Skip to main content
Live |

Coronavirus : suivez l’actualité dans la région MENA

Live
Coronavirus : suivez l’actualité dans la région MENA
L’épidémie du nouveau coronavirus bouleverse une région déjà sous tension. Suivez sur ce fil les derniers développements au Maghreb et au Moyen-Orient

Live Updates

6 years ago
La frontière sera ouverte pendant quatre jours uniquement de l’Égypte vers la bande de Gaza (AFP)

Les autorités du Hamas dans la bande de Gaza ont rouvert lundi temporairement la frontière avec l’Égypte, fermée en raison de la pandémie de COVID-19, afin de permettre à des centaines de Palestiniens de regagner l’enclave.

La frontière sera ouverte pendant quatre jours uniquement de l’Égypte vers l’enclave palestinienne, a annoncé le ministère de l’Intérieur du Hamas

Tous les rapatriés seront mis en quarantaine obligatoire pendant 21 jours, cette période initiale pouvant être prolongée, a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Iyad al-Bozm. 

« Comme jeter une bonbonne de gaz dans une pièce fermée » : à Gaza, les Palestiniens craignent la propagation du coronavirus
Read More »

Jusqu’à présent, seuls treize cas de nouveau coronavirus ont été confirmés à Gaza, tous étant des personnes contaminées à l’extérieur de Gaza ou ayant été en contact avec ces dernières durant leur quarantaine. 

Des dizaines de policiers, accompagnés de médecins et d’infirmières, portaient des vêtements médicaux et des masques de protection dans le hall d’arrivée du point de passage de Rafah avec l’Égypte lors du retour lundi de Palestiniens. 

Parmi ces derniers, figuraient des étudiants et des personnes qui se trouvaient à l’extérieur de Gaza pour se faire soigner pour d’autres maladies que le COVID-19, a expliqué le docteur Mohamed Abou Salamieh. 

6 years ago
Selon l’ONU, l’expulsion et la déportation de migrants éthiopiens en situation irrégulière alors que la réponse de leur pays au COVID-19 n’est pas prête les met en danger (Twitter/@IOMEthiopia)

L’Arabie saoudite a expulsé près de 3 000 migrants éthiopiens ces dernières semaines malgré les craintes que de telles opérations puissent accélérer la propagation du coronavirus dans le pays de la Corne de l’Afrique, ont annoncé lundi les Nations unies. 

Depuis la mi-mars, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a enregistré 2 870 rapatriés éthiopiens, et tous, sauf 100, ont été renvoyés d’Arabie saoudite, a déclaré le porte-parole Alemayehu Seifeselassie.

Un travailleur humanitaire, bien au fait de la situation des expulsés a dit à l’AFP, sous le couvert de l’anonymat, qu’« environ 3 000 » rapatriés étaient arrivés d’Arabie saoudite au cours des dix derniers jours. 

« L’expulsion et la déportation de migrants éthiopiens en situation irrégulière alors que la réponse de leur pays au COVID-19 n’est pas prête les met en danger », écrit Catherine Sozi, coordinatrice humanitaire des Nations unies pour l’Éthiopie, dans un document consulté lundi par l’AFP.

Le gouvernement éthiopien avait demandé qu’il soit mis fin à ces expulsions jusqu’à ce qu’il puisse mettre en place 30 centres de quarantaine à Addis-Abeba

Les migrants sont gardés dans des centres de détention en Arabie saoudite avant d’être renvoyés en Éthiopie, et on ne sait pas très bien dans quelle mesure les autorités saoudiennes les dépistent pour détecter les symptômes de COVID-19.

Le gouvernement éthiopien avait demandé qu’il soit mis fin à ces expulsions jusqu’à ce qu’il puisse mettre en place 30 centres de quarantaine à Addis-Abeba, indique Catherine Sozi.

Mais les expulsions ont continué même si « seulement sept centres de quarantaine peuvent accueillir des rapatriés » et que « beaucoup de travail reste à faire » pour que les centres de quarantaine éthiopiens soient conformes aux directives de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), estime la coordinatrice.

L’Éthiopie n’a signalé que 74 cas de COVID-19 et trois décès, mais les tests restent limités et les experts craignent que le faible système de santé du pays ne soit rapidement submergé par un afflux de cas.

Pour le chef de la police israélienne, il est « naturel » de se méfier des Éthiopiens et des Arabes
Read More »

Selon l’OIM, jusqu’à un demi-million d’Éthiopiens se trouvaient en Arabie saoudite lorsque les autorités de ce pays ont lancé une campagne contre l’immigration clandestine en 2017. Depuis lors, environ 10 000 Éthiopiens en moyenne ont été expulsés chaque mois, y compris en janvier et février de cette année.

Selon le travailleur humanitaire, il y a eu une pause de deux semaines dans les expulsions à partir du moment où l’Éthiopie a annoncé son premier cas de COVID-19 le 13 mars. Mais les vols de rapatriement ont depuis repris.

« Ces migrants sont très vulnérables. Ils retournent en Éthiopie avec d’importants besoins en soins médicaux », affirme l’humanitaire.

6 years ago
Pays parmi les plus touchés par la pandémie de COVID-19, l’Iran est confronté à des grandes difficultés économiques et sociales (AFP)
L’Iran, pays parmi les plus touchés par la pandémie de COVID-19, est confronté à des grandes difficultés économiques et sociales (AFP)

Téhéran a promis lundi de protéger la population de l’impact économique de l’épidémie de COVID-19 alors que le bilan officiel a dépassé les 4 500 morts en Iran, pays le plus frappé par le virus au Proche et Moyen-Orient.

Les autorités ont annoncé 111 décès supplémentaires provoqués par le nouveau coronavirus au cours des dernières 24 heures, faisant monter à 4 585 morts le bilan officiel dans la République islamique.

Lors de son point de presse quotidien, le porte-parole du ministère de la Santé, Kianouche Jahanpour, a fait part de 1 617 nouveaux cas de contamination, portant le nombre de cas confirmés à 73 303 dont 45 983 se sont rétablis.

La crise du coronavirus, le test ultime pour le système social et politique iranien 
Read More »

Depuis l’annonce des premiers décès liés au nouveau coronavirus en février, le gouvernement n’a pas décrété officiellement de confinement mais a mis en place progressivement des restrictions en fermant écoles, universités, mosquées, lieux de culte, cinémas, centres culturels, stades et autres lieux de regroupement.

Il a souligné l’importance de trouver un équilibre entre les mesures visant à freiner la propagation du virus et celles prises pour remettre l’économie sur les rails.

L’objectif est « la protection de la santé et de la vie de la population face au coronavirus et ses conséquences économiques et sociales », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Ali Rabii lors d’une conférence de presse télévisée.

Selon lui, « la distanciation [sociale] intelligente poursuit le même objectif : en établissant un équilibre, nous pouvons assurer la santé de la société tout en préservant la vie sociale et économique du [pays] ». 

« La priorité sera toujours donnée aux politiques sanitaires », a-t-il ajouté.

Le président iranien Hassan Rohani a annoncé le 5 avril la réouverture des entreprises « à faible risque » de propagation du virus dans le but de protéger l’économie frappée par les sanctions américaines.

Cette décision est entrée en vigueur samedi dans les provinces et devrait être mise en œuvre à partir du 18 avril dans la capitale.

« Hausse de la circulation »

À Téhéran, où des panneaux d’affichage rendaient hommage aux médecins et infirmières en première ligne du combat contre l’épidémie, une nette hausse de la circulation automobile a été constatée ces derniers jours en dépit de restrictions toujours en vigueur. 

Le président iranien a toutefois mis en garde contre toute négligence des mesures de confinement.

« En établissant un équilibre, nous pouvons assurer la santé de la société tout en préservant la vie sociale et économique du [pays] »

Ali Rabii, porte-parole du gouvernement iranien

« La mise en œuvre des protocoles de santé devrait se poursuivre avec force et puissance », a déclaré Hassan Rohani.

« La tendance décroissante et régulière, constatée ces derniers jours pour les nouveaux cas de contamination, s’est poursuivie au cours des 24 dernières heures », a souligné Kianouche Jahanpour.

Mais « les gens doivent continuer à éviter tout déplacement inutile » afin de freiner la propagation du virus dans le pays.

À l’étranger, certains soupçonnent les chiffres officiels iraniens d’être sous-estimés.

6 years ago
Le Parlement turc travaille sur un projet de loi visant à faire sortir quelque 90 000 détenus pour limiter le risque de propagation de la pandémie de COVID-19 (AFP)
Le Parlement turc travaille sur un projet de loi visant à faire sortir quelque 90 000 détenus pour limiter le risque de propagation de la pandémie de COVID-19 (AFP)

Trois personnes purgeant des peines de prison en Turquie sont décédées après avoir été atteintes du COVID-19, a annoncé lundi le ministre de la Justice, au moment où le Parlement examine une amnistie pour une partie des prisonniers.

« Dix-sept détenus dans cinq établissements pénitentiaires ouverts ont été testés positifs au COVID-19. Trois sont décédés lors des traitements », a déclaré à la presse le ministre, Abdulhamit Gül.

Erdoğan sous pression face à l’accélération de l’épidémie
Read More »

Les prisons dites « ouvertes » en Turquie sont soumises à des conditions de sécurité minimales. Les prisonniers y sont généralement transférés en vue d’une prochaine remise en liberté lorsque leur peine touche à sa fin et ils bénéficient de permissions de sortie. 

Abdulhamit Gül a affirmé que les quatorze autres détenus étaient traités dans des hôpitaux et que l’un d’eux, souffrant par ailleurs d’une maladie chronique, était « en soins intensifs ».

« Aucun cas n’a été enregistré dans les prisons fermées », a-t-il ajouté.

Le Parlement turc a commencé la semaine dernière à débattre d’un projet de loi visant à faire sortir quelque 90 000 détenus – sous forme de libération anticipée ou de placement en résidence surveillée – pour soulager les prisons surpeuplées.

Mais les personnes condamnées pour « terrorisme », parmi lesquelles se trouvent de nombreux journalistes et opposants politiques, seront exclues de cette mesure, au grand dam des organisations de défense des droits humains.

Le projet de loi défendu par le gouvernement turc vise à limiter le risque de propagation de la pandémie de COVID-19 aux prisons turques, où quelque 286 000 personnes étaient enfermées en 2019.

De nombreux journalistes et opposants politiques, seront exclus de cette mesure

La Turquie a enregistré près de 57 000 cas de nouveau coronavirus, dont 1 198 mortels, selon le dernier bilan officiel publié dimanche.

Le projet de loi examiné par Parlement exclut aussi les détenus condamnés ou jugés pour acte de « terrorisme », homicide volontaire, trafic de stupéfiants ou encore crimes à caractère sexuel.

6 years ago
Un médecin prend la température d’une Irakienne, cherchant des symptômes du coronavirus (AFP)

L’équipe médicale était venue dans cette maison modeste de la banlieue de Bassorah pour prendre en charge une femme infectée par le coronavirus. À la place, ils ont été tenus à distance par ses proches masculins. La scène a été filmée.

« Elle va bien. Son état s’améliore. Si vous voulez, je vous autorise à lui parler au téléphone », a défendu Muthana al-Sudani, le beau-frère de la femme en se tenant dans l’embrasure de la porte. 

Lorsque l’équipe médicale a refusé de partir sans avoir vu cette femme, son mari, Ali al-Sudani, s’est mis à crier. 

« Je vais enterrer ma femme chez nous » : en Irak, pas de sépulture pour les morts du coronavirus
Read More »

« Retournez à l’ambulance et partez maintenant, sinon je jure que je ramène mon arme et que je vous descends », a-t-il menacé. « Partez maintenant où je vais tirer sur l’ambulance et même sur la voiture de police garée là. »

Si ces images ont été largement vues dans tout le pays après leur diffusion la semaine dernière. Pourtant, il ne s’agit pas des premières menaces de mort adressées aux médecins ces dernières semaines.

Un médecin d’Al-Shattra, une ville située à environ 300 kilomètres au sud de Bagdad, a été menacé de mort par la famille d’une patiente après l’avoir diagnostiquée, dimanche, positive au coronavirus, indiquent des sources médicales locales à Middle East Eye.

Un autre médecin a reçu des menaces similaires lundi après avoir diagnostiqué une patiente dans le gouvernorat de Diyala, à 60 kilomètres à l’est de la capitale, selon des sources locales de MEE.

« Un déshonneur »

Certains Irakiens empêchent les femmes de leur famille d’avoir accès à tout traitement car ils refusent qu’elles soient en contact avec des hommes ou qu’elles restent seules à l’hôpital, expliquent des professionnels de santé à MEE.

Dans les régions les plus traditionalistes du pays, en particulier celles qui sont contrôlées par les tribus et les régions conservatrices, les femmes sont considérées comme des symboles de l’honneur de la famille, laquelle pourrait être stigmatisée par le virus.

« Franchement, tous les Irakiens non pas le même niveau de sensibilisation ou de culture en matière de santé », confie à MEE le Dr Radhwan Kamel al-Kindi, directeur général de la direction de la santé de Nadjaf et membre de la cellule de crise du gouvernement irakien dédiée au coronavirus.

« Certaines familles sont vraiment réticentes à révéler que leurs membres sont malades »

- Radhwan Kamel al-Kindi, directeur général de la direction de la santé de Nadjaf

« Malheureusement, certaines personnes considèrent l’infection comme un déshonneur ou un scandale. »

Après la diffusion de la vidéo et les critiques généralisées à l’encontre des autorités irakiennes dans les médias, des agents des renseignements ont été envoyés arrêter Ali al-Sudani, ce qui a également été filmé samedi, quelques heures seulement après la première vidéo. 

Tout de suite après, sa femme – dont l’identité n’a pas été dévoilée pour protéger sa vie privée – a été emmenée à l’hôpital par une équipe médicale et une ambulance qui attendaient. 

Mais toutes les histoires ne se terminent pas ainsi. 

L’Irak est le deuxième pays de l’est de la Méditerranée, après l’Iran, avec le taux de mortalité au coronavirus le plus élevé, selon un communiqué de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publié cette semaine.  

Un taux de mortalité quatre fois plus élevé que le taux mondial

Selon les dernières statistiques communiquées par le ministère irakien de la Santé vendredi, 820 personnes étaient infectées par le virus, pour 54 décès.

Le taux de mortalité en Irak est toutefois quatre fois plus élevé que le taux mondial : les gens arrivent à l’hôpital aux derniers stades de l’infection car leurs familles craignent la quarantaine et la honte d’être associées à la maladie, expliquent des membres de la cellule de crise à MEE.

Les professionnels de santé estiment que 5 % des Irakiennes pourrait se voir privées d’accès au traitement en temps opportun à cause des coutumes et des traditions, tandis que des Irakiens – homme et femmes – risquent de ne pas recevoir les soins dont ils ont besoin par crainte d’être déshonorés.

« Certaines familles sont vraiment réticentes à révéler que leurs membres sont malades », affirme Dr Radhwan Kamel al-Kindi.

Idiot et dangereux : des Irakiens fustigent Moqtada al-Sadr pour avoir lié le coronavirus à l’homosexualité
Read More »

« Le problème et qu’environ 5 % des femmes pourraient ne pas être soignées à cause de cela, donc nous nous efforçons actuellement par tous les moyens de trouver des solutions pour satisfaire les familles et veiller à ce que les femmes affectées reçoivent un traitement. »

Selon le droit irakien, les autorités ne peuvent intervenir en imposant le traitement à un adulte sans son consentement, mais en raison de l’épidémie, le Haut conseil judiciaire a autorisé les services de sécurité à intervenir lorsque quelqu’un refuse le traitement ou la quarantaine.  

Une des solutions utilisées par les hôpitaux de Bagdad consiste à placer les membres d’une même famille dans la même pièce « pour les soulager et les relations et assurer aux hommes que leurs femmes ne sont pas seules », rapporte un médecin de l’hôpital Ibn al-Khatib dans la capitale, à MEE.

De nombreux patients actuellement sous traitement à l’hôpital Ibn al-Khatib et contactés par MEE ont confirmé qu’il reste avec les membres de leur famille.

Dans une installation à Nadjaf, le Dr Kindi explique que le personnel de santé a autorisé le père d’une fillette malade à rester avec elle à l’hôpital après avoir échoué à le convaincre de la laisser là toute seule.

« Nous acceptons toute solution avec les familles touchées pour veiller à ce que les femmes impactées soient soignées », ajoute-t-il. « Les femmes affectées doivent être soignées. Cette affaire n’est pas sujette à discussion car elle affecte la sécurité de la société et en partie la sécurité nationale. »

Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation.

6 years ago
Un policier contrôle un passager à un barrage routier, dans une rue de la capitale Rabat, le 9 avril 2020 (AFP)
Un policier contrôle un passager à un barrage routier, dans la capitale Rabat, le 9 avril 2020 (AFP)

Plus de 4 300 personnes ont été interpellées ce week-end au Maroc, et plus de la moitié placées en garde à vue, pour non-respect des mesures d’exception imposées dans le cadre de la lutte contre le nouveau coronavirus, selon un communiqué officiel.

Depuis la déclaration d’un état d’urgence sanitaire mi-mars, les autorités ont interpellé 28 701 personnes à travers le pays, dont 15 545 ont été déférées en justice après leur garde à vue, a précisé le communiqué de la Sûreté nationale (DGSN) diffusé dans la nuit de dimanche à lundi.

Au Maroc, l’état d’urgence sanitaire révèle une fois de plus l’hégémonie du pouvoir central
Read More »

Les sanctions pour violation de l’état d’urgence sanitaire vont jusqu’à trois mois de prison et/ou des amendes allant jusqu’à 1 300 dirhams (environ 124 euros).

Le port obligatoire du masque est venu s’ajouter la semaine dernière aux autorisations de sortie gérées par la police. 

Pendant la période de confinement obligatoire, un déploiement sécuritaire impressionnant a été mis en place pour contrôler les déplacements de la population.

L’armée a été mobilisée pour renforcer le dispositif sécuritaire mais aussi médical, face aux défaillances de la santé publique.

Le Maroc enregistrait dimanche soir 1 691 cas officiellement déclarés de maladie COVID-19, avec 118 décès et 177 rémissions. Ces chiffres doivent être pondérés, avec le faible nombre de tests de détection menés, moins de 7 000. 

Le plus grand nombre d’interpellations a été fait à Casablanca, la capitale économique (plus de 4 331) et Rabat, la capitale administrative (3 767), selon la DGSN.

La paralysie économique provoquée par la pandémie a précipité dans la misère des millions de Marocains

Le respect du confinement est particulièrement difficile dans les quartiers populaires densément peuplés, comme le montrent différents reportages de la presse marocaine. 

La paralysie économique provoquée par la pandémie a précipité dans la misère des millions de Marocains qui survivaient de petits boulots, sans aucune couverture sociale. 

Le secteur informel représente huit emplois sur dix dans un pays marqué par un taux d’activité très bas (moins de la moitié de la population active).

À défaut de base de données sociales, les autorités s’emploient à identifier en urgence les familles en détresse pour leur distribuer des aides financières directes et des paniers alimentaires.

6 years ago
Une rue déserte dans la ville sainte saoudienne de La Mecque, le 8 avril 2020 (AFP)
Le coronavirus a terni les plans de l’industrie hôtelière saoudienne, confrontée à un fort ralentissement (AFP)

La mise en quarantaine de milliers de personnes en Arabie saoudite, pour raison de COVID-19, constitue une bouée de sauvetage temporaire pour des hôtels qui pariaient sur la récente introduction de visas de tourisme pour prospérer.

Avec près de 4 500 cas de nouveau coronavirus officiellement recensés, le chiffre le plus élevé des pays arabes du Golfe, le royaume a suspendu les vols aériens, fermé des villes entières et imposé des couvre-feux dans tout le pays, ce qui a porté un coup au secteur touristique naissant.

Le coronavirus se propagerait rapidement au sein de la famille royale saoudienne
Read More »

Mais les autorités ont aussi dépensé des millions de dollars pour mettre en quarantaine des milliers de voyageurs et de personnes exposées à la maladie.

Un hôtel quatre étoiles du centre de Riyad n’avait plus que cinq clients à la mi-mars lorsqu’il s’est vu proposer quatre millions de riyals (970 000 euros) par mois pour servir de lieu de quarantaine, a déclaré à l’AFP une source du secteur hôtelier.

Un autre établissement du même type s’est vu proposer six millions de riyals, selon la même source, et de nombreuses chaînes cherchent à conclure des accords avec le gouvernement.

« C’est mieux que de gérer un hôtel vide », a déclaré cette source, ajoutant que « le personnel s’était préparé à des licenciements, à des réductions de salaire allant jusqu’à 50 % ou à des congés sans solde ».

Près de 1 900 chambres d’hôtels à Riyad ont été réservées pour des mises en quarantaine, ainsi que plus de 2 800 à La Mecque (ouest) et 1 900 autres dans la région orientale du pays, avait indiqué fin mars le ministère du Tourisme sur son site internet.

Cette semaine, le ministère a indiqué que 11 000 chambres avaient été préparées dans le royaume pour mettre en quarantaine les Saoudiens qui doivent rentrer de l’étranger.

Le ministère a déclaré qu’il s’engageait à accueillir les rapatriés saoudiens dans des établissements qui figurent parmi les « hôtels les plus prestigieux ».

Mais malgré les conditions d’accueil luxueuses, ce système a tout de même donné lieu à des plaintes pour bagages égarés et retard dans le service de nourriture. 

L’année 2020 s’annonce difficile pour l’Arabie saoudite de Mohammed ben Salmane
Read More »

Certains voyageurs se sont aussi plaints d’avoir été transférés des aéroports à des hôtels sans avertissement préalable.

Des Saoudiens, fervents nationalistes, ont attaqué ces critiques sur internet, les qualifiant d’ingrates.

« L’Arabie saoudite n’est pas un champion des droits humains mais elle tient à montrer qu’elle choie les personnes mises en quarantaine dans les hôtels », explique à l’AFP Quentin de Pimodan du Research Institute for European and Amerian Studies.

« Avec cela, elle fait d’une pierre deux coups en essayant aussi de sauver les hôtels et son industrie touristique naissante », ajoute-t-il.

Le royaume ultraconservateur a introduit en septembre dernier des visas touristiques avec l’ambition d’attirer 100 millions de visiteurs d’ici 2030. Mais le virus a terni les plans de l’industrie hôtelière saoudienne, confrontée à un fort ralentissement.

Le tourisme est l’un des piliers du programme de réformes du prince héritier Mohammed ben Salmane visant à débarrasser l’économie saoudienne de sa dépendance au pétrole, tout en redorant son image à l’international avec des politiques de relative ouverture.

« L’Arabie saoudite n’est pas un champion des droits humains mais elle tient à montrer qu’elle choie les personnes mises en quarantaine dans les hôtels »

Quentin de Pimodan, Research Institute for European and Amerian Studies

Les chantiers d’hôtels se sont multipliés, les responsables estimant à 500 000 chambres les besoins du pays au cours de la prochaine décennie.

Quelque 138 projets hôteliers, soit 54 143 chambres, devaient ouvrir en 2019-2020, selon les projections du secteur.

Mais ces projets vont à coup sûr subir retards et difficultés de financement en raison du virus, a déclaré le directeur d’un établissement cinq étoiles de Riyad qui a décliné les offres du gouvernement pour se reconvertir en centre de quarantaine.

Selon lui, de telles offres offrent un « avantage financier à court terme » mais à long terme, elles affecteront l’image de marque de l’établissement et les clients auront peur de retourner dans un « hôtel associé au virus ».

Par Anuj Chopra, à Riyad.

6 years ago
Süleyman Soylu, 50 ans, avait pris ses fonctions de ministre de l’Intérieur en août 2016, un mois après une sanglante tentative de coup d’État visant à renverser le président Erdoğan (AFP)

Le puissant ministre turc de l’Intérieur a présenté dimanche sa démission après avoir essuyé de vives critiques sur sa gestion d’un confinement mis en place pour enrayer la propagation du nouveau coronavirus.

« Que ma nation, à laquelle jamais je n’ai voulu nuire, et notre président, à qui je serai fidèle toute ma vie, me pardonnent. Je quitte la fonction de ministre de l’Intérieur que j’ai eu l’honneur de remplir », a déclaré Süleyman Soylu dans un communiqué.

Vendredi soir, le ministère de l’Intérieur avait pris des millions de Turcs de court en annonçant l’entrée en vigueur deux heures plus tard d’une interdiction de sortir pendant 48 heures dans les 30 plus grandes villes du pays.

Cette annonce au dernier moment a eu pour effet immédiat d’inciter des milliers de Turcs paniqués à se précipiter dans les commerces pour faire des provisions, sans tenir compte des règles de distanciation sociale.

De nombreux opposants et internautes avaient dans la foulée critiqué le gouvernement pour la manière dont ce confinement a été mis en œuvre, accusant les autorités d’avoir mis en danger la vie de milliers de personnes.

S’exprimant après les scènes de chaos vendredi soir, Süleyman Soylu avait souligné que la mise en place du confinement s’était déroulée dans le cadre des « instructions de notre président », Recep Tayyip Erdoğan.

Dimanche, le ministre de l’Intérieur a cette fois endossé l’« entière responsabilité de la mise en œuvre de cette mesure ».

« Il s’agissait d’une mesure prise de bonne foi, visant à ralentir autant que possible la propagation de l’épidémie pendant le week-end », a-t-il ajouté.

Le confinement, qui a pris fin dimanche à minuit, a été mis en place alors que l’épidémie de COVID-19 s’est accélérée en Turquie ces derniers jours.

Près de 57 000 personnes ont été infectées et environ 1 200 personnes sont mortes, selon le dernier bilan officiel publié dimanche par le ministère de la Santé.

Erdoğan sous pression face à l’accélération de l’épidémie
Read More »

Süleyman Soylu, 50 ans, avait pris ses fonctions de ministre de l’Intérieur en août 2016, un mois après une sanglante tentative de coup d’État visant à renverser le président Erdoğan.

À ce titre, le ministre, réputé pour sa poigne et sa rhétorique brutale, a piloté les purges massives qui ont été lancées après le putsch avorté.

Dans le cadre de cette répression, plusieurs dizaines de milliers de personnes soupçonnées de soutenir les putschistes, mais aussi des opposants pro-kurdes et des journalistes critiques, ont été arrêtées.

Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a refusé la démission de son ministre de l’Intérieur.

« La démission de notre ministre de l’Intérieur n’a pas été acceptée. Il va continuer de remplir sa fonction », a déclaré la présidence turque dans un communiqué.

6 years ago
En raison du manque de considération pour les musulmans noirs dans les études, il n’y a pas suffisamment de données solides concernant la communauté (MEE/Haithem Hammad)

Aux États-Unis, les musulmans noirs craignent d’être plus exposés à la pandémie de coronavirus, car les cas continuent de grimper en flèche et les hôpitaux des communautés de couleur peinent à aplatir la courbe.

Plus de 22 000 personnes sont décédées du COVID-19 aux États-Unis et la pandémie n’en est même pas à son pic.

Alors que la crise s’aggrave, le manque d’accès à des soins de santé de qualité, à une assurance et à d’autres ressources essentielles donne le sentiment à la communauté qu’elle pourrait être parmi les plus touchées. 

Représentant un cinquième de tous les musulmans américains, les musulmans noirs se trouvent à plusieurs intersections et sont souvent invisibilisés à la fois dans la communauté noire et dans la communauté musulmane.

Le Dr Kameelah Rashad, co-directrice et fondatrice de la Muslim Wellness Foundation, explique à Middle East Eye que les musulmans noirs pourraient être témoins d’un taux alarmant de décès dans leur communauté en raison de décennies d’inégalités dans l’accès aux soins et de recherches comportant des biais raciaux.

La Muslim Wellness Foundation (MWF) et la Muslim Anti-Racism Collaborative (MuslimARC) ont lancé la National Black Muslim Covid Coalition pour aider la communauté à endiguer la maladie.

Un mouvement contre « l’invisibilité » des femmes noires en Tunisie est né
Read More »

« De mon point de vue, les préoccupations des musulmans noirs n’étaient pas suffisamment prises en compte », affirme Kameelah Rashad. « Parfois, l’hypothèse sous-jacente est que cela va faire du tort à une communauté déjà bien dotée en ressources… Nous sommes en quelque sorte une communauté invisible du tiers monde en plein Occident. »

La coalition naît alors que des villes comme Charlotte, en Caroline du Nord, signalent un nombre disproportionné de cas de coronavirus parmi les Afro-Américains, les résidents noirs représentant plus de 40 % des cas confirmés de COVID-19.

« À moins que nous ne nous mobilisions – et ne le fassions de manière efficace et efficiente – [les musulmans noirs] seront touchés de manière disproportionnée pendant une année où on prévoit un recensement et une élection présidentielle », souligne le docteur.

À la base, la coalition s’inspire du mouvement noir pour la liberté des années 1950 à 1970 et des mouvements pour la justice sociale. Sur son site internet, la coalition se décrit comme ancrée dans les cadres de l’engagement centré sur la guérison et du cycle de libération.

Une islamophobie anti-noire dans le secteur médical

L’objectif de la coalition consiste en partie de diffuser des informations précises et de partager les meilleures pratiques et ressources, telles que des fiches d’information en somali, en créole haïtien, en yoruba et dans d’autres langues.

Margari Hill, directrice exécutive de MuslimARC, relève qu’en raison du manque d’études et de recherches médicales sur les musulmans noirs, il n’y a pas suffisamment de données sur la communauté. 

Mais cela ne signifie pas qu’il est impossible de prédire comment les musulmans noirs seront touchés par le coronavirus. 

« Adhérer à la chahada [déclaration de foi musulmane] ne nous immunise contre aucune des vulnérabilités auxquelles les personnes noires sont confrontées », note Margari Hill, qui est également co-directrice de la National Black Muslim Covid Coalition. 

Les hôpitaux des communautés à prédominance noire ont tiré la sonnette d’alarme au sujet du manque de fournitures, de personnel et de protection adéquats pour faire face à la pandémie.

Les communautés musulmanes noires sont également économiquement vulnérables (AFP)

Selon plusieurs rapports, les musulmans noirs vivent souvent dans des communautés qui subissent de plein fouet les fermetures d’hôpitaux et doivent naviguer dans l’islamophobie anti-noire dans le secteur médical. 

Selon les experts, la réticence du gouvernement à suivre l’évolution du virus par ethnie pourrait masquer une réalité sous-jacente essentielle : un nombre disproportionné de personnes noires décéderont.

Donna Neil-Demir, conseillère en santé pour la Zakat Foundation of America, affirme à MEE : « Nous avons toujours des soins de qualité inférieure. Nous n’avons pas accès aux activités des grands hôpitaux dans les quartiers de la classe moyenne ou de la classe moyenne supérieure. »

Le Dr Aswhin Vasan, un expert en santé publique, abonde dans son sens, dans USA Today : « Le virus est une crise d’égalité des chances… mais son impact et son fardeau ne seront pas également répartis. »

Les communautés musulmanes noires sont également économiquement vulnérables. En 2018, l’Institute for Social Policy and Understanding (ISPU) a constaté qu’un tiers des musulmans aux États-Unis vivent au niveau ou en dessous du seuil de pauvreté, et les ménages musulmans noirs sont plus susceptibles de gagner moins de 30 000 dollars par an que les autres groupes ethniques musulmans. 

Les travailleurs noirs, latinos et d’autres minorités sont également moins susceptibles de pouvoir télétravailler

Alors que les États-Unis enregistrent une montée en flèche du taux de chômage, les travailleurs noirs, latinos et d’autres minorités sont également moins susceptibles de pouvoir télétravailler. 

On retrouve les musulmans noirs dans toutes les catégories démographiques : handicapés, à faible revenu, LGBTQI+, âgés, immigrants, réfugiés et incarcérés.

Alors que le coronavirus se propage dans les prisons et les centres de détention, il affecte les musulmans noirs. Comme certains plaident pour une surveillance accrue ou un pouvoir policier pour endiguer la pandémie, cela affecte également les musulmans noirs. 

Kameelah Rashad avertit : « Ce qui pourrait être un revers pour une communauté va être catastrophique pour la nôtre. »

Lorsqu’il s’agit de ces villes densément peuplées et d’autres, le docteur s’inquiète : « Nous serons considérés comme jetables, comme des malheureuses victimes de cette pandémie. »

La coalition ne se concentre pas uniquement sur la pandémie mais sur les séquelles. Pour l’instant, elle continue de rassembler des ressources pour les musulmans noirs sur le coronavirus et de coordonner des événements tels qu’un webinaire sur l’apartheid médical.

Et bien qu’elle se concentre sur ce qui semble être une petite population, Margari Hill affirme : « Lorsque vous aidez des personnes noires, vous aidez tout le monde. Se concentrer sur les musulmans noirs, qui sont confrontés à des oppressions qui se chevauchent et se recoupent, rendra la réponse au COVID-19 bien plus forte. »

Par Vanessa Taylor, à Philadelphie.

Traduit de l’anglais (original) et actualisé par VECTranslation.

6 years ago
À Istanbul, des soignants pleurent le professeur Cemil Tascooglu, le premier professionnel de santé décédé du COVID-19 (AFP)

La Turquie fait « des progrès significatifs » dans le traitement des patients atteints par le coronavirus aux premiers stades de la maladie avec l’hydroxychloroquine, un antipaludique controversé, ont annoncé des responsables turcs.

« La Turquie avait stocké un million d’unités avant l’apparition du premier cas dans le pays », a déclaré le ministre turc de la Santé Fahrettin Koca lors d’une émission en direct, sans préciser le nom du médicament.

Un haut responsable turc au courant de ce stock a indiqué à Middle East Eye que le médicament en question était l’hydroxychloroquine et qu’il était vendu sous la marque Plaquenil.

Erdoğan sous pression face à l’accélération de l’épidémie
Read More »

« De nombreux pays prescrivent ce médicament aux patients intubés », a précisé le ministre. « Mais selon notre conseil scientifique, ce médicament est vraiment bénéfique aux premiers stades pour prévenir la propagation du virus dans l’organisme. »

Le ministre de la Santé a rappelé aux téléspectateurs que l’une des caractéristiques fondamentales de la maladie était l’infection pulmonaire.

« Nous pensons qu’un traitement précoce [avec ce médicament] a joué un rôle important dans la réduction du taux d’infection pulmonaire chez les patients », a-t-il déclaré.

Depuis que le président américain Donald Trump a fait la promotion du médicament comme un « atout » pour le traitement des patients, les professionnels de la santé du monde entier ont exprimé des opinions mitigées sur son utilisation.

Les commentaires de Donald Trump faisaient suite aux recherches cliniques du médecin français Didier Raoult, qui affirme avoir constaté des résultats prometteurs sur un petit échantillon de patients en février.

Mais la recherche de Didier Raoult est critiquée d’un point de vue méthodologique.

De nombreux médecins soutiennent que le médicament n’a pas encore été suffisamment testé pour traiter les patients atteints par le coronavirus.

Début avril, des médecins chinois ont signalé que l’hydroxychloroquine avait contribué à accélérer la guérison de certains patients présentant des symptômes bénins.

Le COVID-19 a causé 1 198 décès en Turquie, selon les chiffres publiés ce lundi

Le responsable turc a déclaré à MEE que le médicament était efficace contre la pneumonie, considérée comme l’une des principales causes de décès chez les patients atteints par le coronavirus.

La plupart des patients transférés en soins intensifs ou placés sous respirateur arrivent là car ils ont développé une pneumonie. 

« Le ministre, au lieu de souligner l’importance du médicament lui-même, a souligné les avantages de son utilisation dans les premiers stades, avant que le patient ne tombe gravement malade », explique le responsable.

Les statistiques publiées mardi par le ministère turc de la Santé montrent que depuis le début du traitement, les nouveaux cas de maladie pulmonaire chez les patients atteints de coronavirus ont considérablement diminué.

Le 24 mars, 60 % des cas de coronavirus enregistrés étaient des patients atteints de pneumonie, tandis que le 6 avril, ils étaient tombés à 19,5 %.

L’Association turque de microbiologie clinique et des maladies infectieuses (KLIMIK) indiquait le mois dernier que les données sur l’utilisation du médicament étaient encore limitées et a averti qu’il ne devrait pas être utilisé à titre prophylactique (un traitement administré pour prévenir une maladie).

Prolongation du confinement obligatoire

« Il convient de l’utiliser dans les premiers stades pour certains patients présentant des symptômes », indiquait le communiqué.

L’association a averti qu’il ne serait pas approprié d’utiliser ce médicament pour le personnel soignant, dans l’objectif de se protèger avant même de contracter le virus.

Fahrettin Koca a déclaré que les hôpitaux en Turquie avaient suffisamment de stocks de médicament et que le pays était dans un meilleur état que de nombreux pays occidentaux.

« Nos unités de soins intensifs ne sont qu’à 62 % de leur capacité. Même l’utilisation de la capacité en lits n’a pas atteint les 50 % », a-t-il déclaré.

Coronavirus : la Turquie va livrer des fournitures médicales à Israël
Read More »

Le COVID-19 a causé 1 198 décès en Turquie, selon les chiffres publiés lundi.

Les responsables de la santé ont déclaré qu’étant donné l’augmentation du nombre de tests quotidiens, le nouveau nombre d’infections n’était pas un sujet de préoccupation car les chiffres étaient au point mort.

Jusqu’à présent, le pays a effectué plus de 200 000 tests.

Depuis que le virus touche la Turquie, le gouvernement a déclenché une série de mesures visant à enrayer sa propagation, notamment la fermeture d’écoles, d’universités et de cafés, l’interdiction des prières collectives, le report indéfini des événements sportifs et la suspension des vols vers de nombreux pays.

La semaine dernière, le président turc Recep Tayyip Erdoğan a prolongé une ordonnance de confinement obligatoire pour toutes les personnes de moins de 20 ans, mais n’a pas déclaré un verrouillage complet.

Le gouvernement a également  imposé un couvre-feu aux personnes âgées de plus de 65 ans.

Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation.

6 years ago
Le pain occupe une place centrale dans la culture en Turquie, pays qui est l’un des plus gros consommateurs au monde (AFP)

Dans sa fourgonnette bringuebalante, Bayram sillonne les rues pentues d’un quartier populaire d’Istanbul avec une cargaison prisée depuis l’entrée en vigueur samedi d’un strict confinement contre le coronavirus : des cageots remplis de pains.

Deux fois par jour, le matin et en fin d’après-midi, ce boulanger âgé de 42 ans approvisionne les habitants de Küçükçekmece qui attendent avidement sa tournée.

Dimanche, 8 h 00. « Qui veut du pain ? Le pain est arrivé ! », crie Bayram par la fenêtre baissée de son véhicule qui roule au pas.

« Boulanger, donne-m’en deux ! », hèle une femme, tête recouverte d’un foulard bleu, en faisant descendre de son balcon au premier étage un panier en osier suspendu à une corde.

La camionnette s’arrête, Bayram et son collègue Murat ouvrent les portes dans un claquement et sortent des cageots. Tous deux portent des gants et un masque.

Des visages apparaissent aux fenêtres et aux balcons et les commandes pleuvent.

Erdoğan sous pression face à l’accélération de l’épidémie
Read More »

« On a parfois du mal à tout retenir : qui a demandé quoi, à qui on doit rendre quelle monnaie ? », sourit Bayram.

Le pain occupe une place centrale dans la culture en Turquie, pays qui est l’un des plus gros consommateurs au monde. Les Turcs en mangent en moyenne quelque 150 kilos par an.

Le gouvernement a annoncé vendredi un confinement dans les 30 plus grandes villes pendant le week-end pour tenter de ralentir l’épidémie de COVID-19 qui a fait plus de 1 100 morts en Turquie.

À l’annonce de cette mesure qui doit pourtant être levée dimanche soir, des milliers de Turcs se sont rués dans les boulangeries pour faire des provisions.

Face à ce mouvement de panique, le gouvernement a dû rassurer la population en affirmant qu’elle ne manquerait pas de pain. Dans certains quartiers, la municipalité fait même des distributions gratuites.

Profitant de la situation, un boulanger un peu trop gourmand a triplé son prix de vente, un sacrilège qui lui a valu la furie des médias et une forte amende. Bayram, lui, a maintenu son prix de vente à 1,5 livre turque (20 centimes d’euro) l’unité, même si l’épidémie a fait chuter ses ventes.

Samedi, au premier jour du confinement, il n’a écoulé que 2 100 pains, contre 4 000 en temps normal. À cela, il doit maintenant ajouter le coût du carburant consommé lors de sa tournée. Et un autre investissement pourrait s’avérer nécessaire si le confinement est prolongé.

Désignant son collègue Murat dont la voix est enrouée à force de crier, Bayram dit : « Si ça continue, on achètera un micro ! ».

6 years ago
« Notre banque centrale, notre ministère des Affaires étrangères ont remporté récemment une très belle victoire dans une bataille juridique », a déclaré le président iranien (AFP)

Le président iranien Hassan Rohani a affirmé dimanche que son pays avait obtenu le déblocage au Luxembourg de fonds s’élevant à 1,6 milliard de dollars gelés à la demande de Washington, se félicitant d’une « belle victoire » juridique.

Selon le site d’investigation luxembourgeois Paperjam, la cour de cassation du Luxembourg a consacré le 2 avril une audience à l’affaire des fonds iraniens bloqués dans ce pays à la demande des Etats-Unis. Mais depuis lors, la cour n’a rendu publique aucune décision sur ce dossier.

En Iran, les sanctions américaines paralysent la lutte contre le coronavirus
Read More »

« Notre banque centrale, notre ministère des Affaires étrangères [ont] remporté récemment une très belle victoire dans une bataille juridique », a déclaré le président iranien lors d’une allocution en conseil des ministres retransmise par la télévision d’État. 

Après « des mois » de procédure, « nous avons réussi il y a quelques jours et avons libéré cet argent », a-t-il ajouté en se félicitant du déblocage de ces fonds alors que l’Iran traverse une « situation difficile ».

Ennemi des États-Unis, pays avec lequel il n’entretient pas de relations diplomatiques depuis 1980, l’Iran fait face à une double crise : économique, provoquée par le rétablissement de sanctions américaines en 2018, et sanitaire, à cause de la pandémie de COVID-19.

Avec près de 4 500 décès provoqués par la maladie sur un total de plus de 71 500 cas confirmés, selon des chiffres officiels, l’Iran est de loin le pays le plus touché par la pandémie au Proche et au Moyen-Orient.

Asphyxié financièrement par les sanctions américaines, l’Iran a annoncé en mars avoir demandé au Fonds monétaire international (FMI) une ligne de crédit d’urgence pour un montant pouvant s’élever jusqu’à environ cinq milliards de dollars.

Coronavirus : des activistes lancent une « contestation numérique » pour mettre fin aux sanctions américaines contre l’Iran
Read More »

Mais Washington, qui dispose d’un droit de veto au sein de cette institution, a jusqu’à présent indiqué n’avoir aucune intention d’autoriser un tel prêt, accusant Téhéran d’utiliser ses ressources pour financer « le terrorisme à l’étranger ».

En mars 2017, la justice luxembourgeoise avait jugé « irrecevable » une demande de la Banque centrale iranienne de dégeler 1,6 milliard de dollars lui appartenant.

Ces fonds, gérés par la chambre de compensation Clearstream, avait été gelés en janvier 2016 à la demande des avocats de victimes des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, en vue d’une saisie au profit de leurs clients.

L’Iran a toujours démenti avoir le moindre lien avec les auteurs de ces attentats, ressortissants de pays arabes, en majorité saoudiens.

6 years ago
Des employés de laboratoire prélèvent un échantillon biologique dans un centre de dépistage du COVID-19 dans le district d’al-Khawaneej, Dubaï, le 9 avril 2020 (AFP)

Le gouvernement fédéral des Émirats arabes unis (EAU) a instauré le mariage à distance pour éviter les rassemblements de nature à favoriser la propagation du nouveau coronavirus, a rapporté dimanche l’agence de presse officielle WAM.

Ce nouveau service est disponible par le biais du portail électronique du ministère de la Justice, a précisé l’agence.

Le dignitaire religieux chargé de conclure le mariage peut présider à la cérémonie en ligne, en s’assurant de l’identité des mariés et des témoins, selon la même source.

Si le contrat de mariage est ensuite validé, de manière virtuelle, par le tribunal spécialisé, les mariés recevront un SMS de confirmation, a ajouté WAM.

Cette décision vient rectifier en partie une mesure décrétée par Dubaï, l’un des sept membres de la fédération des Émirats arabes unis, qui avait suspendu mercredi jusqu’à nouvel ordre les procédures de mariage et de divorce en raison de la pandémie de COVID-19.

Les Émirats ont pris de strictes mesures de confinement de la population pour lutter contre la maladie qui a fait vingt morts parmi les quelque 3 700 cas officiellement enregistrés dans le pays.

6 years ago
Le roi du Maroc en audience officielle dans son palais royal, le 7 avril 2020 (AFP)

« Mettez votre masque ! » : telle est la nouvelle injonction des patrouilles de contrôle massivement déployées au Maroc pour faire respecter l’état « d’urgence sanitaire », au moment où des industriels locaux se lancent tous azimuts dans la production pour répondre à la forte demande.

Tandis que nombre de gouvernements hésitent encore, le royaume a décidé cette semaine de rendre obligatoire, sous peine de sanctions, le port du masque pour ses 35 millions d’habitants après une étude comparative de l’évolution de l’épidémie dans différents pays.

Auparavant, des industriels du textile avaient reconverti en urgence leur outil de production, avec l’appui du ministère marocain de l’Industrie et du commerce.

Face au coronavirus, les Marocains expérimentent « une forme de communion nationale inédite »
Read More »

Car comment répondre à un tel défi ?

Dix usines reconverties dans la fabrication des masques

« Dès l’apparition de la pandémie, nous avons réorienté un certain nombre d’opérateurs qui faisaient des sacs non tissés vers la fabrication de masques », dit à l’AFP le ministre de l’Industrie, Moulay Hafid Elalamy, en marge d’une visite d’une de ces usines implantée à Casablanca, la capitale économique.

« Dix usines se sont déjà reconverties et nous sommes en train d’atteindre une capacité de cinq millions de masques par jour », précise-t-il.

La commercialisation des protections produites localement a déjà commencé en fin de semaine dernière, avec l’objectif d’approvisionner pas moins de 70 000 points de vente. Jusque-là, les masques étaient importés de Chine, fournisseur incontournable.

Ces masques « aux normes internationales » sont vendus dans les commerces de proximité par paquet de dix au prix modique de 80 centimes l’unité (environ 7 centimes d’euros), grâce à des subventions du Fonds spécial d’urgence initié par le roi, nourri par l’État et par des donations, selon le ministère.

Plus de cinq millions de masques disparus en une heure trente

Dans ce contexte, une photo de Mohammed VI portant un masque pendant une audience mardi, jour de l’entrée en vigueur de la mesure, est devenue virale.

La commercialisation des protections produites localement a déjà commencé en fin de semaine dernière

Pour pouvoir circuler, les Marocains se sont donc rués sur les commerces… et les premiers stocks ont vite été épuisés, selon des témoignages concordants. Sur les réseaux sociaux, beaucoup se plaignent de ne pas avoir réussi à se fournir.

Cependant, il est désormais rare de croiser des passants à visage découvert. Faute de mieux, certains utilisent de vieux masques, d’improbables protections de chantier ou des écharpes.

Face à la pénurie, les prix des masques chirurgicaux disponibles en pharmacie ont flambé, leurs tarifs n’étant pas règlementés.  

« Au début, plus de cinq millions de masques ont disparu en une heure trente. Les gens en achètent trop pour les stocker. Mais quand on voit que sur les étals il y en a en abondance, les achats deviennent plus raisonnés. Nous sommes dans cette phase », assure Moulay Hafid Elalamy.

Confiant, le royaume n’exclut pas de se lancer ensuite dans l’exportation : « Nous allons d’abord servir nos concitoyens et juste après nous servirons tous nos amis du mieux qu’on pourra », promet-il.

Opportunité pour relancer l’industrie ? 

« Cette usine me disait toute à l’heure qu’elle avait une commande de 150 millions de masques en attente. Tout le monde en a besoin. Des pays pensaient que la Chine pourrait leur fournir des masques en un claquement de doigts. Ça n’a pas été le cas », soutient le ministre et homme d’affaires. 

Si le Maroc est encore fortement dépendant de son agriculture, il mise depuis des années sur l’industrie pour diversifier son économie, avec la création de zones offshore attirant des investisseurs étrangers.

Au Maroc, l’état d’urgence sanitaire révèle une fois de plus l’hégémonie du pouvoir central
Read More »

À ce jour, l’industrie, « qui semble être la clé de la relance économique », peine encore « à accentuer sa part dans le PIB », tempère néanmoins le Haut Commissariat au Plan (HCP).

Mais la production de respirateurs artificiels de conception marocaine vient aussi d’être lancée mobilisant médecins, chercheurs et industriels implantés dans une zone franche dédiée à l’aéronautique près de Casablanca. Une première série de 500 unités est en production.

Le nombre de cas officiellement déclarés de COVID-19 au Maroc était dimanche de plus de 1 617, dont 113 décès. Ces chiffres doivent être analysés en tenant compte du faible nombre de tests menés, environ 7 000.

Pour limiter la contagion, les autorités misent surtout sur un confinement très strict. Ceux qui ne respectent pas les règles risquent jusqu’à trois mois de prison et/ou jusqu’à 1 300 dirhams d’amende (115 euros).

Quelque 24 000 personnes ont jusqu’ici été interpellées pour violation des mesures d’urgence sanitaire, selon un bilan officiel.

Parallèlement, des mesures sont prises pour éviter la spéculation : le jour même de l’entrée en vigueur du décret imposant le port de masques, les autorités annonçaient l’arrestation d’un homme qui les vendait plus cher que les tarifs fixés. 

Par Hamza Mekouar à Casablanca.

6 years ago
Le 7 avril dernier, un fidèle chrétien devant l’entrée du Saint-Sépulcre de Jérusalem (AFP)

Un court chapelet de religieux a célébré Pâques dans le Saint-Sépulcre de Jérusalem, lieu du tombeau du Christ selon la tradition, fermé pour la première fois en plus d’un siècle au public lors d’un dimanche pascal en raison du nouveau coronavirus.

Les prêtres ont fait leur arrivée dans l’église sous le regard de policiers israéliens et de quelques journalistes postés dans la cour intérieure où réverbéraient le son des cloches de cette église érigée là où, selon la tradition, le Christ a été mis au tombeau après avoir été crucifié.

La vieille ville désertée 

« Pâques est un temps pour [célébrer] la vie. Malgré la mort que vous voyez partout, la vie va prévaloir tant que quelqu’un donne la vie par amour des autres », a déclaré l’archevêque catholique Pierbattista Pizzaballa avant d’entrer dans l’église.

Dans la cour intérieure, quelques fidèles se sont recueillis, l’un vêtu d’une toge blanche immaculée, pendant que l’écho de la messe se répercutait sur la pierre. Dans un immeuble à deux pas du Saint-Sépulcre, dans le coeur de la vieille ville de Jérusalem, des juifs récitaient aussi des prières.

Généralement bondée, la vieille ville, épicentre des religions monothéistes, était vide dimanche et ses commerces fermés, lui donnant à la fois des airs de ville fantôme mais aussi de lieu propice au recueillement, loin de l’agitation habituelle pour les fêtes de Pâques.

Mesures draconiennes

La vieille ville de Jérusalem est administrée par Israël depuis son annexion en 1967.

Pour faire face à la pandémie mondiale de nouveau coronavirus, le gouvernement israélien a mis en place une série de mesures de confinement, fermant les lieux de culte au public, interdisant à chacun de sortir à plus de 100 mètres de son foyer hormis pour travailler, si nécessaire, ou se rendre au supermarché, à l’hôpital ou à la pharmacie.

Plus de 10 700 cas de personnes contaminées au virus, incluant 101 morts, ont été jusqu’à présent recensés en Israël. Côté palestinien, les autorités évoquent plus de 250 cas dont deux décès.