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Coronavirus : suivez l’actualité dans la région MENA

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Coronavirus : suivez l’actualité dans la région MENA
L’épidémie du nouveau coronavirus bouleverse une région déjà sous tension. Suivez sur ce fil les derniers développements au Maghreb et au Moyen-Orient

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6 years ago
Une famille dans marché de la capitale yéménite Sanaa, le 20 mai 2020 (AFP)
Une famille dans marché de la capitale yéménite Sanaa, le 20 mai 2020 (AFP)

Plusieurs responsables de l’ONU et de ses agences ont lancé jeudi un appel à un soutien urgent au Yémen où la situation est de plus en plus alarmante face à la progression de la pandémie de COVID-19.

« Deux catastrophes à la fois » : le Yémen face à la réduction des aides et au coronavirus
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« Nous sommes de plus en plus inquiets » alors que « nous avons les capacités » de stabiliser la grave crise humanitaire qui touche le pays, ont souligné lors d’un entretien avec des journalistes ces responsables issus entre autres du département des Affaires humanitaires de l’ONU, de l’Unicef, du Programme alimentaire mondial ou de l’Organisation mondiale de la santé.

« Ce que nous n’avons pas c’est l’argent et nous demandons aux donateurs d’être généreux et de payer leurs engagements rapidement », ont-ils ajouté, en évoquant la perspective d’une conférence de donateurs co-organisée le 2 juin par l’Arabie Saoudite et l’ONU.

Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les Affaires humanitaires, Mark Lowcock a précisé rechercher jusqu’à la fin de l’année pour le Yémen 2,4 milliards de dollars, dont 180 millions pour la lutte contre la pandémie.

« Le Yémen a un besoin désespéré d’aide », a fait valoir Muhannad Hadi du Programme alimentaire mondial, tandis que la directrice de l’Unicef, Henrietta Fore, évoquait un « désastre majeur ». Plus de 12 millions d’enfants à travers le pays ont besoin d’une aide humanitaire.

Avant la pandémie, deux millions d’enfants étaient privés d’école. Avec le COVID-19, cinq millions d’enfants supplémentaires vont la quitter, a-t-elle précisé.

https://www.youtube.com/watch?v=dyO0OMXf49A&feature=emb_title

Selon l’ONU, « le COVID-19 se propage rapidement à travers le pays, déjà confronté à la plus grande crise humanitaire au monde, provoquée par un conflit qui ne faiblit pas ». Officiellement, 50 morts dues à la pandémie ont été recensées et la contamination touche 10 des 22 gouvernorats.

« Mais les tests et les rapports restent limités et il est probable que la majorité des régions du pays soient déjà touchées si ce n’est pas toutes », estime l’ONU.

Le Yémen est en proie à une guerre meurtrière depuis 2014 entre les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran et qui contrôlent plusieurs régions du pays dont la capitale Sanaa, et le gouvernement appuyé par la coalition menée par l’Arabie saoudite à partir de 2015.

Ce conflit a provoqué la pire crise humanitaire dans le monde, selon les Nations unies, et suscité l’effondrement des infrastructures sanitaires locales.

6 years ago
Opération de désinfection du Grand Bazar d’Istanbul, le 28 mai 2020 (AFP)
Opération de désinfection du Grand Bazar d’Istanbul, le 28 mai 2020 (AFP)

Réouverture des plages, des restaurants et des bibliothèques : le président turc Recep Tayyip Erdoğan  a annoncé jeudi la levée prochaine de la plupart des mesures prises pour lutter contre la pandémie de coronavirus, sauf pour les seniors.

Erdoğan sous pression face à l’accélération de l’épidémie
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Les déplacements entre les principales villes du pays, interdits ou restreints depuis deux mois, seront à nouveau autorisés à partir de lundi, a annoncé Recep Tayyip Erdoğan lors d’une adresse à la nation à l’issue d’un conseil des ministres.

À partir de cette même date, les bibliothèques, restaurants et crèches pourront rouvrir, a poursuivi le président turc, de même que les plages et les parcs, au moment où le secteur du tourisme, durement impacté par la pandémie, tente de se relancer.

La plupart de ces mesures avaient été mises en place au mois de mars, lorsque l’épidémie de nouveau coronavirus a touché la Turquie avant de s’étendre.

Le chef de l’État turc a néanmoins indiqué que le confinement des personnes âgées de plus de 65 ans et celles de moins de 18 ans serait maintenu « pendant encore un certain temps ».

Les bars et discothèques resteront également fermés. Les concerts seront autorisés en plein air, a-t-il ajouté.

« Trois mots sont devenus essentiels : masque, distance, propreté », a martelé Recep Tayyip Erdoğan.

La Turquie avait déjà commencé à lever certaines mesures ces dernières semaines, autorisant par exemple la réouverture des centres commerciaux et des salons de coiffure.

Lundi, le Grand Bazar d’Istanbul, l’un des plus grands marchés couverts du monde et une attraction touristique majeure, doit lui aussi rouvrir ses portes après plus de deux mois de fermeture.

« Trois mots sont devenus essentiels : masque, distance, propreté »

Recep Tayyip Erdoğan

En outre, plusieurs mosquées à travers le pays organiseront vendredi des prières collectives pour la première fois depuis mi-mars.

L’épidémie de nouveau coronavirus a fait près de 4 500 morts en Turquie sur un total de quelque 160 000 cas, selon le bilan officiel.

6 years ago
EI
Le groupe État islamique a été vaincu, mais n’a pas été éradiqué (AFP)

Les ministres des Affaires étrangères des pays membres de la coalition contre le groupe État islamique (EI) vont tenir une rencontre virtuelle le 4 juin pour coordonner leurs actions parfois perturbées par la pandémie de COVID-19.

Des réseaux aux territoires, l’EI a tout pour de nouveau prospérer
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La visioconférence sera présidée par le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo et son homologue italien Luigi Di Maio, a annoncé mercredi le département d’État américain dans un communiqué.

Les ministres et représentants des 82 pays et organisations membres discuteront « des prochaines étapes de la campagne pour parvenir à une défaite durable de l’EI », a-t-il ajouté, réaffirmant la « détermination » de la coalition « à voir ses ennemis détruits ».

Il s’agira aussi d’évoquer la continuité de sa mission, « tout en gérant les défis auxquels la coalition est confrontée en raison de la pandémie de COVID-19 », selon la diplomatie américaine.

Le président des États-Unis Donald Trump a déclaré l’an dernier la défaite du « califat » instauré par l’EI sur un vaste territoire à cheval sur la Syrie et l’Irak. 

Et le chef du groupe à l’origine d’une vague d’attentats notamment en Europe, Abou Bakr al-Baghdadi, a trouvé la mort dans un raid des forces spéciales américaines en octobre.

Mais le groupe État islamique n’a pas disparu pour autant et ses déclinaisons locales sont aussi toujours actives ailleurs, en Afrique comme en Afghanistan.

6 years ago
Des infirmières s'habillent avec un équipement de protection individuelle, dans un hôpital, à Istanbul, le 8 mai 2020 (AFP)
Des infirmières s'habillent avec un équipement de protection individuelle, dans un hôpital, à Istanbul, le 8 mai 2020 (AFP)

Lorsque le nombre de cas de nouveau coronavirus s’est mis à exploser en Turquie en avril, nombreux sont ceux qui redoutaient un scénario « à l’italienne », avec des hôpitaux débordés et une mortalité élevée.

Erdoğan sous pression face à l’accélération de l’épidémie
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Et même si le gouvernement avait très tôt fermé les écoles, les mosquées et les espaces publics, le président Recep Tayyip Erdoğan était critiqué pour son refus d’imposer un confinement total afin de ménager la fragile économie.

Mais moins d’un mois plus tard, la Turquie affirme avoir maîtrisé l’épidémie, mettant en avant un taux de mortalité remarquablement bas. Et elle a commencé à assouplir les mesures restrictives.

Depuis l’apparition du premier malade officiellement testé positif au COVID-19, la Turquie a enregistré environ 160 000 cas et moins de 4 500 morts, soit un taux de mortalité de 2,8 %.

Ce taux est inférieur à celui des pays voisins, comme la Grèce (6 %), l’Iran (5,4 %) et l’Irak (3,5 %), selon l’université américaine John Hopkins, qui s’appuie sur les chiffres officiellement communiqués par ces pays.

Les autorités mettent cette faible mortalité sur le compte de mesures strictes visant à protéger les seniors et des infrastructures de santé performantes.

Pour le docteur Cevdet Erdöl, recteur de l’Université des Sciences de la Santé et ancien député du parti de Recep Tayyip Erdoğan, l’AKP (islamo-conservateur), le système de santé a connu une « profonde transformation » au cours des 20 dernières années.

« Crier victoire »

Les hôpitaux construits récemment « ont des chambres conçues pour accueillir un patient, deux tout au plus », ajoute-t-il, expliquant que ces espaces peuvent facilement être reconvertis pour accueillir des personnes contaminées en période d’épidémie.

« La situation est globalement sous contrôle », s’est réjoui lundi le porte-parole de Recep Tayyip Erdoğan, Ibrahim Kalin, dans une interview à France 24.

« Je pense qu’il n’est pas approprié de crier victoire au sujet d’un phénomène qui a causé la mort de tant de personnes »

Kayihan Pala, membre de la TTB

Mais d’autres en Turquie rejettent toute autosatisfaction, relevant l’opacité des chiffres publiés quotidiennement par le gouvernement.

Kayihan Pala, membre du groupe de travail sur le coronavirus au sein de la principale association de médecins en Turquie, la TTB, estime que si le gouvernement a initialement bien réagi face à la pandémie, « le processus n’a pas été transparent ».

« Je pense qu’il n’est pas approprié de crier victoire au sujet d’un phénomène qui a causé la mort de tant de personnes », dit-il à l’AFP.

Selon lui, Ankara ne suit pas les critères de l’Organisation mondiale de la santé pour compter les décès, ne recensant que les personnes qui avaient été testées positives au COVID-19 avant de mourir.

Seniors sous cloche

Les autorités turques affirment par ailleurs que leur succès face à l’épidémie s’explique aussi par le fait que les personnes âgées de plus de 65 ans et celles souffrant de maladies chroniques ont très tôt été strictement confinées.

Dans une analyse publiée par l’Institut Montaigne, les chercheurs turcs Evren Balta et Soli Özel isolent notamment le soin particulier accordé aux personnes âgées comme facteurs expliquant le faible taux de mortalité en Turquie.

Ils rappellent par exemple que les seniors vivent traditionnellement avec leur famille, et que « placer un parent dans une maison de retraite est culturellement tabou ».

Ankara affirme par ailleurs ne pas avoir connu de pénurie de matériel et a même fourni des équipements à d’autres pays.

Mais Kayihan Pala, de la TTB, accuse le gouvernement de ne pas avoir fourni assez d’équipements aux soignants turcs au début de la pandémie.

Critiques

Malgré des chiffres plutôt flatteurs, le gouvernement a essuyé de nombreuses critiques. Recep Tayyip Erdoğan a ainsi été accusé de privilégier l’économie en n’imposant pas un confinement total, quitte à mettre des vies en danger.

L’un des principaux syndicats turcs, le DISK, a affirmé en avril que ses membres avaient trois fois plus de chances d’être infectés que le reste de la population.

Les autorités ont privilégié une approche plus ciblée avec un confinement limité au week-end et aux jours fériés. 

La première mesure de ce type, prise en avril, n’a été annoncée que deux heures avant son entrée en vigueur, provoquant la panique de millions de Turcs qui se sont précipités en foule dans les magasins.

Le pouvoir a aussi été critiqué pour sa gestion jugée trop laxiste du retour de milliers de pèlerins de La Mecque, qui pour beaucoup n’ont pas été placés en quarantaine immédiatement.

Par Raziye Akkoç, à Ankara.

6 years ago
Des Irakiens traversent un marché de produits frais dans la ville de Bassora (AFP)
Des Irakiens traversent un marché de produits frais dans la ville de Bassora (AFP)

En Irak, acheter turc, iranien ou jordanien est la norme. Même les dattes, fruit de l’arbre emblème national du pays, viennent du Golfe. Mais le confinement décrété pour lutter contre le COVID-19 commence doucement à changer la donne.

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Amine Qassem est plutôt franc. Pour lui, la pandémie mondiale, qui a relativement épargné l’Irak avec quelque 170 morts recensés, est une aubaine.

« La crise nous a permis de faire nos preuves sur le marché irakien », se félicite l’homme qui a ouvert son usine de glaces en 2006 à Bassora, deuxième ville d’Irak dont le sous-sol renferme la majeure partie du pétrole du pays, deuxième producteur de l’Opep.

Avant, face aux produits étrangers, le « made in Iraq » n’avait aucune chance. Trop cher, en quantités trop petites, trop long à produire, le local n’avait pas tous les attraits des productions à la chaîne venues d’au-delà des frontières.

Regagner son propre marché

Mais avec ces mêmes frontières closes à l’heure du confinement planétaire, les usines irakiennes – dont le nombre a été réduit à peau de chagrin par une décennie d’embargo puis deux autres de violences et de guerres à répétition – ont finalement pu tirer leur épingle du jeu.

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« On a réussi à regagner des marchés où les importations nous écrasaient », affirme à l’AFP Amine Qassem dont les 3 000 employés empaquettent chaque heure 144 000 cônes, esquimaux et autres cornets glacés envoyés par palettes ailleurs en Irak. 

Et même à augmenter les marges, ajoute l’entrepreneur qui n’a plus besoin « de casser les prix face aux glaces iraniennes bon marché pour éviter de perdre des stocks, qui fondaient sans être vendus ».

En Irak, les chiffres sont trompeurs : si la balance commerciale est toujours largement excédentaire, c’est qu’elle est artificiellement gonflée par le pétrole. 

Ainsi en 2018, selon l’Organisation mondiale du commerce, l’Irak a exporté pour 97,2 milliards de dollars de biens et de services – mais il s’agissait de pétrole et de gaz à 98 %.

Dans le même temps, il a importé pour 70 milliards de dollars de biens et de services aussi variés que de l’électricité, des tomates, des voitures ou des poulets congelés.

Pétrole et austérité

Mais aujourd’hui, avec un prix du brut presque divisé par trois, l’Irak est au bord du gouffre financier. 

Il a déjà commencé à imposer des taxes à l’importation réclamées depuis des années par les producteurs locaux étranglés – un nouveau revenu passé de 2,5 millions de dollars pour la première moitié d’avril à 7,3 millions en mai.

Et à réduire ses achats à l’étranger : selon le Fonds monétaire international (FMI), les importations irakiennes vont passer de 92 milliards de dollars en 2019 à 81 milliards en 2021.

Irak
« La crise nous a permis de faire nos preuves sur le marché irakien », se félicite Amine Qassem (AFP)

En avril déjà, les importations chinoises avaient fondu : de près d’un milliard de dollars quatre mois plus tôt, elles ont à peine atteint 775 millions de dollars en avril, selon les chiffres de Pékin. Côté Iran, elles sont passées de 450 millions de dollars par mois à 300 millions, avec uniquement les postes-frontières avec le Kurdistan irakien rouverts, et depuis peu.

Dans ce contexte, la diversification de l’économie et la remise en route des fleurons industriels d’autrefois, pillés et saccagés au gré des guerres, sont désormais un impératif.

L’État qui ne peut plus embaucher compte sur le privé pour créer richesses et emplois. 

Hadi Aboud, lui, produit des tuyaux en plastique. Outre le secteur privé quasi-inexistant, le système bancaire balbutiant et les faibles taxes sur les importations, il doit aussi affronter des concurrents à la monnaie dévaluée – l’Iran – ou aux coûts de production minimaux – la Chine.

Pêche miraculeuse

Mais, assure l’homme aux cheveux blancs peignés soigneusement, le rebond en pleine crise du COVID-19 a été spectaculaire. Désormais, dit-il à l’AFP, « je vends des tuyaux en plastique avant même leur fabrication ». 

Avec un carnet de commandes plein et des chaînes qui ne s’arrêtent pas de mouler, sectionner et polir d’énormes cylindres fièrement siglés « Fabriqué en Irak », ce directeur d’usine ne peut que constater derrière son masque que « la situation a bien changé ».

Le changement, dans sa ville de Bassora, seule cité côtière du pays, ceux qui l’ont peut-être le plus senti, ce sont les pêcheurs et les poissonniers.

La pandémie mondiale, qui a relativement épargné l’Irak avec quelque 170 morts recensés, est une aubaine

« Il y a environ un mois, il y a eu beaucoup plus de poissons », raconte à l’AFP Mohammed Fadhel, qui tous les jours installe son stand au marché central.

« Les Koweïtiens et les Iraniens ne sortent plus », explique-t-il, donc les pêcheurs irakiens ont le Golfe et tous ses poissons pour eux tous seuls.

Résultat, dit-il, la pêche est tellement miraculeuse que le prix du kilo de zoubeidi, une daurade locale, « est passé de 20 000 à 11 000 dinars », soit de 15 à 8,5 euros.

Et il n’y a pas que dans la mer que les gagne-pains se multiplient.

Pour satisfaire la nouvelle demande, Hani Aboud a prévu de recruter : bientôt, il espère passer de 100 à 150 employés.

Par Dawood Salmane, à Bassora.

6 years ago
Un Tunisien porte un masque avec l'emblème et les couleurs du Club Africain de Tunisie, à Tunis, le 22 mai 2020 (AFP)
Un Tunisien porte un masque avec l'emblème et les couleurs du Club Africain de Tunisie, à Tunis, le 22 mai 2020 (AFP)

Le championnat tunisien de football reprendra à huis clos au mois d’août pour boucler la saison 2019-2020, après avoir été suspendu début mars en raison de la pandémie de COVID-19, a indiqué mercredi la Fédération tunisienne (FTF).

Les entraînements pourront redémarrer, également à huis clos, début juin, a précisé à l’AFP le bureau de la FTF. Mais aucune calendrier plus précis n’a été annoncé pour la reprise des matches et des entraînements qui sera « autorisée seulement pour les Ligues professionnelles I et II ».

Le lancement de la prochaine saison 2020-2021 de la Ligue I est lui prévu au mois d’octobre.

En collaboration avec le ministère tunisien de la Santé, la FTF a publié mardi un « Guide sanitaire et stratégie de reprise du football en situation pandémique COVID-19 ».

Ce document fixe les principes d’action, les dispositions d’organisation et les mesures à prendre pour assurer une reprise « sécurisée » des entraînements et des compétitions. 

Des bilans et des examens médicaux seront effectués avant la reprise et durant toute la période des compétitions. Tous les joueurs doivent s’engager à respecter les mesures de prévention et à attester avoir été informés des risques, soulignent les auteurs de ce guide.

En ce qui concerne le voisin algérien, aucune décision n’a encore été prise quant à une éventuelle reprise du championnat de foot et des autres compétitions sportives, dans l’attente d’un feu vert du gouvernement.

6 years ago
Omar el-Béchir s’est hissé au pouvoir suite à un coup d’État en 1989, se désignant lui-même président quelques années plus tard (AFP/photo d’archives)
Omar el-Béchir s’est hissé au pouvoir suite à un coup d’État en 1989, se désignant lui-même président quelques années plus tard (AFP/photo d’archives)

Les autorités soudanaises ont annoncé mercredi que trois anciens proches du président déchu Omar el-Béchir avaient été contaminés en prison par le nouveau coronavirus. 

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Ali Othman Taha, Ahmed Mohamed Haroun et Abdelrahim Mohamed Hussein sont détenus à la prison de Kober à Khartoum depuis l’éviction de Omar el-Béchir en avril 2019 à la suite d’un soulèvement populaire. Tous trois attendent d’être jugés pour corruption et pour d’autres chefs d’accusation au Soudan.

Haroun et Hussein, qui ont occupé plusieurs postes de haut rang sous le régime de Béchir, sont recherchés par la Cour pénale internationale (CPI) pour leur rôle dans le conflit sanglant au Darfour. Ils étaient tous deux des hauts dirigeants du Parti du congrès national de l’ex-président.

Mercredi, le procureur soudanais a annoncé que les trois accusés avaient été testés positifs au COVID-19, qui a contaminé jusqu’à présent 4 146 personnes et en a tué 184 au Soudan.

Haroun et Taha ont été transférés dans des centres d’isolement à Khartoum tandis que Hussein a été transféré dans un hôpital d’Omdourman, ville voisine de la capitale, selon les autorités.

Omar el-Béchir, arrivé au pouvoir par un coup d’État en 1989, est recherché depuis 2009 par la CPI pour « génocide », « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » dans le cadre du conflit au Darfour (ouest).

Depuis le début du conflit ayant éclaté au Darfour en 2003 entre le pouvoir central et des insurgés issus de minorités ethniques, 300 000 personnes ont été tuées et des millions déplacées, selon l’ONU.

Un haut responsable du nouveau pouvoir au Soudan s’est engagé en février à ce que Omar el-Béchir soit remis à la CPI.

6 years ago
Opération de désinfection dans les rues du camp de réfugiés palestiniens de Chatila, à Beyrouth, le 24 mars 2020 (AFP)
Opération de désinfection dans les rues du camp de réfugiés palestiniens de Chatila, à Beyrouth, le 24 mars 2020 (AFP)

Au moins 15 cas de nouveau coronavirus ont été enregistrés au Liban parmi des réfugiés syriens vivant dans un même immeuble, a indiqué mercredi une agence de l’ONU, qui prévoit des tests de dépistage pour des milliers d’entre eux.

La propagation du virus parmi les réfugiés syriens ou palestiniens installés au Liban est une source d’inquiétude pour les ONG, même si ces deux communautés vivant dans une grande précarité semblent avoir été relativement épargnées par la maladie COVID-19.

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« Il y a 15 cas de COVID-19 confirmés parmi des réfugiés syriens à Majdal Anjar », dans la vallée de la Bekaa, située dans l’est libanais, a indiqué à l’AFP une porte-parole du Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), Lisa Abou Khaled.

« Tous vivent dans le même immeuble », a-t-elle déclaré, précisant que « le HCR et ses partenaires fournissent de la nourriture et des kits de désinfection aux réfugiés placés en isolation, pour les aider à répondre à leurs besoins essentiels. »

« Des milliers de réfugiés seront concernés dans les prochaines semaines par la campagne de dépistage déjà lancée par le HCR, dans les camps informels et les abris collectifs », a précisé Mme Abou Khaled.

Les statistiques gouvernementales avaient recensé plusieurs Syriens atteints par le nouveau coronavirus sur le territoire libanais, mais à ce jour le HCR n’avait enregistré qu’un seul cas concernant un réfugié syrien, qui ne vivait pas dans un camp.

Six réfugiés palestiniens ont aussi été infectés par le virus, dans un camp de réfugiés près de la ville de Baalbeck (est), dans la vallée de la Bekaa.

Pour les réfugiés, les agences onusiennes avaient annoncé la prise en charge des frais de dépistage, des traitements médicaux et d’hospitalisation.

Les ONG s’inquiètent toutefois de la densité de population élevée dans les camps, où les familles vivent dans le plus grand dénuement et s’entassent dans des espaces exigus.

Au total, le Liban a officiellement recensé 1 140 personnes infectées par le nouveau coronavirus, dont 26 décès.

Le petit pays de 4,5 millions d’habitants dit accueillir 1,5 million de Syriens, dont près d’un million de réfugiés inscrits auprès de l’ONU.

6 years ago
Des fidèles palestiniens font la prière à l’extérieur de l’esplanade des Mosquées à Jérusalem, le 27 avril 2020 (AFP)
Des fidèles palestiniens font la prière à l’extérieur de l’esplanade des Mosquées à Jérusalem, le 27 avril 2020 (AFP)

La mosquée Al-Aqsa de Jérusalem va rouvrir dimanche après deux mois de fermeture en raison du nouveau coronavirus, a annoncé mercredi un haut responsable du Waqf, l’organisme qui gère les lieux saints musulmans dans la Ville Sainte.

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« Toutes les portes de la mosquée Al-Aqsa seront ouvertes dimanche à l’aube », a affirmé à l’AFP cheikh Omar al-Kisswani, le directeur de la mosquée. 

Les détails exacts n’étaient pas encore finalisés et il n’était pas clair si les deux mosquées sur le site – Al-Aqsa et le Dôme du Rocher – seraient ouvertes aux fidèles ou seulement l’esplanade à l’extérieur où les gens prient également. 

La mosquée a fermé ses portes en mars dans le cadre de mesures visant à limiter la propagation du nouveau coronavirus.

Désignée sous le nom de Noble sanctuaire par les musulmans et Mont du Temple par les juifs, l’esplanade des Mosquées abrite le Dôme du Rocher et la mosquée Al-Aqsa. Elle est administrée par le Waqf de Jérusalem, organisme qui pour des raisons historiques, dépend de la Jordanie.

Après la propagation de l’épidémie, la mosquée Al-Aqsa avait été fermée par le Waqf mais les fidèles avaient été autorisés à prier en plein air, sur l’esplanade située à Jérusalem-Est, partie orientale de la ville occupée et annexée par Israël depuis 1967.

Au total, Israël a enregistré plus de 16 700 cas de nouveau coronavirus dans sa population d’environ neuf millions et 281 décès. Du côté palestinien, moins de 500 cas ont été confirmés en Cisjordanie et à Gaza et 3 morts, pour une population totale de plus de 4,5 millions d’habitants.

6 years ago
Une famille marocaine confinée, à Rabat, le 9 avril 2020 (AFP)
Une famille marocaine confinée, à Rabat, le 9 avril 2020 (AFP)

Neuf cas sur dix de contamination au nouveau coronavirus sont localisés dans les zones urbaines les plus densément peuplées du Maroc, notamment les vieux centres-villes, les zones abritant des habitats sociaux et les bidonvilles, selon une étude officielle publiée mardi.

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La répartition des quelque 7 500 contaminations officiellement enregistrées depuis la mi-mars coïncide avec les régions « les plus denses » du royaume, où se concentrent à la fois l’habitat et l’emploi, à savoir Casablanca, Rabat, Marrakech, Fès et Tanger, selon cette étude du Haut-commissariat au plan (HCP), chargé des statistiques officielles.

« Plus les régions sont urbanisées, plus les défis logistiques à même d’informer, d’encadrer et, si possible, d’isoler le plus grand nombre de personnes à risque seraient importants », d’après cette étude menée en perspective de la levée du confinement, attendue le 10 juin.

La région de Rabat-Salé-Kénitra affiche la densité urbaine la plus élevée du pays avec 4 007 habitants au kilomètre carré, contre une moyenne nationale de 1 986, selon cette étude.

Outre la densité urbaine, « le risque de contamination serait plus élevé dans les régions où la population habite dans des logements suroccupés », relève le HCP.

Le Maroc compte un peu plus d’un million de ménages vivant en « logement suroccupé », c’est-à-dire dans un espace « habité par un ménage avec plus de trois personnes par pièce ».

Face à la pandémie, le royaume a bouclé ses frontières à la mi-mars, suspendu tous les vols et déclaré l’état d’urgence sanitaire assorti d’un confinement général prolongé jusqu’au 10 juin. 

Ce pays de 35 millions d’habitants décompte officiellement 7 556 cas de contamination, dont 202 décès et 4 841 guérisons, pour environ 150 000 tests menés.

6 years ago
infodémie
Les intox viennent « flatter les nationalismes, exacerbant les stigmates sociétaux et les stéréotypes racistes », appuie Sari Hanafi (AFP)

Conversions massives à l’islam, musulmans immunisés face au virus : dans le déchaînement international de désinformation suscité par la pandémie de nouveau coronavirus, les théoriciens du complot au Moyen-Orient ont eux plongé dans un excès de religiosité.

Coronavirus au Moyen-Orient : les réactions les plus farfelues
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Certains experts voient dans ce phénomène le résultat naturel d’une société qui essaye de gérer l’angoisse provoquée par la crise sanitaire mondiale d’une ampleur sans précédent.

« En temps de crises inexplicables et de conflits, les gens se tournent vers leurs mythes et leurs convictions culturelles pour donner du sens à ce qui se passe », explique Nabil Dajani, spécialiste des médias à l’Université américaine de Beyrouth (AUB).

« Cela se passe partout, pas seulement dans le monde musulman », ajoute-t-il.

Dans le monde entier, les mythes se sont en effet propagés comme une traînée de poudre sur Internet, avec des remèdes miracles contre le nouveau coronavirus ou des théories complotistes sur ses origines partagées par des milliers d’utilisateurs sur les réseaux sociaux, parmi lesquels des décideurs politiques.

Le phénomène est tel qu’en février l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a mis en garde contre une « infodémie ».

Les pays arabes n’ont pas été épargnés : les fact-checkers de l’AFP y ont observé une tendance similaire, dominée toutefois par un excès de religiosité.

Une vidéo prétendant montrer des Chinois se convertir à l’islam parce que le coronavirus « ne touche pas les musulmans » a ainsi été largement reprise sur les réseaux sociaux en février. 

Il s’agissait en réalité de Philippins convertis en Arabie saoudite en mai 2019, soit des mois avant l’apparition de l’épidémie en Chine.

Suicides d’Italiens

Une autre vidéo prétend montrer des Chinois qui reçoivent des exemplaires du Coran, après la levée d’une « censure » sur le livre saint dans leur pays, en pleine épidémie.

La vidéo est en réalité tirée d’un reportage sur la distribution de bibles en Chine qui circule depuis 2013.

EN IMAGES : Le coronavirus au Moyen-Orient et en Afrique du Nord
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Et alors que l’Andalousie musulmane du Moyen Age continue de susciter des fantasmes chez certains, une autre vidéo a fait le tour des réseaux sociaux. Celle-ci affirme que l’appel à la prière a résonné pour la première fois depuis 500 ans en Espagne, durement touché par l’épidémie, alors qu’il n’a jamais été interdit dans le pays.

« Dans notre région, les revendications religieuses sont parfois en conflit avec les sciences et la médecine », souligne Sari Hanafi, professeur de sociologie à l’AUB.

« Mais la religion est aussi une source essentielle de solidarité sociale, qui fait partie intégrante de la résistance au stress psychologique de la quarantaine », dit-il.

Au delà de ces affabulations teintées de religion, les vérificateurs de faits de l’AFP ont également identifié plusieurs publications prédisant la chute de pays occidentaux, englués dans la lutte contre la pandémie.

« Les Italiens se suicident », titrait ainsi en arabe une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, qui montre une foule compacte rassemblée sur une place publique en Italie. Il s’agissait en réalité d’une manifestation contre l’extrême droite italienne, organisée des mois avant la propagation du coronavirus.

Des internautes ont aussi partagé des déclarations erronées attribuées au Premier ministre italien, Giuseppe Conte, selon lesquelles seule une solution « venue du ciel » pouvait sauver l’Italie.

« Impuissance »

Évoquant les discours conspirationnistes, Dima Matar, de la School of Oriental and African Studies (SOAS) à Londres, réfute tout « langage exceptionnaliste » selon lequel le Moyen-Orient serait « différent » du reste du monde.

« La religion a toujours été utilisée dans le discours politique, et pas seulement au Moyen-Orient, en Occident aussi. »  

La désinformation dans le monde arabo-musulman doit être perçue, selon Dima Matar, « au même titre que les autres fake news et les théories conspirationnistes qui sont apparues autour du virus, et qui ont été promues même par Trump ».

« La religion est aussi une source essentielle de solidarité sociale, qui fait partie intégrante de la résistance au stress psychologique de la quarantaine »

Sari Hanafi, professeur de sociologie

Ces intox et théories viennent flatter les nationalismes, exacerbant les stigmates sociétaux et les stéréotypes racistes, appuie Sari Hanafi.

Le sociologue pointe du doigt certaines théories qui évoquent la confection du virus dans des laboratoires américains pour frapper la Chine et l’Iran, ou d’autres théories blâmant les réfugiés et les migrants.

Ce phénomène est symptomatique de périodes où « l’on se sent impuissants face à la réalité et que l’on ne sait pas comment expliquer quelque chose de manière scientifique », ajoute Sari Hanafi.

6 years ago
Des agents municipaux désinfectent le Grand Bazar, à Istanbul, le 20 mai 2020 (AFP)
Des agents municipaux désinfectent le Grand Bazar, à Istanbul, le 20 mai 2020 (AFP)

Des nettoyeurs arpentent les allées silencieuses du Grand Bazar d’Istanbul, aspergeant les sols, les colonnes et les murs de désinfectant à quelques jours de la réouverture de ce lieu emblématique de la capitale économique turque après une fermeture inédite.

Le Bazar, qui accueille quelque 3 000 boutiques et 30 000 commerçants, a été fermé le 23 mars dans le cadre des mesures visant à endiguer la pandémie de nouveau coronavirus qui a fait près de 4 500 morts en Turquie.

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Selon les autorités locales, il s’agit de la plus longue fermeture dans l’existence de près de six siècles du Bazar, en dehors des catastrophes naturelles et des incendies.

Ce marché couvert, l’un des plus grands du monde qui accueillait avant sa fermeture 150 000 personnes par jour, est aujourd’hui plongé dans un silence lugubre qui contraste avec le brouhaha des milliers de commerçants interpellant les clients dans toutes les langues du monde.

Seule une vingtaine de bijouteries et de bureaux de change sont restés ouverts et accueillent des clients sur rendez-vous.

Des luminaires traditionnels et des vases décoratifs attendent sagement dans les vitrines la réouverture prévue lundi.

En attendant, le Bazar est depuis plusieurs semaines désinfecté chaque mercredi par des équipes municipales.

« Après la fermeture temporaire du 23 mars, nous allons, si Dieu le veut, rouvrir notre marché dans le respect des impératifs sanitaires », déclare à l’AFP le président du conseil d’administration du Grand Bazar, Fatih Kurtulmus.

S’il anticipe une faible activité dans les premières semaines, il est « convaincu que les touristes reviendront à Istanbul à partir de fin juin car ils ne peuvent se passer […] du Grand Bazar, de Sainte-Sophie et de la Mosquée bleue », ajoute-t-il, énumérant d’autres lieux emblématiques d’Istanbul. 

« Rare fermeture »

Situé dans le coeur historique d’Istanbul, le Grand Bazar est l’une des principales attractions touristiques d’Istanbul. L’an dernier, 42 millions de personnes s’y sont rendues.

Il a été construit en 1455, deux ans après la conquête de Constantinople par les Ottomans.

Coeur battant de la nouvelle capitale ottomane, rebaptisée Istanbul, le Grand Bazar a prospéré en parallèle de l’expansion de l’empire qui s’est étendu du Maghreb aux Balkans en passant par la Péninsule arabique avant de s’effondrer à la fin de la Première Guerre mondiale.

« Le tourisme est la colonne vertébrale de l’économie du Grand Bazar »

Ayhan Oguz, un bijoutier

L’arrêt de l’activité dans le marché couvert à cause de la pandémie de nouveau coronavirus « constitue l’une des rares fermetures dans son histoire », indique Fatih Kurtulmus.

« Notre Grand Bazar, le coeur de l’économie, de la culture, de l’histoire et du tourisme, n’avait jamais été fermé, sauf après des catastrophes naturelles », ajoute-t-il.

Après l’apparition de l’épidémie de coronavirus, « nous avons dû placer la sécurité et la santé avant l’économie », dit-il.

Après l’apparition des premiers cas de malades du COVID-19 à la mi-mars, le Bazar est resté ouvert pendant quelques jours. Des soignants passaient de boutique en boutique pour tester les commerçants.

Fatih Kurtulmus affirme que seulement sept cas de coronavirus ont alors été enregistrés.

Mesures strictes

La réouverture du marché couvert se fera dans le cadre de règles strictes édictées par le ministère de la Santé : le port du masque sera obligatoire et un nombre limité de clients sera accepté dans les boutiques.

« Certaines boutiques ne font que 15 m2, seulement deux clients seront acceptés en même temps », explique Fatih Kurtulmus.

Mais des commerçants sont inquiets pour l’avenir du marché couvert qui dépendra de la reprise du tourisme.

« Le tourisme est la colonne vertébrale de l’économie du Grand Bazar », souligne Ayhan Oguz, un bijoutier. 

« 2020 sera une année de pertes économiques. Si les affaires reprennent, que le tourisme repart et que les liaisons aériennes sont rétablies d’ici septembre, alors la situation devrait s’améliorer », poursuit-il.

Namik, propriétaire d’une autre bijouterie, se plaint de la situation économique difficile.

« Nous sommes dans une mauvaise passe. Comment allons-nous payer le loyer ? Le Bazar va rouvrir le 1er juin, mais on a du mal à joindre les deux bouts », se lamente-t-il.

Mais Fatih Kurtulmus se veut plus optimiste, estimant que les commerçants se referont une santé en un rien de temps.

« Je travaille ici depuis trois générations. Nous en avons traversé des périodes difficiles. Je suis convaincu que le Grand Bazar repartira de plus belle et compensera largement ses pertes d’ici la fin de l’année », dit-il.

Par Fulya  Ozerkan, à Istanbul.

6 years ago
Un commerçant regarde par la fenêtre de son magasin, à Doha, le 17 mai 2020 (AFP)
Un commerçant regarde par la fenêtre de son magasin, à Doha, le 17 mai 2020 (AFP)

Une faille de sécurité dans l’application qatarie de traçage des personnes infectées par le nouveau coronavirus, dont l’utilisation est obligatoire dans ce petit émirat gazier, a exposé les données personnelles de plus d’un million d’utilisateurs aux cyberattaques, selon Amnesty international.

Le défaut dans le code de cette application controversée a été corrigé vendredi après un signalement de l’ONG la veille.

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La faille a rendu vulnérables aux attaques les données personnelles de plus d’un million d’utilisateurs, dont le numéro de leur carte d’identité, leur géolocalisation ainsi que leur statut (malade, sain, ou autre) par rapport au nouveau coronavirus.

L’application « Ehteraz » (précaution en arabe), obligatoire depuis vendredi pour tout résident sous peine de prison, a suscité un rare tollé et a été dénoncée par des experts et militants pour la protection des données personnelles. 

Elle requiert notamment des utilisateurs d’Android qu’ils permettent l’accès à leur géolocalisation, photos et vidéos, et autorisent l’émission d’appels par l’application.

Les autorités ont tenté de rassurer la population, affirmant qu’elles répondraient aux inquiétudes sur la vie privée. Une mise à jour a été rendue disponible dimanche.

« Le Security Lab d’Amnesty international a pu avoir accès à des informations sensibles, dont les noms des utilisateurs, leur état de santé et les coordonnées GPS de leur lieu de confinement car le serveur central ne disposait pas des mesures de sécurité nécessaires pour protéger ces données », a révélé mardi l’ONG dans un communiqué. 

« Si Amnesty reconnaît les efforts et actions du gouvernement qatari pour endiguer la propagation de l’épidémie de COVID-19, comme [l’instauration de] l’accès gratuit aux soins, il faut que ces mesures restent conformes aux standards en matière de droits humains », a-t-elle rappelé.

« Cette faille de sécurité était une énorme faiblesse et un défaut fondamental de l’application qui aurait pu être exploité facilement par des attaquants malveillants », a déclaré Claudio Guarnieri, directeur du Security Lab, estimant que les autorités devraient suspendre son caractère obligatoire.

Malgré la mise à jour, l’application continue de permettre la géolocalisation en temps réel de ses utilisateurs par les autorités, accuse l’ONG.

Le Qatar a officiellement recensé plus de 47 000 contaminations, dont 28 décès, parmi ses 2,75 millions d’habitants, soit 1,7 % de la population, un des taux les plus élevés au monde.

Les mesures prises par le pays pour contenir la pandémie sont parmi les plus strictes au monde. Une personne ne portant pas de masque de protection en public peut écoper d’une peine allant jusqu’à trois ans de prison.

Selon des médias locaux, les forces de sécurité ont vérifié l’installation de l’application et le port du masque dimanche lors de contrôles à des check-points.

6 years ago
Un employé attend des clients, dans un restaurant, à Téhéran, le 26 mai 2020 (AFP)
Un employé attend des clients, dans un restaurant, à Téhéran, le 26 mai 2020 (AFP)

L’Iran a allégé davantage les restrictions imposées à la population dans le cadre de la lutte contre la pandémie de COVID-19 en autorisant mardi les restaurants à accueillir les clients, alors que 57 décès supplémentaires ont été annoncés, soit plus de 7 500 au total.

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Depuis l’apparition mi-février des premiers cas de COVID-19 sur son sol, la République islamique, pays le plus touché du Moyen-Orient, tente de freiner la propagation de l’épidémie sans imposer de confinement strict ou de quarantaine.

« Les restaurants qui, avant ce décret, étaient seulement autorisés à distribuer de la nourriture à emporter, pourront accepter des clients à compter de ce jour », a déclaré à la télévision d’État Mohsen Farhadi, un vice-ministre de la Santé.

Les restaurants étaient classés parmi les commerces qualifiés à haut risque.

Mohsen Farhadi a appelé les restaurateurs à respecter les consignes sanitaires, notamment une « distance d’au moins un ou deux mètres entre les clients », une mesure qui selon lui, diminuera de moitié la capacité d’accueil.

Le porte-parole du ministère de la Santé, Kianouche Jahanpour, a pour sa part fait état de 57 décès supplémentaires ces dernières 24 heures, portant le total à 7 508 morts.

Selon Kianouche Jahanpour, l’Iran a enregistré 1 787 nouveaux cas de contagion en une journée, ce qui porte le nombre total à 139 511.

Pour certains experts étrangers mais aussi plusieurs responsables iraniens, les chiffres du gouvernement sont largement sous-estimés.

« Nous constatons un processus stable dans la majorité des provinces », a indiqué Kianouche Jahanpour, ajoutant que le Khozestan (sud-ouest) restait en rouge (soit le niveau de risque le plus élevé), bien que « le nombre des cas d’infections est en train de diminuer », selon lui.