu après avoir levé le confinement de deux mois (AFP)
Début juin, les autorités palestiniennes ont renouvelé l’état d’urgence sanitaire pour 30 jours peu après avoir levé le confinement de deux mois (AFP)

L’Autorité palestinienne a annoncé samedi le bouclage temporaire d’Hébron et de Naplouse pour faire face à la propagation du nouveau coronavirus, après le recensement de nouveaux cas dans ces deux villes de Cisjordanie occupée.

Le gouvernement palestinien « a décidé de boucler le gouvernorat d’Hébron afin qu’il soit interdit d’en sortir ou d’y entrer, à l’exception de la circulation de marchandises », a déclaré le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh, évoquant également Naplouse lors d’une conférence de presse à Ramallah.

Le bouclage d’Hébron durera cinq jours et celui de Naplouse 48 heures, a-t-il ajouté.

Cette annonce intervient alors que les deux villes palestiniennes ont enregistré une hausse significative des contaminations au nouveau coronavirus.

Une quarantaine et un bouclage stricts

Samedi, 48 cas ont été enregistrés à Hébron, portant le nombre des malades à 258, et Naplouse compte désormais 23 cas. Au total, 784 dont 3 décès ont été officiellement recensés en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël.

Début juin, les autorités palestiniennes ont renouvelé l’état d’urgence sanitaire pour 30 jours peu après avoir levé le confinement de deux mois imposé en Cisjordanie occupée, mis en place après l’apparition des premiers cas le 5 mars.

« Une quarantaine et un bouclage stricts seront imposés à chaque village, camp, quartier ou ville où le virus, qui présente un risque pour l’ensemble de la population, se propage », a-t-il ajouté.

Selon la ministre palestinienne de la Santé Mai al-Kaila, la majorité des personnes malades ont été infectées par des Palestiniens travaillant en Israël ou par des proches ayant visité la Cisjordanie occupée.

En Cisjordanie, les colons profitent du confinement lié au coronavirus pour annexer des terres palestiniennes
Read More »

Mohammed Shtayyeh a exhorté les Palestiniens vivant en Israël à s’abstenir de se rendre en Cisjordanie et les Palestiniens travaillant en Israël à ne pas se déplacer pendant quatorze jours. 

Des dizaines de milliers de Palestiniens de Cisjordanie travaillent en Israël, également touché par la crise. En raison de la pandémie, le nombre de ces travailleurs a chuté.

Et le nombre de familles pauvres pourrait doubler cette année en Cisjordanie occupée en raison de la pandémie, qui menace les finances publiques et de nombreux emplois dans les Territoires palestiniens, a alerté lundi la Banque mondiale.

5 years ago
Kassim Tajideen avait été expulsé du Maroc vers les États-Unis en 2017, puis condamné à cinq ans de prison et 50 millions de dollars d’amende pour avoir contourné des sanctions américaines (Twitter)
Kassim Tajideen avait été expulsé du Maroc vers les États-Unis en 2017, puis condamné à cinq ans de prison et 50 millions de dollars d’amende pour avoir contourné des sanctions américaines (Twitter)

Les États-Unis vont libérer un homme d’affaires libanais considéré comme un important contributeur financier du Hezbollah, deux ans avant la fin de sa peine de prison de cinq ans, en raison de ses problèmes de santé et des risques d’attraper le COVID-19, selon des documents judiciaires.

Le 28 mai, un juge fédéral de Washington a accepté la demande de libération d’urgence de Kassim Tajideen, 64 ans, qui arguait que son âge et « ses sérieux problèmes de santé » le rendaient vulnérable au coronavirus.

Kassim Tajideen pourrait donc retourner au Liban dans les semaines à venir.

Selon des documents judiciaires, il a quitté la prison fédérale de Cumberland, dans le Maryland, après une quarantaine de deux semaines et a été placé dans un centre de détention en attendant qu’il puisse partir à bord d’un vol charter, prévu en juillet.

Sa libération a suscité des spéculations, certains faisant l’hypothèse qu’elle était intervenue en réponse à la libération par le Liban en mars de l’Américano-Libanais Amer al-Fakhoury, un ex-milicien accusé de torture et de collaboration avec Israël.

Au Liban, le retour d’un ancien collabo d’Israël ouvre les plaies du passé
Read More »

L’avocat de Kassim Tajideen, William Taylor, a rejeté ces allégations.

« C’est une libération pour raisons humanitaires, vous pouvez le voir dans les papiers », a-t-il affirmé. « Ça n’a rien à voir avec Fakhoury. »

Engagé dans le commerce de matières premières au Moyen-Orient et en Afrique, Kassim Tajideen avait été désigné comme un « important contributeur financier » d’une organisation « terroriste » en mai 2009 en raison de son soutien au mouvement chiite libanais Hezbollah, considéré par les États-Unis comme une organisation terroriste.

Il avait été expulsé du Maroc vers les États-Unis en 2017, puis condamné à cinq ans de prison et 50 millions de dollars d’amende pour avoir contourné des sanctions américaines.

Par Paul Handley, à Washington.