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Coronavirus : suivez l’actualité dans la région MENA

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Coronavirus : suivez l’actualité dans la région MENA
L’épidémie du nouveau coronavirus bouleverse une région déjà sous tension. Suivez sur ce fil les derniers développements au Maghreb et au Moyen-Orient

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6 years ago
Des Rohingyas dans le camp de réfugiés de Kutupalong, à Ukhia, le 15 mai 2020 (AFP)
Des Rohingyas dans le camp de réfugiés de Kutupalong, à Ukhia, le 15 mai 2020 (AFP)

Le nouveau coronavirus a fait un premier mort dans les camps de réfugiés du Bangladesh, où près d’un million de Rohingyas vivent dans la promiscuité et une pauvreté extrême, ont annoncé mardi les autorités sanitaires locales.

La victime est un réfugié rohingya de 71 ans qui vivait à Kutupalong, le plus grand camp de réfugiés de la planète. « Il est mort le 31 mai. Mais nous avons eu seulement la nuit dernière la confirmation qu’il est mort du COVID-19 », a déclaré Toha Bhuiyan, un responsable sanitaire du district de Cox’s Bazar (sud-est), où sont situés les camps rohingyas.

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Le réfugié est décédé dans un centre d’isolement de l’ONG Médecins sans frontières et a été enterré dans un cimetière du camp le jour même. Les autorités cherchent désormais à retracer les personnes avec lesquelles il a été en contact avant sa mort.

« Nous allons nous entretenir avec les responsables du camp et alerter les gens sur ce décès », a indiqué Toha Bhuiyan.

Depuis la détection des premiers cas mi-mai, au moins 29 Rohingyas, minorité musulmane persécutée en Birmanie voisine et qui a fui en masse au Bangladesh, ont été testés positifs au nouveau coronavirus dans les camps bangladais.

Face à la hausse de cas de contamination dans les camps, le Bangladesh a placé la semaine dernière en quarantaine près de 15 000 Rohingyas y vivant.

Les épidémiologistes redoutent depuis plusieurs mois les ravages que pourrait causer une épidémie de COVID-19 dans ces camps de réfugiés sommaires et surpeuplés, où la distanciation physique est presque impossible et la population peu sensibilisée au virus.

Pour éviter une épidémie, Dacca restreint de façon drastique depuis plusieurs semaines les accès aux camps rohingyas. Les nombreuses ONG et organisations internationales présentes doivent limiter au maximum leur personnel sur le terrain et se cantonner à certains services essentiels, comme les distributions de nourriture ou les soins médicaux.

Le Bangladesh compte officiellement à ce jour 672 morts pour 49 532 cas confirmés de COVID-19.

Il a ajouté que les résidents de l’émirat sont autorisés à se déplacer librement dans leur propre région entre 6 h et 22 h.

6 years ago
Les autorités saoudiennes n’ont pas encore annoncé si le hadj, prévu pour la fin juillet, serait maintenu (AFP)
Les autorités saoudiennes n’ont pas encore annoncé si le hadj, prévu pour la fin juillet, serait maintenu (AFP)

L’Indonésie a décidé de renoncer cette année au pèlerinage de la Mecque à cause des risques liés au coronavirus, ont annoncé mardi les autorités du pays d’Asie du Sud-Est qui compte la plus grande population musulmane au monde.

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Les quelque 221 000 pèlerins indonésiens inscrits pour participer au hadj en Arabie saoudite cette année, un pèlerinage que tout musulman doit entreprendre au moins une fois dans sa vie s’il en a la possibilité, devront retarder leurs projets.

« C’était une décision difficile et amère », a reconnu le ministre aux Affaires religieuses Fachrul Razi au cours d’une conférence de presse télévisée.

« Mais il est de notre responsabilité de protéger nos pèlerins et ceux qui travaillent pour le hadj ».

La pandémie mondiale de coronavirus a mis en doute la tenue du pèlerinage cette année et les autorités saoudiennes n’ont pas encore annoncé si le hadj, prévu pour la fin juillet, serait maintenu. 

Le mois dernier, l’Indonésie, qui envoie chaque année le plus gros contingent de pèlerins, avait pressé Riyad d’annoncer sa décision sur la tenue du hadj et le président indonésien Joko Widodo a abordé ce sujet au cours d’une conversation téléphonique avec le roi Salmane, a précisé le ministre.

Jakarta avait étudié la possibilité d’envoyer la moitié du contingent de pèlerins prévus pour limiter les risques, mais a finalement décidé de demander aux pèlerins de renoncer à leur voyage cette année.

Le pèlerinage est une source de revenus clé pour le royaume saoudien mais pourrait devenir un foyer majeur de contamination si des pèlerins sont infectés par le COVID-19.

La décision de l’Indonésie a provoqué une grande déception chez certains pèlerins qui attendaient depuis plusieurs années de pouvoir participer au hadj.

« Je savais que c’était une possibilité mais maintenant que c’est officiel, ça me brise le coeur. Cela fait des années que j’attendais cela », explique, en pleurs, Ria Taurisnawati, une fonctionnaire de 37 ans.

« Tous mes préparatifs étaient faits, mes vêtements étaient prêts et j’ai fait tous les vaccins. Mais Dieu avait d’autres projets », souligne-t-elle à l’AFP.

L’année dernière, quelque 2,5 millions de fidèles du monde entier se sont rendus en Arabie saoudite pour participer au hadj.

6 years ago
Opération de désinfection, à Tunis, le 1er avril 2020 (AFP)
Opération de désinfection, à Tunis, le 1er avril 2020 (AFP)

Les autorités tunisiennes ont annoncé lundi l’ouverture à partir du 27 juin des frontières terrestre, aérienne et maritime, qui avaient été fermées mi-mars afin de ralentir la propagation de la pandémie de nouveau coronavirus.

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L’instance nationale de lutte contre le coronavirus « a décidé l’ouverture de toutes les frontières » de la Tunisie à partir du 27 juin, sans donner de détails sur les mesures sanitaires qui seront prises, selon un communiqué de la présidence du gouvernement publié sur sa page facebook.

Cette décision a été annoncée après une réunion de cette instance composée d’experts avec le chef du gouvernement Elyes Fakhfakh.

Les déplacements entre les gouvernorats seront autorisés à partir du 4 juin.

Les Tunisiens rapatriés depuis l’étranger, qui sont actuellement soumis à une quarantaine obligatoire de 14 jours aux frais de l’État dans des foyers ou des hôtels mis à disposition du gouvernement, seront désormais obligés de passer sept jours d’isolement dans un hôtel à leurs frais. 

À leur sortie, ils seront soumis à « un suivi sanitaire rigoureux » durant sept jours supplémentaires, ajoute le communiqué, qui ne précise pas les modalités de la quarantaine après le 27 juin.

Une conférence de presse est prévue mercredi à la présidence du gouvernement pour détailler les mesures, indique encore la même source.

L’épidémie de nouveau coronavirus a marqué le pas en Tunisie, où la pandémie a fait 48 morts au total. Quelques nouveaux malades sont officiellement identifiés chaque jour essentiellement parmi les personnes rapatriées de l’étranger, et le nombre de morts est quasi stable depuis deux semaines. 

Les autorités ont en conséquence commencé à lever depuis le 26 mai les mesures de confinement strictes, prises dès les premiers cas mi-mars. Les cafés et mosquées doivent rouvrir le 4 juin.

6 years ago
L'aéroport international de Dubaï, le 22 mai 2020 (AFP)
L'aéroport international de Dubaï, le 22 mai 2020 (AFP)

Emirates, la plus grosse compagnie aérienne du Moyen-Orient, pourrait mettre quatre ans pour retrouver une situation normale, a déclaré lundi son PDG, au lendemain de l’annonce de suppressions d’emplois en raison de la crise liée au nouveau coronavirus.

La compagnie des Émirats arabes unis emploie 100 000 personnes et possède une flotte de 270 gros-porteurs. Elle a suspendu ses activités fin mars et annoncé l’arrêt de ses vols, confrontée à la pandémie.

Deux semaines plus tard, la compagnie a repris des opérations limitées et s’est concentrée sur les vols de rapatriement d’étrangers bloqués aux Émirats.

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« Je pense que d’ici 2022-2023, 2023-2024, nous verrons probablement les choses revenir à un certain degré de normalité et Emirates exploitera son réseau tel qu’il était », a déclaré lundi son PDG, Tim Clark, en visioconférence pendant le salon de l’Arabian Travel Market, consacré au tourisme.

Dimanche, Emirates a annoncé des suppressions d’emplois sans préciser l’ampleur de ce plan social.

« C’est une mesure que nous nous devions de prendre. Nous ne pouvons pas laisser nos employés sans rien faire pendant si longtemps. Nous devons donc malheureusement en laisser partir certains », a commenté Tim Clark.

Emirates –qui a enregistré une hausse de 21 % de ses bénéfices pour l’exercice annuel s’achevant en mars– espérait reprendre ses activités dès la seconde moitié du mois de mai, a précisé le PDG.

Mais les conditions ne se sont pas suffisamment améliorées pour le permettre, et cela a eu un impact sur la compensation des coûts liés à la pandémie, a-t-il ajouté.

Tim Clark, dont la retraite prévue en juin a été reportée, a estimé que certaines compagnies pourraient ne pas survivre à la crise.

« Je ne suis pas optimiste quant au fait que certains des transporteurs représentés ici aujourd’hui, qui ont déjà été renfloués de manière significative, vont passer les prochains mois », a-t-il dit, ajoutant que les six à neuf prochains mois seront « difficiles ».

« Nous n’avons jamais connu une situation aussi épouvantable […] Il s’agit d’un changement structurel énorme pour notre industrie », a poursuivi le PDG de longue date d’Emirates.

L’Association internationale du transport aérien (IATA) a estimé que les compagnies aériennes mondiales perdront 314 milliards de dollars en recettes en 2020, soit une chute de 55 % par rapport à 2019.

« Nous devons nous remettre sur pied le plus rapidement possible », a déclaré Tim Clark, dont la compagnie a commandé 30 Boeing 787, 126 Boeing 777X ainsi que 50 Airbus A350-900 et quelques Airbus A-380.

Mais « nous sommes loin d’être confiants sur le fait que […] notre trésorerie, notre bénéfice nous permettra de pouvoir deviner que nous achèterons une centaine de ça ou une centaine de ceci », a-t-il ajouté, évoquant de nouvelles commandes d’avions.

L’industrie aérienne est dans « un état très critique et fragile » et fait face à des « problèmes importants de trésorerie. »

« La réalité aujourd’hui, c’est que, comme pour toutes les compagnies aériennes, tous les paris sont ouverts […] Vous devez repenser vos priorités et l’une d’elle est de survivre », dit-il. 

6 years ago
Des ouvriers attendent avant de se faire dépister pour le coronavirus, à Rabat, le 27 mai 2020 (AFP)
Des ouvriers attendent avant de se faire dépister pour le coronavirus, à Rabat, le 27 mai 2020 (AFP)

Les autorités marocaines ont lancé lundi une application mobile de traçage des contacts par smartphone pour lutter contre la propagation de la maladie COVID-19, a annoncé le ministère de la Santé dans un communiqué.

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Cette application baptisée « Wiqaytna » (notre protection) utilise une technologie Bluetooth (communication entre appareils électroniques situés à proximité), avec un usage « volontaire », selon la même source.

L’application « envoie une notification à l’utilisateur en cas de proximité physique prolongée avec un autre utilisateur positif au COVID-19 et permet au ministère de la Santé de faire « une évaluation du risque d’exposition », puis le cas échéant, d’entrer en contact avec le cas notifié, selon la même source.

Le Maroc, qui compte 35 millions d’habitants, a multiplié les dépistages ces derniers jours, avec environ 208 366 tests menés, 7 819 cas officiellement détectés et 205 morts, selon le bilan publié lundi.

L’application « Wiqaytna » qui s’inspire d’une technologie utilisée à Singapour a été validée par la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP), un organisme officiel qui a conditionné son utilisation à plusieurs mesures de protection des données privées.

Différents pays se sont dotés ces dernières semaines de systèmes de traçage, avec parfois des débats très vifs sur leur compatibilité avec les libertés individuelles.

À Singapour, l’application gouvernementale « TraceTogether » lancée mi-mars a connu un succès mitigé, avec un faible nombre d’utilisateurs (1,5 million de personnes, soit à peine un quart de la population) et donc une efficacité limitée.

Au Maroc, la stratégie autoritaire adoptée pour limiter la contagion, – confinement obligatoire, déplacements limités, contrôles policiers fréquents– suscite une adhésion assez forte de la population, selon les indicateurs officiels. 

La prolongation du confinement obligatoire au 10 juin prochain, pour une durée totale d’environ 10 semaines, a cependant suscité des réserves. Dans les faits, beaucoup ont recommencé à retrouver une vie normale ces derniers jours.

6 years ago
La corniche de Beyrouth, le 25 mai 2020 (AFP)
La corniche de Beyrouth, le 25 mai 2020 (AFP)

Si le pire est passé, clamer la victoire contre le nouveau coronavirus serait prématuré, a déclaré lundi à l’AFP le ministre libanais de la Santé, alors que le Liban amorce une nouvelle phase de déconfinement.

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« Je pense que le pire […] est désormais derrière nous, mais nous devons rester vigilants et prendre des mesures dans toutes les régions », a déclaré Hamad Hassan.

Selon les chiffres officiels, le Liban a enregistré 1 233 cas depuis le début de la pandémie et seulement 27 décès pour six millions d’habitants.

Le nombre de décès est environ dix fois inférieur à ceux de pays aux populations comparables, comme Israël, la Norvège ou les Émirats arabes unis.

Après avoir instauré le confinement mi-mars, le gouvernement a annoncé dimanche un nouvel assouplissement des restrictions, repoussant notamment le début du couvre-feu nocturne de 19 h 00 (16 h 00 GMT) à minuit. 

« Il est encore trop tôt pour crier victoire mais nous avons marqué des points contre ce virus », a déclaré Hamad Hassan depuis son domicile de Baalbek, dans l’est du pays.

La plupart des nouveaux cas recensés sont des rapatriés de la vaste diaspora libanaise, d’après les chiffres du ministère de la Santé.

Le Liban envisage désormais « des voyages médicaux pour aider certains pays si nécessaire », a affirmé Hamad Hassan.

Les médias libanais ont largement encensé le gouvernement libanais, dont Hamad Hassan, pour sa gestion de la crise sanitaire dans un pays où le secteur de la santé publique était déjà en crise avant la pandémie et où la déliquescence de l’État a longtemps été la norme.

Le confinement a aggravé une situation déjà désastreuse au Liban, pays lourdement endetté et qui subit sa pire crise économique depuis trois décennies.

Le gouvernement libanais a annoncé en mars le premier défaut de paiement de son histoire et négocie à l’heure actuelle une aide d’environ 11 milliards de dollars (9,88 milliards d’euros) avec le Fonds monétaire international.

6 years ago
La réouverture du Bazar intervient dans le cadre d’un allègement des plupart des restrictions imposées en Turquie (AFP)
La réouverture du Bazar intervient dans le cadre d’un allègement des plupart des restrictions imposées en Turquie (AFP)

L’emblématique Grand Bazar d’Istanbul, fermé depuis le 23 mars, a rouvert lundi alors que la Turquie levait la plupart des restrictions imposées pour endiguer la propagation du coronavirus, selon des correspondants de l’AFP. 

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Le Bazar, qui accueille quelque 3 000 boutiques et 30 000 commerçants émerge ainsi de la plus longue fermeture dans près de six siècles d’existence,, en dehors des catastrophes naturelles et des incendies.

Chaque mercredi dans les semaines précédant cette réouverture, des nettoyeurs ont aspergé les sols, les colonnes et les murs du Bazar de désinfectant pour répondre aux règles d’hygiène imposées par les autorités.

La réouverture du marché couvert s’est faite dans le cadre de règles strictes édictées par le ministère de la Santé: le port du masque sera obligatoire et un nombre limité de clients sera accepté dans les boutiques.

Ce marché couvert, un des plus grands du monde, accueillait avant sa fermeture quelque 150 000 personnes par jour, essentiellement des touristes.

La réouverture du Bazar intervient dans le cadre d’un allègement des plupart des restrictions imposées en Turquie pour lutter contre le nouveau coronavirus, qui a fait plus de 4 500 morts sur près de 164 000 cas officiellement recensés dans le pays.

Ainsi bibliothèques, restaurants et crèches ont pu rouvrir lundi et les déplacements entre les principales villes du pays, interdits ou restreints depuis deux mois, sont à nouveau autorisés.

La Turquie avait déjà commencé à lever certaines mesures ces dernières semaines, autorisant par exemple la réouverture des centres commerciaux et des salons de coiffure.

Le confinement des personnes âgées de plus de 65 ans et celles de moins de 18 a toutefois été maintenu jusqu’à nouvel ordre.

Les bars et discothèques restent également fermés. Les concerts seront autorisés seulement en plein air.

6 years ago
Des Iraniens visitent le sanctuaire du Shah Abdol-Azim, à Téhéran, le 25 mai 2020 (AFP)
Des Iraniens visitent le sanctuaire du Shah Abdol-Azim, à Téhéran, le 25 mai 2020 (AFP)

L’Iran a annoncé lundi près de 3 000 nouvelles contaminations au nouveau coronavirus au cours des dernières 24 heures, soit la plus forte hausse enregistrée depuis deux mois dans le pays.

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« Les gens semblent penser que le coronavirus est terminé » mais il est « loin de l’être » et « nous pourrions assister à tout moment à un [autre] pic dangereux », a mis en garde le ministre de la Santé Saïd Namaki, dans une interview télévisée. 

D’après le porte-parole du ministère, Kianouche Jahanpour, 2 979 nouveaux cas ont été enregistrés, ce qui porte le bilan total des malades du COVID-19 à 154 445.

Le virus a en outre fait 7 878 morts dans la République islamique, dont 81 ces dernières 24 heures.

Les provinces du Hormozgan (sud), de Kermanshah (ouest) et du Sistan-Balouchistan (sud-est) connaissent actuellement une résurgence d’infections, a indiqué Saïd Namaki.

La moitié des victimes enregistrées ces dernières 24h ont été localisées dans trois provinces, a-t-il ajouté, sans les nommer.

« Si cela continue, le nombre de morts pourra revenir à trois chiffres. »

Le nombre de nouveaux cas enregistrés en Iran a connu une hausse quasi constante depuis le 2 mai, date à laquelle le pays avait annoncé avoir atteint un plus bas en deux mois.

D’après certains experts étrangers mais aussi plusieurs responsables iraniens, les chiffres du gouvernement sont largement sous-estimés.

« Si cela continue, le nombre de morts pourra revenir à trois chiffres »

Saïd Namaki, ministre de la Santé

Les autorités sanitaires ont à plusieurs reprises alerté sur la situation dans la province du Khouzestan, dans le sud-ouest du pays.

Le Khouzestan reste classé rouge – plus haut niveau de risque selon le code couleur établi par les autorités–, et est la seule province où ont été réimposées des mesures de confinement pour lutter contre l’épidémie. 

« Nous avons imploré les gens de ne pas organiser de mariages ou des funérailles mais ils n’ont pas écouté », notamment dans le Khouzestan, a déclaré Saïd Namaki.

6 years ago
Les Émirats arabes unis ont jusqu’à présent enregistré plus de 34.000 cas de contamination dont 264 décès.
Les Émirats arabes unis ont enregistré plus de 34 000 cas de contamination dont 264 décès (AFP)

Abou Dhabi, la plus importante des composantes de la fédération des Émirats arabes unis, a décidé dimanche de s’isoler pendant une semaine pour lutter contre la pandémie du nouveau coronavirus.

À partir de mardi, personne ne sera admis dans l’émirat d’Abou Dhabi, capitale de la fédération, sans un permis spécial, selon une annonce des autorités.

Ces autorités ont imposé « une interdiction d’entrer et de sortir de l’émirat » à partir du 2 juin, a tweeté dimanche le bureau des médias d’Abou Dhabi.

Il a ajouté que les résidents de l’émirat sont autorisés à se déplacer librement dans leur propre région entre 6 h et 22 h.

Les centres commerciaux, les restaurants et les plages des hôtels sont autorisés à rouvrir dès lundi à un taux de 40 % de leur capacité, a déclaré le bureau des médias.

Les activités de plein air, telles que l’équitation, le cricket, le cyclisme, le golf et la voile sont désormais également autorisées.

Les autorités n’ont pas précisé la raison d’une telle décision, ni les chiffres spécifiques de cas et de morts à Abou Dhabi.

En début de semaine, l’émirat voisin de Dubaï a décidé de lever les restrictions imposées aux entreprises commerciales et de raccourcir le couvre-feu nocturne.

6 years ago
Le gouvernement a prolongé jeudi ses strictes mesures de confinement dans la presque totalité du pays jusqu’au 13 juin afin d’enrayer la pandémie qui a fait 630 morts
Le gouvernement algérien a prolongé jeudi ses strictes mesures de confinement dans la presque totalité du pays jusqu’au 13 juin, afin d’enrayer la pandémie qui a fait 630 morts (AFP)

Les députés algériens ont adopté dimanche le projet de loi de finances complémentaire pour tenter de contrer les effets de l’effondrement des cours du pétrole sur fond de propagation de la pandémie de COVID-19, a rapporté l’agence officielle APS.

L’effondrement des prix pétroliers bouscule l’agenda du pouvoir algérien
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Le gouvernement algérien avait déjà décidé début mai de réduire de moitié le budget de fonctionnement de l’État face à la grave crise financière qui menace le pays en raison de la chute des prix du pétrole.

Le projet de loi de finances complémentaire prévoit une baisse des recettes budgétaires à 5 395,8 milliards de dinars (environ 38 milliards d’euros) contre 6 289,7 mds (44 mds EUR) dans la loi de finances initiale 2020, selon l’APS. 

Les dépenses budgétaires seraient aussi en baisse à 7 372,7 mds de dinars (51,6 mds EUR) contre 7 823,1 mds DA (54,8 mds EUR) dans la loi de finances initiale.

Le déficit budgétaire devrait atteindre 1 976,9 mds DA (13,8 mds d’EUR), soit -10,4 % du PIB, contre 1 533,4 mds (environ 10,7 mds d’EUR) (-7,2 % du PIB).

Compte tenu de l’effondrement des cours du brut ces derniers mois, le prix de référence du baril de pétrole a été revu nettement à la baisse de 50 à 30 dollars (de 45 à 27 euros) dans le projet de la loi de finances complémentaire. 

Les exportations d’hydrocarbures devraient atteindre 17,7 milliards de dollars (environ 15,9 mds EUR) à la fin de l’année 2020 contre 35,2 milliards (31,6 mds EUR) prévues dans la loi des finances 2020.

L’Algérie est tout particulièrement exposée aux fluctuations du prix du baril du fait de sa dépendance à la rente pétrolière – qui représente plus de 90 % de ses recettes extérieures–,et de la faible diversification de son économie.

Selon des prévisions du FMI, ce pays devrait connaître une récession en 2020 (-5,2 %) ainsi qu’un déficit budgétaire parmi les plus élevés de la région en raison de la crise pétrolière et de la pandémie de nouveau coronavirus. 

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a exclu, au nom de la « souveraineté nationale », de contracter des prêts auprès du FMI et des organismes financiers internationaux.

6 years ago
Des enfants palestiniens sont photographiés devant leurs cabanes, dans le camp de réfugiés Al-Shati, à Gaza, le 15 mai 2020 (AFP)
Des enfants palestiniens sont photographiés devant leur logement de fortune dans le camp de réfugiés d’al-Shati, à Gaza, le 15 mai 2020 (AFP)

Le nombre de familles pauvres pourrait doubler cette année en Cisjordanie en raison de la pandémie de COVID-19 qui menace les finances publiques et l’emploi dans les territoires palestiniens, souligne la Banque mondiale dans une étude rendue publique lundi.

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Jusqu’à présent, les territoires palestiniens occupés ont été relativement épargnés par la pandémie avec un total de 447 cas et trois morts recensés parmi les quelque cinq millions d’habitants de la Cisjordanie occupée et de la bande de Gaza

Mais comme ailleurs dans le monde, la crise a plombé l’activité économique au moment où les autorités locales sont sous pression pour accroître les mesures sanitaires et de relance économique.

« Avant même la pandémie de COVID-19, environ le quart des Palestiniens vivait sous le seuil de pauvreté, soit 53 % à Gaza et 14 % en Cisjordanie. Selon des estimations préliminaires, le nombre de foyers pauvres devrait passer à 30 % en Cisjordanie et 64 % à Gaza », note la Banque mondiale dans son rapport.

L’impact devrait être plus important en Cisjordanie car des dizaines de milliers de Palestiniens qui y vivent travaillent en Israël, aussi touché par la crise. Or en raison de la pandémie, le nombre de ces travailleurs a chuté, ce qui contribue à une « réduction significative » de leur apport financier.   

Après des semaines d’interdiction d’entrer en Israël pour cause de virus, des milliers de travailleurs de Cisjordanie ont été autorisés début mai à y revenir dans le cadre d’une politique de redémarrage progressif de l’économie locale. 

Selon un accord entre Israël et l’Autorité palestinienne, 40 000 des quelque 100 000 travailleurs ont ainsi été autorisés à s’y rendre. Et dimanche, ce nombre est passé à un peu plus de 60 000, selon les autorités israéliennes.

Mais « à ce stade, il n’est pas possible de savoir combien de temps cela prendra à l’économie pour se remettre des mesures de confinement », souligne la Banque mondiale, qui table sur une contraction du PIB dans les territoires palestiniens oscillant entre 7,6 et 11,2 % cette année.

Cette situation pèsera aussi sur le budget palestinien avec un manque à gagner de 1,5 milliard de dollars (environ 1,3 milliard d’euros) prévu cette année, soit près du double par rapport à l’an dernier.

La situation devrait ainsi devenir « de plus en plus difficile » pour l’Autorité palestinienne qui verra ses revenus diminuer mais ses dépenses de santé augmenter, note la Banque mondiale. 

Dans ce contexte, et pour relancer l’emploi dans le secteur local des technologies, la Banque mondiale plaide pour des mesures visant à relancer la filiale de la téléphonie mobile dans les territoires palestiniens, où prévaut la 3G (en Cisjordanie) et la 2G (à Gaza), alors que d’autres économies de la région s’apprêtent à adopter la 5G.

6 years ago
Des Marocains portant des masques de protection sont photographiés, à Casablanca, le 28 mai 2020 (AFP)
Des Marocains portant des masques de protection sont photographiés, à Casablanca, le 28 mai 2020 (AFP)

Librairies et kiosques de presse rouverts, restaurants de nouveau autorisés à livrer: après dix semaines de confinement, Casablanca retrouve un peu de son effervescence avant même la levée officielle des restrictions liées à la pandémie de nouveau coronavirus, attendue le 10 juin. 

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Postés devant un restaurant italien branché de « Casa », une dizaine de livreurs masqués discutent joyeusement dans l’attente d’une commande.

« Les restaurants ont commencé à ouvrir hier (mercredi) et les commandes ont explosé », témoigne Hamza Cheman, un livreur de 27 ans.

Depuis l’instauration de l’état d’urgence sanitaire mi-mars, ce dernier effectuait surtout des livraisons pour des supermarchés.

« Nous avons commencé par un service de livraison, en attendant qu’on nous dise quoi faire », dit, entre deux commandes, le patron du restaurant Mohamed el Ghaldy qui assure avoir « fait un grand ménage et désinfecté les lieux » avant de rouvrir. 

Car si l’état d’urgence et le confinement général ont été officiellement prolongés jusqu’au 10 juin, le Maroc est en réalité entré dans « une zone grise », avec une reprise « secteur par secteur », à la discrétion des autorités, admet sous couvert d’anonymat un haut fonctionnaire joint par l’AFP. 

« Improvisation »

« On ne sait pas vraiment ce qui va rouvrir ou pas », concède le haut fonctionnaire en évoquant la préparation « de listes » par les différents ministères, avec des « consignes sanitaires sectorielles » et une « remise en route progressive pilotée par les autorités locales ».

« Le Maroc entame le déconfinement sans l’annoncer officiellement », résumait jeudi le site d’information Médias 24.

La situation sanitaire est « aujourd’hui très maitrisée », a affirmé jeudi le ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb, devant le Parlement. « Les foyers de contamination dans des endroits fermés sont maîtrisés […]. On peut commencer à parler d’un allègement des mesures de confinement. »

« La clientèle revient petit à petit, elle est heureuse de nous retrouver »

Boulahsen Brahim, un libraire

Le Syndicat national des commerçants et des professionnels (SNCP) a pour sa part pointé des « décisions contradictoires et surprenantes concernant la reprise de l’activité » en déplorant une politique d’ « improvisation ». 

Mardi, kiosques de presse et librairies ont été autorisés à rouvrir. Certains commerces ont également repris leurs activités après que les autorités ont vivement recommandé aux Marocains de reprendre le travail, sans préciser dans quels secteurs.

De nombreux salariés ont ainsi déjà rejoint leurs postes et les fonctionnaires retrouvé le chemin des administrations. 

Les déplacements interurbains ont également été assouplis avant la reprise progressive lundi des liaisons ferroviaires.

Mais les contrôles policiers subsistent et les frontières restent fermées, tout comme les mosquées, les écoles, ou les plages. 

Air de liberté

À Casablanca, la capitale économique du royaume, le vrombissement des voitures se fait à nouveau entendre et la pollution retrouve ses droits. Et même si dans certains quartiers la vie ne s’est jamais totalement arrêtée, les Casablancais savourent un nouvel air de liberté.

Dans le quartier commerçant de Maarif, à quelques encablures des tours jumelles Twin Center, emblème de la ville, des badauds se promènent.

« La clientèle revient petit à petit, elle est heureuse de nous retrouver », sourit Boulahsen Brahim, dans sa vieille librairie. Un de ses employés accroche sur la devanture des affiches rappelant les mesures sanitaires.  

« Mais la majorité des clients ne savent pas qu’on a rouvert », ajoute le quinquagénaire.

« La fréquentation reste très faible » et devrait entrainer « une baisse de trésorerie de 50 % les prochains mois ».

« Nous avons rouvert hier mais la clientèle n’est pas encore au rendez-vous », confirme Zouhair Boutkourait, 30 ans, qui possède une parfumerie dans le quartier.

Les deux premiers mois de confinement ont coûté au Maroc six points de produit intérieur brut (PIB), soit une perte d’un milliard de dirhams (environ 930 millions d’euros) pour chaque jour de confinement, selon le ministère de l’Économie. 

Les milieux économiques ont ainsi plaidé ardemment pour une relance rapide des activités, sans prolongation du confinement.

Beaucoup de commerces gardent toutefois le rideau baissé. Le marché de gros de poissons a été fermé cette semaine après détection d’un foyer de contamination, selon la presse locale.

Le Maroc a officiellement enregistré 7 697 cas de nouveau coronavirus et 202 morts pour 35 millions d’habitants. Casablanca, ville la plus densément peuplée du pays, a été la plus touchée avec 32,6 % des cas, selon des statistiques officielles.

6 years ago
L’épidémie de nouveau coronavirus a fait près de 4 500 morts en Turquie sur un total de quelque 160 000 cas (AFP)
L’épidémie de nouveau coronavirus a fait près de 4 500 morts en Turquie sur un total de quelque 160 000 cas (AFP)

Plusieurs milliers de croyants ont pris part vendredi à des prières collectives organisées dans des mosquées en Turquie, après plus de deux mois d’interdiction dans le cadre des mesures visant à endiguer la pandémie de coronavirus.

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Sur le parvis de la célèbre Mosquée Bleue à Istanbul, plusieurs centaines de fidèles, masque sur le visage, ont prié sur de petits tapis disposés sur le sol à un mètre les uns des autres, a constaté un photographe de l’AFP.

Non loin de là, à la mosquée Fatih, plusieurs milliers de personnes ont prié à l’intérieur et devant le lieu de culte, des chats se promenant entre les rangées de fidèles.

Des employés municipaux distribuaient du gel désinfectant et des tapis de prière jetables pendant qu’un haut-parleur répétait en boucle les messages de prévention : bien garder les masques et respecter les distances de sécurité.

« J’ai attendu ce moment pendant si longtemps, j’ai beaucoup prié », a déclaré à l’AFP Gülçek Uyanik, 55 ans. 

« Cela m’avait manqué, j’avais l’habitude de venir prier ici tout le temps. Cela faisait deux mois, les mosquées nous ont manqué », a dit Asum Tekif, 50 ans.

Dans d’autres villes, des fidèles ont célébré le vendredi, jour sacré pour les musulmans, en priant sur des places de marché ou dans des stades, selon les médias turcs.

Les prières collectives avaient été temporairement interdites le 17 mars dans le cadre de mesures prises pour enrayer la propagation du nouveau coronavirus en Turquie.

Mais le gouvernement turc, qui affirme avoir maîtrisé l’épidémie, a assoupli les restrictions ces dernières semaines.

Jeudi, le président Recep Tayyip Erdoğan a annoncé la réouverture à partir de lundi des restaurants, cafés et bibliothèques.

6 years ago
Un boucher reçoit un masque distribué par des bénévoles de la société civile, à Alger, le 21 mai 2020 (AFP)
Un boucher reçoit un masque distribué par des bénévoles de la société civile, à Alger, le 21 mai 2020 (AFP)

Le gouvernement algérien a prolongé jeudi ses strictes mesures de confinement dans la presque totalité du pays jusqu’au 13 juin, en exhortant la population à « poursuivre sa mobilisation citoyenne » afin d’enrayer la pandémie de COVID-19 qui a fait 630 morts.

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« Le gouvernement a décidé de maintenir le confinement partiel à domicile jusqu’au 13 juin prochain » dans 44 des 48 wilayas (préfectures) d’Algérie, selon un communiqué des services du Premier ministre.

Le confinement est totalement levé  dans les quatre autres préfectures, dont trois dans l’extrême sud désertique du pays, précise le communiqué.

Les mesures de confinement se traduisent par un couvre-feu de 17h00 à 07h00 (16 h 00-06 h 00 GMT) dans les neuf wilayas les plus touchées, dont Alger et Oran, et de 14 h 00 à 07 h 00 dans les autres.

Les Algériens ont passé le  Ramadan et les fêtes de l’Aid al-Fitr, qui célèbre la fin du mois de jeûne, confinés.

Le port du masque sanitaire est obligatoire depuis dimanche et les contrevenants sont condamnés à de fortes amendes.

Depuis le 19 mars, les autorités ont interdit les regroupements et suspendu tous les moyens de transport en commun publics et privés à l’intérieur des villes et entre les provinces, ainsi que le trafic ferroviaire.

La fermeture des établissements scolaires et universitaires, des stades et des mosquées ainsi que de nombreux commerces, comme les cafés et les restaurants et les salles des fêtes, reste en vigueur.

Jeudi, le tribunal d’Oran (nord-ouest) a placé cinq  personnes sous contrôle judiciaire pour avoir organisé une soirée artistique en violation des dispositions de prévention.

Selon le Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie, 9 000 cas de contamination ont été officiellement recensés en Algérie, dont 630 décès, depuis l’enregistrement du premier cas le 25 février.

En dépit de la décision de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de suspendre les essais cliniques, l’Algérie a décidé de poursuivre l’utilisation de l’hydroxychloroquine dans le traitement contre le coronavirus.