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Coronavirus : suivez l’actualité dans la région MENA

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Coronavirus : suivez l’actualité dans la région MENA
L’épidémie du nouveau coronavirus bouleverse une région déjà sous tension. Suivez sur ce fil les derniers développements au Maghreb et au Moyen-Orient

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5 years ago
Une Iranienne attend dans une station de métro, à Téhéran, le 10 juin 2020 (AFP)
Une Iranienne attend dans une station de métro, à Téhéran, le 10 juin 2020 (AFP)

L’Iran a averti lundi qu’il pourrait réimposer des mesures strictes afin de contenir la propagation du nouveau coronavirus, annonçant plus de 100 décès pour la deuxième journée consécutive.

La porte-parole du ministère Sima Sadat Lari a annoncé 113 morts supplémentaires provoqués par la maladie COVID-19 en 24 heures, ce qui porte à 8 950 le bilan officiel des victimes de la pandémie en Iran depuis l’annonce des premiers cas en février.

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Sima Sadat Lari a indiqué également que 2 449 nouveaux cas avaient été confirmés au cours des dernières 24 heures, portant à 189 876 le total des cas de contamination.

Le gouvernement iranien a fermé des écoles, annulé les événements publics et interdit tout déplacement entre les provinces en mars avant de commencer à lever progressivement les restrictions contre le virus à partir d’avril.

Les chiffres officiels du ministère de la Santé montrent une tendance à la hausse des nouveaux cas confirmés depuis début mai lorsque l’Iran a atteint un plus bas de nouveaux cas de contamination.

Le porte-parole du gouvernement, Ali Rabii, a déploré lundi le non-respect de la distanciation sociale par les pèlerins dans les lieux de culte et par ceux qui empruntent les transports en commun.

« Dans le métro [à Téhéran], bien que 90 % des passagers utilisent des masques, la distanciation sociale n’est pas observée », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse télévisée.

« Dans certaines provinces, nous avons atteint le pic de la maladie, mais cela ne signifie pas un nouveau pic », a assuré Ali Rabii.

« La courbe du nombre de morts n’est pas encore très nette avec une légère baisse à Téhéran mais une augmentation dans des autres provinces », a ajouté Ali Rabii.

« Si nous constatons que la propagation du virus est hors de contrôle […] alors nous appliquerons certainement à nouveau des décisions strictes », a-t-il averti.

La République islamique a annoncé dimanche plus de 100 morts du nouveau coronavirus en 24 heures, ce qui n’était plus arrivé depuis le 13 avril.

Selon Sima Sada Lari, cinq des 31 provinces iraniennes sont actuellement classées comme « rouges », le plus haut niveau de risque selon le code couleur adopté par les autorités.

Les chiffres du gouvernement ont été remis en doute à plusieurs reprises par des experts étrangers mais aussi des responsables iraniens, pour qui ils sont largement sous-estimés.

5 years ago
Des Algériens achètent des pâtisseries, à Alger, le 7 juin 2020 (AFP)
Des Algériens achètent des pâtisseries, à Alger, le 7 juin 2020 (AFP)

Les autorités algériennes ont autorisé la reprise limitée dimanche des transports urbains dans le cadre d’une nouvelle phase de déconfinement « progressif », alors qu’un couvre-feu reste en vigueur dans la plus grande partie du pays pour limiter la propagation du nouveau coronavirus.

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Après la reprise timide de certaines activités commerciales il y a une semaine, la deuxième phase du déconfinement « progressif » n’englobe pas la totalité des secteurs économiques. 

Ainsi, très attendue, la réouverture complète des cafés et restaurants reste pour l’instant exclue notamment dans la capitale et à Oran, la deuxième métropole d’Algérie.

Le gouvernement a autorisé la reprise de la circulation des transports urbains (taxis, bus et tramways) à l’intérieur des wilayas (préfectures) mais les conditions très strictes imposées par les autorités risquent de compliquer la donne. 

Les taxis, par exemple, doivent mettre en place une séparation en plexiglas entre le chauffeur et le passager.

« Avec ces mesures drastiques, il est préférable pour nous de rester à la maison », a estimé à la télévision le président du syndicat national des chauffeurs de taxis, Hocine Aït Brahim.

« Il nous est impossible de réaliser des bénéfices avec ces dépenses imposées pour reprendre le travail, mais aussi et surtout l’obligation de ne transporter qu’un seul client sur le siège arrière », a-t-il argué.

En outre, les transports routiers entre les préfectures ne sont toujours pas autorisés. 

Le port du masque sanitaire est obligatoire depuis le 24 mai et les contrevenants sont condamnés à de lourdes amendes.

Un couvre-feu partiel reste en vigueur dans 29 des 48 wilayas, dont celle d’Alger, de 20 h 00 à 05 h 00 locales (19 h 00 - 04 h 00 GMT).

Selon le dernier bilan officiel, 10 810 cas de contamination ont été officiellement recensés en Algérie, dont 760 décès, depuis le 25 février.

5 years ago
Opération de désinfection de la ville archéologique jordanienne de Petra, le 17 mars 2020 (AFP)
Opération de désinfection de la ville archéologique de Pétra, en Jordanie, le 17 mars 2020 (AFP)

« C’est la première fois que je vois cet endroit si vide, d’habitude il est rempli de milliers de touristes » : gardien des lieux, Nayef Hilalat est seul face au majestueux Khazneh, le plus célèbre des temples de la cité antique de Pétra.

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Site touristique phare de la Jordanie et du Moyen-Orient, la cité taillée dans du granit rosé il y a quelque 2 000 ans par les Nabatéens est désertée par les visiteurs, conséquence de la pandémie de COVID-19.

« Tous les ans à la même époque, l’endroit fourmille », raconte à l’AFP Nayef Hilalat, qui travaille depuis dix ans sur ce lieu figurant parmi les Sept nouvelles Merveilles du monde.

« Aujourd’hui, on n’entend plus que le chant des oiseaux », dit cet homme de 42 ans, coiffé d’une casquette kaki frappée du drapeau jordanien.

Au bout du Siq, gorge tortueuse de plus d’un kilomètre d’ordinaire empruntée par les touristes à pied, à dos d’âne ou dans des calèches, il fait de lents aller-retours devant l’entrée de la Khazneh (Trésor).

Même atmosphère irréelle dans les cafés et boutiques de souvenirs alentours : tables recouvertes de poussière, gobelets en plastique jonchant le sol, chemises à vendre décolorées par le soleil… La vie semble avoir suspendu son cours.

« Du jamais-vu »

Les derniers touristes ont quitté les lieux le 16 mars, à la veille de la fermeture des aéroports en Jordanie, où le secteur représente 14 % du PIB et emploie quelque 100 000 personnes, avec cinq millions de visiteurs par an.

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Depuis, située entre mer Rouge et mer Morte, dans la « Vallée de Moïse » (Wadi Moussa), l’immense cité, qui s’étire sur 264 000 mètres carrés, est une ville fantôme.

Près de 200 guides ainsi que 1 500 propriétaires d’ânes et chevaux utilisés pour transporter des touristes sont désormais au chômage.

« Ce qui nous arrive est une catastrophe », dit Naïm Nawaflé, 55 ans, guide touristique à Pétra depuis une trentaine d’années. 

« Autrefois, la fréquentation variait au gré des soubresauts dans la région, mais aujourd’hui, il n’y a plus aucun touriste, c’est du jamais-vu. »

Père de six enfants, il touchait l’équivalent de 70 dollars par jour. Si la saison ne reprend pas bientôt, il aura épuisé ses maigres économies.

Il craint aussi que les visiteurs, « surtout les personnes âgées et les retraités, ne soient découragés par les mesures » prises contre le virus.

Au total, ce sont environ 80 % des habitants de la région, soit 38 000 personnes, essentiellement des bédouins, qui dépendent directement ou indirectement du secteur, souligne Sleimane al-Farajate, responsable du tourisme et du développement à Pétra.

Comme Naël Nawas, 41 ans et père de huit enfants, qui gagnait entre 40 et 55 dollars par jour en transportant des touristes sur son âne.

Depuis mi-mars, il travaille pour un marchand de bétail. Si le tourisme ne reprend pas, « on se retrouvera dans un immense pétrin », dit-il.

De 90 % à « plus rien »

Dépourvue d’hydrocarbures, théâtre de mouvements sociaux ces dernières années, la Jordanie était déjà dans une situation économique précaire avant l’irruption du COVID-19. Au premier trimestre, le royaume a enregistré un taux de chômage de 19,3 %.

À Pétra, l’ambiance est tout aussi morose dans les hôtels– la ville en compte 45, soit 3 000 chambres.

« La pandémie est arrivée au pic de la saison, qui débute en février », se désole Tarek Twissi, propriétaire de « La Maison », un établissement trois étoiles.

« Les réservations dépassaient 90 % et en une seule semaine, plus rien », regrette ce président de l’Association des hôtels de Pétra.

« Ce qui nous arrive est une catastrophe »

Naïm Nawaflé, guide touristique à Pétra

Le choc a été d’autant plus brutal que Pétra, classée en 1985 au patrimoine mondial de l’Unesco, avait battu l’an dernier un record, « avec 1,13 million de touristes dont un million venus de l’étranger », note Sleimane al-Farajate.

Il espère que les gens reviendront vite dans « des pays peu touchés par la pandémie […] comme la Jordanie », où environ 800 cas ont été officiellement recensés, dont neuf décès.

Après avoir été fragilisé par l’instabilité chez ses voisins irakien et syrien, le secteur avait engrangé 5,3 milliards de dollars en 2019, renchérit le directeur de l’office du Tourisme jordanien, Abed Al Razzaq Arabiyat.

À ce jour, ces recettes sont quasi « nulles ».

Si le gouvernement n’a pas encore fait d’annonces concrètes, Abed Al Razzaq Arabiyate promet des mesures pour « sauver » la saison, en misant notamment sur « le tourisme intérieur », dans un pays où la population ne dépasse toutefois pas 10 millions d’âmes.

Par Kamal Taha, à Pétra.

5 years ago
Des ouvrières préparent des masques dans une usine, à Casablanca, le 16 avril 2020 (AFP)
Des ouvrières préparent des masques sanitaires dans une usine, à Casablanca, le 16 avril 2020 (AFP)

Le Maroc a annoncé dimanche l'envoi d'une aide médicale comprenant près de huit millions de masques sanitaires à une quinzaine de pays africains pour les aider à lutter contre l'épidémie de nouveau coronavirus

Selon le ministère des Affaires étrangères, l'aide inclut notamment près de 8 millions de masques, 30 000 litres de gel hydroalcoolique ainsi que 75 000 boîtes de chloroquine, un médicament utilisé au Maroc et dans certains pays pour traiter les malades de la pandémie.

Le royaume a commencé à envoyer cette aide dimanche, a précisé le ministère dans un communiqué.

Il précise que tous ces produits et équipements sont fabriqués au Maroc et respectent les normes de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Parmi les 15 pays devant bénéficier de cette aide médicale figurent le Burkina Faso, le Cameroun, le Congo, la Mauritanie, le Niger, la République démocratique du Congo, le Sénégal ou le Tchad.

Le roi Mohammed VI avait annoncé en avril le lancement d’une « action de solidarité » en faveur des pays africains pour permettre « un partage d’expériences » dans la gestion de la pandémie.

Le royaume a multiplié les initiatives diplomatiques et les investissements ces dernières années en Afrique.

Ce pays de 35 millions d’habitants a été relativement épargné par le nouveau coronavirus, avec 8 793 cas de contamination et 212 décès officiellement recensés.

5 years ago
Les passagers d’un train dans la capitale iranienne Téhéran, le 10 juin 2020 (AFP)
Les passagers d’un train dans la capitale iranienne Téhéran, le 10 juin 2020 (AFP)

Téhéran a annoncé dimanche plus de 100 morts du nouveau coronavirus en 24 heures, ce qui n’était plus arrivé depuis deux mois, alors que les autorités minimisent la remontée continue du nombre de patients recensés en Iran.

Les autorités sanitaires ont enregistré 107 nouveaux décès dus au virus SARS-CoV-2 entre samedi midi et dimanche à la mi-journée, a annoncé Sima Sadat Lari, porte-parole du ministère de la Santé, ce qui porte le bilan de l’épidémie à 8 837 morts en Iran.

« Il s’agit d’un virus sauvage et imprévisible, qui peut nous surprendre à tout moment et requiert un réel effort collectif, que nous respections tous sérieusement les protocoles sanitaires et que nous observions les règles de distanciation sociale », a déclaré Mme Lari.

Une tendance à la hausse des cas

L’Iran, qui a annoncé ses premiers cas de contamination par le nouveau coronavirus mi-février, est le pays au Proche et Moyen-Orient le plus durement touché par la pandémie de COVID-19, mais n’a jamais décrété de confinement obligatoire de la population.

Depuis avril, l’État a levé progressivement la quasi-totalité des restrictions destinées à lutter contre la propagation de la maladie et l’activité semble avoir repris un cours presque normal dans la majorité des 31 provinces du pays.

Sept d’entre elles sont néanmoins classées rouges, le niveau d’alerte le plus élevé en ce qui concerne le risque de propagation de la maladie, selon Mme Lari. Il s’agit des provinces d’Azerbaïdjan-Occidental, du Kurdistan, de Kermanchah, du Khouzestan, de Bouchehr, du Hormozgan, et du Sistan-Baloutchistan, qui dessinent un arc de cercle presque continu le long des frontières courant du Nord-Ouest au Sud-Est du pays.

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Depuis début mai, les chiffres officiels traduisent une tendance de hausse des nouveaux cas recensés de contamination par le virus.

Face à cela, les autorités ne cessent de reprocher à la population de ne pas respecter les règles élémentaires de distanciation sociale tout en répétant qu’il n’y a aucun lieu de s’inquiéter car la hausse des cas ne serait selon elles que le résultat, mathématique, d’un dépistage plus intensif.

Cela ne traduit en rien une détérioration de la situation sanitaire du pays, assurent ainsi plusieurs responsables.

« 18 à 20 % » des Iraniens respecteraient les consignes

« Quand on mène plus de tests, alors, naturellement, on identifie davantage de cas », a déclaré mercredi le président Hassan Rohani. La hausse récente n’a rien de « négatif » et « les gens ne doivent pas s’inquiéter », a-t-il ajouté.

Le bilan quotidien officiel des morts du virus en Iran était tombé sous la barre des 100 le 14 avril, après que les autorités eurent annoncés 111 décès la veille.

Dimanche, Mme Lari a indiqué que 2 472 nouveaux cas de contamination par le virus ont été confirmés en Iran au cours des dernières 24 heures.

Selon les chiffres officiels, 187 427 personnes ont été infectées par la maladie depuis l’annonce des premiers cas en février.

À plusieurs reprises, les statistiques du gouvernement ont été remises en cause par des experts étrangers ainsi que certains responsables iraniens qui les soupçonnent d’être largement sous-estimés.

S’ils cherchent à rassurer la population face à la situation sanitaire du pays, plusieurs responsables ne cachent pas leur inquiétude face à ce qu’ils dépeignent comme la négligence ou l’insouciance de la population face au virus.

Samedi, M. Rohani s’alarmait d’un rapport selon lequel seulement « 18 à 20 % » des Iraniens respecteraient désormais les consignes de lutte face à la maladie contre « 80 % et plus » en avril-mai.

« Le non respect de la distanciation sociale, des règles d’hygiène personnelle ou publique ainsi que les déplacements inutiles peuvent avoir des conséquences irréparables », avertissait début juin un bandeau tournant en boucle sur la chaîne d’information de la télévision d’État.

5 years ago
Des clients dans une boulangerie à Alger, le 7 juin 2020 (AFP)
Des clients dans une boulangerie à Alger, le 7 juin 2020 (AFP)

Le gouvernement algérien a décidé samedi soir de maintenir le confinement partiel, tout en allégeant le couvre-feu, dans la plus grande partie du pays, en raison du nombre encore élevé des contaminations au COVID-19 (près de 11 000).

Le confinement partiel à domicile reste ainsi obligatoire dans 29 des 48 wilayas (préfectures) du pays, dont celle d’Alger, selon un communiqué officiel qui ne précise pas sa durée. 

En revanche, le couvre-feu imposé dans ces wilayas est allégé de plusieurs heures : il sera en vigueur de 20 h à 5 h locales (19 h - 4 h GMT).

Le confinement est totalement levé dans les 19 autres préfectures, précise le communiqué.

Après la reprise de certaines activités économiques et commerciales il y a une semaine, une deuxième phase du déconfinement « progressif » débutera ce dimanche, sans pour autant englober la totalité des secteurs, la réouverture complète des cafés et restaurants restant pour l’instant exclue notamment dans la capitale et à Oran, la deuxième métropole d’Algérie.

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Établissements scolaires et universitaires, stades, mosquées et salles des fêtes restent fermés. Les rassemblements et les transports entre les provinces sont toujours interdits.

Le port du masque sanitaire est obligatoire depuis le 24 mai et les contrevenants sont condamnés à de lourdes amendes.

Selon le dernier bilan du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie, publié samedi, 10 810 cas de contamination ont été officiellement recensés en Algérie, dont 760 décès, depuis l’enregistrement du premier cas le 25 février. 

L’Algérie est l’un des pays d’Afrique les plus touchés par la pandémie.

Selon l’Organisation mondiale de Santé (OMS), plus de 70 % des décès sont enregistrés dans seulement cinq pays : Afrique du Sud, Algérie, Nigeria, Égypte et Soudan.

« Avant que nous ayons accès à un vaccin efficace, je crains que nous devions vivre avec une hausse constante dans la région, avec des foyers à gérer dans de nombreux pays, comme c’est le cas actuellement en Afrique du Sud, en Algérie, et au Cameroun, qui nécessitent de très fortes mesures de santé publique », a averti jeudi le Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

Un avertissement qui a fortement déplu à Alger.

Samedi, le Comité scientifique algérien a « démenti en bloc les conclusions de la Directrice régionale », l’accusant de « manipuler les données quotidiennes de l’OMS concernant les cas de contamination en Algérie ».

5 years ago
Une femme, portant un masque de protection, se promène dans la ville de Koweït, le 26 février 2020 (AFP)
Une femme, portant un masque de protection, se promène dans la ville de Koweït, le 26 février 2020 (AFP)

Depuis que les salons de beauté ont fermé leurs portes au Koweït en raison de la crise du nouveau coronavirus, Warda, comme d’autres femmes de ce riche pays du Golfe, a perdu l’un de ses rares lieux de socialisation.

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Si la société koweïtienne est parmi les plus ouvertes du Golfe, y compris pour les femmes, certaines familles conservatrices imposent toujours des restrictions sévères. 

Ainsi, Warda, une institutrice de 37 ans qui vit à Sabahia (35 km au sud de la capitale Koweït), n’est autorisée par sa famille à se rendre seule que dans deux endroits: au travail et au salon de beauté. 

« Je viens d’un milieu conservateur et je ne sors pas beaucoup, mais je vais au salon pour passer le temps », confie Warda à l’AFP, se disant déprimée depuis la fermeture de ces établissements il y a trois mois. 

Leur réouverture n’aura lieu qu’en septembre, selon un plan de déconfinement par étapes annoncé par les autorités du pays, qui a officiellement enregistré près de 34.000 cas d’infection au nouveau coronavirus, dont 279 décès.

À l’instar de Warda, certaines Koweïtiennes ne peuvent pas non plus fréquenter seules les centres commerciaux, les cafés ou même les salles de sport. Les salons de beauté réservées aux femmes constituent ainsi, pour elles, une vraie échappatoire.

Beaucoup y voient aussi un équivalent féminin des « diwaniyat », ces réunions quasi quotidiennes où les hommes se retrouvent pour discuter, boire le café et fumer le narguilé.

Services cinq étoiles

Avant la pandémie, Warda avait l’habitude de se rendre régulièrement dans le quartier chic d’Al-Chaab, pour profiter des prestations haut de gamme de son salon préféré, où elle dépensait environ 100 dinars par mois (près de 300 euros).

Soins du corps, massages, hammam, jacuzzi : les salons au Koweït offrent des services cinq étoiles, dans un pays où le revenu par habitant, estimé à 70 000 dollars par an, est parmi les plus élevés au monde et permet un train de vie aisé.

« Les Koweïtiennes retourneront dans les salons seulement lorsque ce sera vraiment nécessaire à l’avenir »

Adiba Al-Wadi, propriétaire de deux salons de beauté

Mais cette situation concerne surtout les citoyens koweïtiens, qui ne représentent qu’environ 30 % d’une population de près de 5 millions d’habitants, composée majoritairement de travailleurs immigrés.

« Certaines Koweïtiennes se rendent dans des salons au moins deux ou trois fois par semaine », souligne une Koweïtienne expatriée aux Émirats arabes unis.

Quelques unes spécialisées dans le cosmétique sur les réseaux sociaux se sont fait un nom dans le Golfe, comme Fouz qui possède un salon de beauté, ou la blogueuse Dalal Al-Doub. Chacune cumule des millions d’abonnés sur Instagram.

Craintes de contamination

Mais dans un contexte de pandémie mondiale, le confinement a eu d’importantes conséquences économiques sur le pays, et certains salons de beauté, comme d’autres commerces, ont dû licencier une partie des employées ou suspendre leurs salaires en attendant la reprise du travail.

À Fintas, en périphérie de la capitale, Adiba Al-Wadi, propriétaire de deux salons, croule désormais sous les demandes de services à domicile. 

« J’ai reçu beaucoup d’appels téléphoniques et de messages sur les réseaux sociaux de clientes mais j’ai dû refuser car les lois du pays l’interdisent », explique-t-elle.

Après plusieurs mois de fermeture, Adiba al-Wadi s’attend à ce que les salons de beauté ne soient plus des lieux privilégiés de socialisation en raison des craintes de contamination et des strictes mesures de protection qui vont s’imposer comme le port du masque et de gants ainsi que la distanciation physique. 

« Les Koweïtiennes retourneront dans les salons seulement lorsque ce sera vraiment nécessaire à l’avenir » et « ce ne sera plus un plaisir », déplore-t-elle. 

5 years ago
Chaque musulman valide qui en a les moyens est censé faire le hadj au moins une fois dans sa vie (AFP)
Chaque musulman valide qui en a les moyens est censé faire le hadj au moins une fois dans sa vie (AFP)

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a appelé jeudi les musulmans de France à « différer leur projet de pèlerinage » à la Mecque à l’année prochaine, en raison des risques liées au coronavirus.

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La pandémie mondiale de coronavirus a mis en doute la tenue du pèlerinage cette année et les autorités saoudiennes n’ont pas encore annoncé si le hadj, prévu cette année entre la dernière semaine de juillet et la première semaine d’août, serait maintenu.

« Compte tenu des délais trop courts qui nous séparent du début du pèlerinage et de l’absence d’informations officielles des autorités saoudiennes, ainsi que des conditions inconnues de l’ouverture des frontières internationales [dates, quarantaine, etc…], le CFCM recommande vivement aux musulmans de France de différer leur projet de pèlerinage à l’année prochaine », a écrit son président Mohammed Moussaoui, dans un communiqué.

Le hadj, un des cinq piliers de l’islam, est un pèlerinage que tout musulman doit entreprendre au moins une fois dans sa vie s’il en a la possibilité.

En outre Mohammed Moussaoui « appelle solennellement les opérateurs [agences de voyage spécialisées] du hadj, dont la responsabilité morale et juridique est immense, à renoncer cette année à l’organisation » de ce pèlerinage « afin de préserver la vie de leurs candidats qui sont souvent d’un âge avancé et donc davantage vulnérables au COVID-19 ».

Il fait valoir que « de nombreux pays musulmans ont d’ores et déjà annoncé la suspension du pèlerinage pour leurs ressortissants, et de nombreux savants musulmans ont salué cette décision qui trouve sa justification dans le principe fondamental de la préservation de la vie ».

Selon l’essayiste Hakim El Karoui, à la tête d’une association dont l’objectif est, entre autres, de réguler le secteur du pèlerinage, environ 23 000 à 25 000 musulmans français vont chaque année à La Mecque.

L’année dernière, quelque 2,5 millions de fidèles du monde entier se sont rendus en Arabie saoudite pour participer au hadj.

5 years ago
Fathi Bashagha ministre de l'intérieur du gouvernement d'accord national libyen (GNA), à Tripoli, le 22 avril 2020 (AFP)
Fathi Bashagha,ministre de l'Intérieur du gouvernement d'accord national libyen (GNA), lors d'une conférence de presse à Tripoli, le 22 avril 2020 (AFP)

La guerre et la division du pays fragilisent la lutte contre le nouveau coronavirus en Libye, le gouvernement de Tripoli (GNA) disant parfois peiner à intervenir, comme dans le Sud, où un foyer d’ampleur indéterminé a été signalé.

Crise libyenne : les succès du GNA sont une occasion en or de mettre fin à ce conflit toxique
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Plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est déchirée par une lutte armée entre deux pouvoirs: à Tripoli et dans tout le nord-ouest, se trouve le gouvernement d’union (GNA), reconnu par l’ONU. Face à lui, le camp du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’Est qui contrôle également une partie du Sud.

Ces deux autorités rivales ont réagi avec célérité face à la propagation mondiale de l’épidémie, en mars : couvre-feu, confinement, fermeture des frontières, des écoles, des commerces et des mosquées, suspension du rapatriement des Libyens bloqués à l’étranger…

Si un premier cas a été signalé fin mars, la situation dans ce pays largement coupé du monde a longtemps paru sous contrôle.

Les chiffres étaient « très faibles » en comparaison avec les pays voisins, et « nous avons même eu des semaines sans nouvelles infections », déclare à l’AFP Badreddine al-Najjar, président du Centre national de lutte contre les maladies (CDC), entité gouvernementale basée à Tripoli.

Mais « les mesures sont difficiles à appliquer en raison du contexte politique et sécuritaire », ajoute-t-il.

« Comme si »

Ainsi, la situation a changé en l’espace de quelques jours avec l’apparition de dizaines de cas à Sebha, la plus grande ville du Sud, sous contrôle des pro-Haftar.

« Les habitants n’ont pas coopéré, pas respecté les mesures préventives, faisant comme si de rien n’était », accuse Badreddine al-Najjar.

D’après le chef du CDC, les autorités locales de Sebha n’étaient pas équipées pour faire face à un foyer épidémique.

Les conflits politiques et tribaux, avec des luttes d’influence incessantes, se répercutent sur l’efficacité des services gouvernementaux, dit encore Badreddine al-Najjar, selon qui les autorités locales ont refusé dans un premier temps l’aide de Tripoli, avant de se raviser.

Un combattant du GNA en tire des roquettes près de la ville de Castelverde en direction de la ville de Tarhounah, au sud-ouest de Tripoli, tenue par les forces de Khalifa Haftar, 19 avril 2020 (AFP)
Un combattant du GNA en tire des roquettes près de la ville de Castelverde en direction de la ville de Tarhounah, au sud-ouest de Tripoli, tenue par les forces de Khalifa Haftar, 19 avril 2020 (AFP)

« C’était difficile d’ouvrir des chambres d’isolement […] et les équipements ne sont arrivés qu’après un grand nombre de contaminations parmi des proches ».

Si l’on s’en tient au dernier bilan officiel communiqué par Tripoli, cette propagation reste modérée : 359 cas et cinq décès sur l’ensemble du pays, dont la moitié à Sebha et ses environs.

Mais seuls les cas que le CDC de Tripoli a pu confirmer sont pris en compte.

À Sebha même, le président du comité de lutte contre la pandémie, Ibrahim al-Zouay, reconnait que les autorités locales ont été submergées par la tâche.

« Nous n’avons pas pu isoler le ‘‘patient zéro’’ tant les cas sont devenus nombreux », dit-il à l’AFP. « Les équipes de suivi et d’intervention rapide se sont contentées de dépister et de surveiller les entourages. »

Rapatriements critiqués

Parallèlement, l’état de division du pays a également miné le plan finalement mis en oeuvre par les autorités pour rapatrier les plus de 15 000 Libyens bloqués à l’étranger.

Mahmoud Abdeldayem, fonctionnaire au registre civil à Tripoli, admet « un problème » de gestion lié à la situation chaotique du pays.

En plus du manque d’infrastructures d’accueil efficaces, la situation sécuritaire a fait craindre des actions d’individus armés sur les centres de quarantaine afin d’exfiltrer des proches.

« La santé, c’est avant tout un service. L’impliquer dans les luttes politiques est honteux et inacceptable. […] C’est le citoyen qui paiera le prix »

Mahmoud Khalfallah, un ex-conseiller au ministère de la Santé

Ces quarantaines ont donc été observées à l’étranger, et non en Libye, une décision critiquée.

En fin de compte, la situation politique a rendu confuse la gestion de la pandémie, juge Mahmoud Khalfallah, un ex-conseiller au ministère de la Santé.

« La santé, c’est avant tout un service. L’impliquer dans les luttes politiques est honteux et inacceptable. […] C’est le citoyen qui paiera le prix », déplore-t-il.

Les critiques se sont ravivées avec l’apparition de nouveaux cas à la suite du début des opérations de rapatriements.

Au total, plus de 8 000 Libyens ont pu rentrer, avant que ces opérations ne soient finalement suspendues la semaine passée, au beau milieu d’une recrudescence des combats.

Après plus d’une année d’une vaine offensive sur Tripoli, les forces du maréchal Haftar ont dû battre en retraite, permettant au GNA de reprendre le contrôle de tout le nord-ouest.

Mais Sebha, dans le sud, reste elle toujours aux mains des pro-Haftar.

Par Jihad Dorghan, à Tripoli.

5 years ago
Arabie saoudite

Huit milliards de dollars. C’est la somme investie en pleine crise du COVID-19 par le fonds souverain de l’Arabie saoudite dans des mastodontes de l’économie mondiale, de Boeing à Facebook, une frénésie qui tranche avec les mesures d’austérité inédites dans le royaume.

Walt Disney, Facebook, Starbucks… : en pleine austérité, Riyad veut tout acheter
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Le double choc de la pandémie de COVID-19 et l’effondrement des prix du pétrole ont incité le gouvernement à tripler la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), suspendre des allocations et réduire ses dépenses pour endiguer la croissance de son déficit budgétaire.

Ces mesures drastiques mettent à rude épreuve un contrat social dit « rentier » qui, pendant des décennies, a vu le royaume utiliser sa richesse pétrolière pour offrir aux citoyens de généreuses subventions, des emplois et un mode de vie confortable. Sans impôts. 

Mais récemment, le Public Investment Fund (PIF)– en passe de devenir un des plus grands chasseurs de bonnes affaires– a dépensé des milliards pour acheter des parts dans des entreprises étrangères de premier plan.

« Nous ne voulons pas gâcher une crise », a ironisé le gouverneur du PIF, Yassir al-Roumayyan, en avril, confirmant que le fonds, riche de 300 milliards de dollars, profite du ralentissement de l’économie mondiale pour s’offrir des actions à prix cassés. 

Boeing, Facebook, Total, Walt Disney, Starbucks, Marriott, Citigroup : au cours du premier trimestre 2020, l’organisme public a acheté pour 7,7 milliards de dollars d’actions.

Le PIF soutient également un projet de rachat du club de football britannique de Newcastle United à hauteur d’environ 372 millions de dollars, bien que l’accord semble en difficulté en raison d’accusations selon lesquelles l’Arabie saoudite serait derrière une chaîne de télévision sportive pirate.

« Jeter de l’argent »

« Les entreprises se réjouissent de voir leurs actions recherchées et leur prix augmenter », affirme à l’AFP Karen Young, chercheuse à l’American Enterprise Institute.

Mais dans un pays où la TVA va tripler pour atteindre 15 % à partir de juillet, « il est plus important de penser à la façon dont les Saoudiens voient le fait que leur épargne et les économies du pays soient dépensées sur les marchés internationaux », estime-t-elle.

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane donne une conférence de presse sur son plan de réforme économique, connu sous le nom de Vision 2030, à Riyad, le 25 avril 2016 (AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane donne une conférence de presse sur son plan de réforme économique, connu sous le nom de Vision 2030, à Riyad, le 25 avril 2016 (AFP)

À Ryad, des commerçants se demandent pourquoi ces sommes n’ont pas plutôt servi à soutenir des petites et moyennes entreprises étouffées par la pandémie.

« Un club de foot, du divertissement, des méga-projets. Jeter de l’argent ainsi est absolument inutile en ces temps d’austérité », déplore un fonctionnaire, également chauffeur VTC à temps partiel pour arrondir ses fins de mois.

Les réserves de change de la Banque centrale ont connu une forte baisse en mars et avril, le gouvernement affirmant que 40 milliards de dollars avaient été transférés au PIF pour financer ses achats.

Les réserves, qui ont chuté à environ 450 milliards de dollars en avril -leur niveau le plus bas depuis des années-, devraient encore baisser pour financer le déficit budgétaire selon des analystes.

« Gros paris »

Le prince héritier Mohammed ben Salmane, homme fort du royaume, a transformé le PIF en une puissance chargée de diversifier une économie ultradépendante du pétrole.

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L’organisme dit rechercher « activement des opportunités stratégiques, tant en Arabie saoudite que dans le monde, qui ont un fort potentiel pour générer des retours importants à long terme ».

« Le PIF fait de gros paris sur quelques actions. Intelligents ou pas, nous ne le saurons que lorsque nous regarderons dans le rétroviseur », estime Ali Shihabi, expert saoudien. 

Certains de ces investissements « tactiques », comme ceux dans le croisiériste Carnival qui connaît de grandes difficultés, sont en ligne avec l’objectif de Ryad de développer les secteurs balbutiants du tourisme et du divertissement, ajoute-t-il. 

Mais beaucoup d’autres acquisitions sont « peu susceptibles de produire un retour substantiel à court terme », selon Robert Mogielnicki, chercheur à l’Arab Gulf States Institute basé à Washington.

L’investissement dans Facebook, qui n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP, a suscité des inquiétudes aux Etats-Unis, où deux anciens employés de Twitter ont été accusés l’année dernière d’espionnage pour le compte de l’Arabie saoudite.

« Nous savons déjà que les Saoudiens ont des agents sur Twitter pour espionner les dissidents », affirme à l’AFP Ben Freeman, directeur du Center for International Policy à Washington. « L’entreprise mettrait-elle fin à une campagne de désinformation menée par l’un de ses actionnaires ? »

Par Anuj Chopra, à Ryad.

5 years ago
Un homme marche le long du pont Kasr el-Nil , au Caire, le 24 mai 2020 (AFP)
Un homme marche le long du pont Kasr el-Nil , au Caire, le 24 mai 2020 (AFP)

L’Égypte va prolonger de deux semaines le couvre-feu nocturne en vigueur dans le pays pour lutter contre l’épidémie de nouveau coronavirus, a indiqué jeudi le ministre de l’Information, Oussama Heikal, alors que les contaminations augmentent.

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Le couvre-feu, en vigueur depuis le 25 mars, sera imposé entre 20 h 00 (18 h 00 GMT) et 04 h 00 (02 h 00 GMT) à partir de dimanche et jusqu’à la fin du mois de juin, a annoncé Oussama Heikal lors d’une conférence de presse.

Les commerces pourront eux rester ouverts, une heure supplémentaire, jusqu’à 18 h 00, a-t-il ajouté.

« Le tourisme et les vols vers les villes côtières avec des niveaux d’infection bas reprendront à partir de juillet », a dit encore le ministre. 

La reprise des vols vers la capitale du Caire n’a, elle, pas été précisée.

Oussama Heikal a également indiqué que le gouvernement envisageait une réouverture des lieux de culte dans les villes avec peu de cas de contamination à partir de juillet. 

Depuis le mois de mars, les autorités égyptiennes ont pris un certain nombre de mesures pour endiguer la propagation du virus, dont la suspension du trafic aérien et la fermeture des écoles ainsi que des sites religieux et touristiques. 

Le ministère de la Santé a officiellement enregistré en Égypte, pays de 100 millions d’habitants, 38 284 cas de COVID-19, dont 1 342 morts. 

Depuis la fin du mois de mai, les autorités rapportent plus de 1 000 nouvelles infections quotidiennes. 

Le gouvernement cherche à assouplir progressivement les mesures de confinement, et a autorisé les hôtels à reprendre une activité partielle et la reprise de certains services publics.

Fin mai, le syndicat des médecins égyptiens a de son côté mis en garde contre un « possible effondrement total du système de santé qui pourrait mener à une catastrophe sanitaire » face à la pandémie.

5 years ago
Des fidèles prennent des photos de la Kaaba à l’intérieur de la grande mosquée de La Mecque, le 6 mars 2020 (AFP)
Des fidèles prennent des photos de la Kaaba à l’intérieur de la grande mosquée de La Mecque, le 6 mars 2020 (AFP)

La Malaisie a annoncé jeudi renoncer à envoyer cette année des fidèles au pèlerinage de la Mecque à cause des risques d’une contamination par le coronavirus, quelques jours après une décision similaire de l’Indonésie.

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Le ministre aux Affaires religieuses malaisien Zulkifli Mohamad Al-Bakri a estimé qu’il était trop risqué pour les 31 600 pèlerins malaisiens inscrits cette année de participer au hadj en Arabie saoudite au vu des conditions sanitaires.

« C’était une décision difficile à prendre », a-t-il reconnu en assurant que ceux qui auraient dû partir cette année pourront faire le pèlerinage l’année prochaine.

La pandémie mondiale de coronavirus a mis en doute la tenue du pèlerinage cette année et les autorités saoudiennes n’ont pas encore annoncé si le hadj, prévu fin juillet, serait maintenu. 

L’année dernière, quelque 2,5 millions de fidèles se sont rendus en Arabie saoudite pour participer au hadj, un pèlerinage que les musulmans doivent entreprendre au moins une fois dans leur vie s’ils en ont les moyens.

Quelque 60 % des 32 millions de Malaisiens sont musulmans. Et ils doivent souvent patienter plusieurs années avant de pouvoir entreprendre le hadj.

L’Indonésie, pays voisin d’Asie du Sud-Est qui compte la plus grande population musulmane au monde, a annoncé la semaine dernière renoncer à envoyer plus de 220 000 pèlerins inscrits cette année pour le hadj.

L’épidémie de coronavirus a été relativement limitée en Malaisie, avec quelque 8 000 cas de contamination détectés et 118 morts.

L’Arabie saoudite en revanche a officiellement dépassé les 100 000 cas de nouveau coronavirus et assiste à une recrudescence du virus.

5 years ago
Des bacheliers de l'école Bahrain Bayan attendent de recevoir leurs diplômes, à Manama, le 10 juin 2020 (AFP)
Des bacheliers de l'école Bahrain Bayan attendent de recevoir leurs diplômes, à Manama, le 10 juin 2020 (AFP)

Une école de Bahreïn a tenu, malgré les mesures inédites de confinement mises en place pour lutter contre l’épidémie de COVID-19, à célébrer ses bacheliers en grande pompe, en organisant une cérémonie de remise des diplômes sur le circuit de Formule 1 du royaume.  

À bord de véhicules rangés en files bien espacées, les élèves et leurs familles se sont alignés mercredi soir devant le principal podium du Circuit international de Bahreïn, à Sakhir, au sud de la capitale Manama où se tient habituellement le Grand Prix de Bahreïn de Formule 1. 

Les calendriers du Grand Prix ont été perturbés par la pandémie de coronavirus cette année à travers le monde, notamment à Bahreïn (prévu le 22 mars dernier) où le circuit de F1 a été utilisé pour la fête de fin de scolarité des lycéens de la Bahrain Bayan School.    

Un à un, chacun des 82 bacheliers, en toge et portant la traditionnelle toque des diplômés, mais aussi, exceptionnellement, un masque de protection, sont sortis de leur véhicule pour recevoir leur diplôme, sur fond d’applaudissements et de cris d’encouragement de leurs proches.  

Avant d’arriver au podium, ils sont passés par un portail de désinfection et ont attendu debout en file indienne sur des points espacés marqués au sol avant de saluer le directeur de l’école– à une distance de deux mètres–, enlevant brièvement leur masque le temps d’une photo.  

Dans les voitures, les familles prenaient elles aussi des photos avec leurs téléphones, agitaient le drapeau national ou brandissaient des affiches félicitant leurs enfants. Des feux d’artifice ont illuminé le ciel pour marquer la fin de la cérémonie.  

Avec une population d’environ 1,5 million d’habitants, des expatriés étrangers pour la moitié d’entre eux, Bahreïn a officiellement enregistré 16 200 cas de nouveau coronavirus dont 32 décès.  

Ce petit pays du Golfe a fermé ses écoles et universités pour lutter contre la propagation du virus.

5 years ago
Des femmes traversent une rue, à Rabat, le 10 juin 2020 (AFP)
Des femmes traversent une rue, à Rabat, le 10 juin 2020 (AFP)

Calfeutré depuis mi-mars, le Maroc a décidé d’opter pour un « allégement progressif » des mesures de confinement tout en maintenant des restrictions sévères dans les grandes villes, suscitant une certaine déception.  

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L’état d’urgence sanitaire a été prolongé d’un mois, jusqu’au 10 juillet, dans un pays désormais divisé en deux zones distinctes compte tenu des « écarts sanitaires entre régions », selon un communiqué officiel publié dans la nuit de mardi à mercredi. 

Les activités économiques avaient déjà repris timidement fin mai dans ce pays de 35 millions d’habitants relativement épargné par le nouveau coronavirus, avec 8 455 contaminations et 210 décès officiellement recensés.

Avec la prolongation de l’état d’urgence, le port du masque reste obligatoire, les rassemblements interdits, les mosquées, salles de cinéma et théâtres fermés, les restaurants et cafés limités aux commandes à emporter. 

« Confinement difficile »

La « zone 1 », qui concerne les régions les moins peuplées, les petites et moyennes villes, va retrouver une vie presque normale: déconfinement, circulation sans permis spécial, réouverture des espaces publics en plein air…

La « zone 2 » qui reste confinée jusqu’à nouvel ordre englobe les grandes villes: la capitale Rabat, le coeur économique du pays Casablanca, la principale destination touristique Marrakech ou le grand port de Tanger. 

À la grande déception de tous ceux qui vont devoir rester chez eux pour une période indéfinie, les déplacements restent soumis à autorisation exceptionnelle, les enfants ne pourront pas sortir, la pratique du sport en extérieur restera interdite, il sera toujours impossible d’aller chez le coiffeur.

« Les Marocains veulent la levée du confinement […] des millions d’entre eux se sont appauvris, sans perspective »

Abdellatif Ouahbi, député

Ces derniers jours, des médias marocains ont multiplié les appels à lever le confinement, pointant une situation « intenable » pour une large frange de la population, surtout dans les quartiers à forte densité. 

« Le confinement est difficile, mais nous a permis de sauver des vies », s’est justifié le Premier ministre Saad-Eddine El Othmani mercredi devant le Parlement.

« Les indicateurs sanitaires s’améliorent. Le taux de létalité est de 2,5 % et 92 % des cas sont légers ou asymptomatiques. Mais la situation diffère d’une région à une autre, de temps à autre un foyer de contamination apparaît », a ajouté le premier ministre face à quelques députés remontés. 

La « zone 2 » regroupe 39 % de la population du pays mais abrite 87 % des cas de contamination officiellement enregistrés, a-t-il dit. 

« Les Marocains veulent la levée du confinement […] des millions d’entre eux se sont appauvris, sans perspective », a rétorqué Abdellatif Ouahbi, à la tête du Parti Authenticité et Modernité (PAM, opposition).

Sur les réseaux sociaux, le ton général est à la déception, le hashtag #zone1 a pris la tête des tendances sur Twitter au Maroc. 

« Manque de visibilité »

« La confiance nécessaire est aujourd’hui troublée par le manque de visibilité », a estimé dans une tribune parue dans le quotidien l’Economiste le chercheur Ali Bouabid, en plaidant pour « un minimum de transparence ».  

À Rabat, des barrages policiers restent déployés mais les rues sont plus animées et la circulation a repris de façon presque normale. Les violations de l’état d’urgence sanitaire sont passibles de trois mois de prison et/ou une amende maximale de 1 300 dirhams (environ 124 euros).  

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Aucune annonce n’a été faite sur la réouverture des frontières, fermées depuis mi-mars, alors que les professionnels du tourisme souhaitaient plus de visibilité et que plus de 30 000 voyageurs marocains, bloqués aux quatre coins du monde, attendent de rentrer chez eux. 

Les rapatriements ont commencé au compte goutte pour quelque 1 100 voyageurs placés en quarantaine à l’arrivée. 

Secteur clé de l’économie marocaine, le tourisme a vu ses recettes plonger. Les opérateurs misent sur le tourisme national pour se relancer, mais pour l’heure, les déplacements entre villes sont réservés au travail avec ordre de mission de l’employeur.  

Les deux premiers mois du confinement ont fait perdre au royaume six points de PIB. Et selon une récente enquête officielle, un Marocain sur deux vit avec « anxiété » le confinement obligatoire. 

Rabat a déployé toute une panoplie d’aides pour les entreprises paralysées, les salariés en arrêt de travail temporaire et les travailleurs de l’informel. 

5 years ago
L'aéroport Ben Gurion, en Israël, le 14 mai 2020 (AFP)
L'aéroport Ben Gourion, à Tel-Aviv, le 14 mai 2020 (AFP)

« J’ai essayé de trouver un vol pour revenir en Palestine, mais on m’a dit de rester sur place », lance Acil Bader. Comme elle, des milliers de Palestiniens, coincés à l’étranger depuis des mois à cause du coronavirus, cherchent à rentrer chez eux.

La vie devait être belle ! En janvier, Acil s’est installée en Toscane, après avoir décroché une bourse pour étudier à l’Université de Florence. 

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Mais quelques semaines plus tard, l’Italie impose un confinement pour lutter contre la rapide propagation du coronavirus, et l’étudiante cherche depuis à rentrer dans sa Cisjordanie natale. 

Le personnel de l’ambassade palestinienne à Rome a été très « réactif », souligne la femme de 26 ans, mais il ne peut pas lui dire quand elle pourra partir. « C’est très dur psychologiquement », confie-t-elle.

Selon l’Autorité palestinienne, plus de 6 000 Palestiniens sont coincés à l’étranger, incapables de rentrer chez eux. « Nous sommes peut-être le seul gouvernement au monde qui ne peut rapatrier ses propres étudiants », a déploré cette semaine le Premier ministre palestinien, Mohammed Shtayyeh.

L’Autorité palestinienne est en quelque sorte un gouvernement sans État. « Nous n’avons pas d’aéroport, nous n’avons pas d’avions, nous ne contrôlons pas nos frontières », a rappelé le Premier ministre.

Via l’Égypte ?

Comme Acil, les habitants de la Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967, passent généralement par la Jordanie voisine pour rentrer chez eux, plutôt que de demander un permis de transit aux autorités israéliennes pour atterrir à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv.

Mais en raison de la crise sanitaire, la frontière avec la Jordanie est fermée. Et la frontière du côté de la Cisjordanie est contrôlée par Israël.

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Contacté par l’AFP, le Cogat, l’organe israélien chargé des opérations civiles dans les Territoires palestiniens, n’a pas indiqué dans l’immédiat s’il comptait faciliter les mesures d’entrée.

À Gaza, territoire palestinien séparé de la Cisjordanie et contrôlé par les islamistes du Hamas, environ 1 500 personnes ont été autorisées en mai à rentrer par le terminal de Rafah, qui sépare l’enclave de l’Égypte. 

Un plus petit nombre a pu transiter par Israël mais sans aéroport dans les territoires palestiniens, les retours de ceux qui sont toujours coincés à l’étranger restent difficilement envisageables.

« Le ministère des Affaires étrangères n’a clairement pas réussi à coordonner notre évacuation », affirme Taghreed Darwish, 35 ans. Cette militante pour le droit des femmes avait quitté Gaza en février avec ses deux filles, pour rejoindre son mari qui étudie à Glasgow, en Ecosse. 

L’absence prolongée de Taghreed lui a coûté son travail dit-elle. Un coup d’autant plus dur qu’elle subvient seule aux besoins de sa famille à Gaza où le taux de chômage atteint 50 % selon la Banque mondiale. « Je ne sais pas ce que le sort nous réserve ».

« Ramenez-nous ! »

Sur Facebook, des Palestiniens ont créé une page - « Ramenez-nous à la maison » - partageant des vidéos de personnes et de leurs familles bloquées à l’étranger, demandant aux autorités palestiniennes d’intervenir.

« Nous avons lancé cette campagne pour se soutenir mutuellement car le système nous a abandonnés », explique à l’AFP Zaid Shuaibi, 31 ans, impliqué dans le projet.

Le jeune homme originaire de Ramallah, en Cisjordanie, s’est retrouvé coincé à Johannesbourg après avoir gagné l’Afrique du Sud pour une formation de deux mois, qui a finalement été annulée en raison du coronavirus. 

« Nous sommes peut-être le seul gouvernement au monde qui ne peut rapatrier ses propres étudiants »

- Mohammed Shtayyeh, Premier ministre palestinien 

Comme Acil en Italie, Zaid est hébergé gratuitement, mais de nombreux Palestiniens n’ont pas eu cette chance.

« Beaucoup de personnes souffrent vraiment » de la situation, affirme-t-il, citant l’exemple de Palestiniens ayant perdu leur emploi dans le Golfe lorsque le virus s’est répandu. 

À Ramallah, Ahmed al-Deek, un responsable du ministère palestinien des Affaires étrangères, assure lui que tout est mis en oeuvre pour permettre aux Palestiniens qui le souhaitent de rentrer chez eux.

« Nous préparons le retour de 1 600 Palestiniens regroupés en Égypte et qui vont être envoyés en Jordanie puis pourront revenir par le point de passage avec la Cisjordanie », a-t-il expliqué à l’AFP, sans plus de précisions. 

Engagé dans un bras de fer avec Israël qui songe à annexer rapidement des pans de la Cisjordanie, les leaders palestiniens répètent avoir gelé leur coopération avec Israël qui contrôle ce point de passage…

Par Rosie Scammell, à Jérusalem.