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Coronavirus : suivez l’actualité dans la région MENA

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Coronavirus : suivez l’actualité dans la région MENA
L’épidémie du nouveau coronavirus bouleverse une région déjà sous tension. Suivez sur ce fil les derniers développements au Maghreb et au Moyen-Orient

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5 years ago
Une photo montre la capitale algérienne, Alger, au début du couvre-feu imposé par les autorités, pour empêcher la propagation du coronavirus, le 29 juin 2020 (AFP)
Une photo montre la capitale algérienne, Alger, au début du couvre-feu imposé par les autorités, pour empêcher la propagation du coronavirus, le 29 juin 2020 (AFP)

Les autorités algériennes ont ordonné mardi le reconfinement de 18 communes de la wilaya de Sétif, la deuxième préfecture la plus peuplée du pays, en raison d’une hausse des contaminations au nouveau coronavirus, a-t-on appris de source officielle.

La préfecture de Sétif est la troisième la plus touchée par la pandémie dans le pays, après celles de Blida et d’Alger.

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« Un confinement partiel sera imposé à compter de mercredi, de 13 heures à 5 heures (12 h 00-04 h 00 GMT) dans 18 communes de la wilaya de Sétif » pour empêcher la propagation du coronavirus, a indiqué le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

Ce reconfinement local, qui touche 18 des 60 municipalités de cette préfecture, sera mis en place pour quinze jours, précise le communiqué.

Un mois après les premières mesures de déconfinement, l’Algériele pays du Maghreb le plus affecté par le virus– est en proie à une multiplication des foyers d’infection, en particulier dans l’est (Sétif) et dans le sud-est du pays. 

Cette augmentation des cas est due, selon les autorités, au « relâchement » de la population et au « non-respect » des règles de prévention et de protection.

Un nouveau record de contaminations en 24 heures (+463) a été annoncé lundi par le Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie. 

Au total, plus de 16 400 cas de COVID-19 ont été officiellement déclarés sur le sol algérien depuis l’enregistrement du premier cas le 25 février, dont 959 décès.

Fin juin, le gouvernement avait avisé les autorités locales de procéder au « confinement ciblé » des localités et quartiers en proie à des foyers d’infection de COVID-19 en cas de recrudescence des contaminations.

Le gouvernement a également exhorté les autorités locales et les services de sécurité à « appliquer, avec toute la rigueur et la fermeté nécessaires, les sanctions prévues par la loi et les règlements en vigueur […] à l’encontre de tout contrevenant aux mesures de prévention sanitaire ».

Le port du masque sanitaire est obligatoire depuis le 24 mai et les contrevenants sont condamnés à de fortes amendes.

5 years ago
Les compagnies aériennes nationales programmeront autant de vols que nécessaire mais les ferrys seront programmés exclusivement au départ de Sète (France) et de Gênes (Italie) (AFP)
Les compagnies aériennes nationales programmeront autant de vols que nécessaire mais les ferrys seront programmés exclusivement au départ de Sète (France) et de Gênes (Italie) (AFP)

Les Marocains et les résidents étrangers au Maroc seront autorisés à revenir dans le royaume à partir du 14 juillet, a annoncé le gouvernement marocain mercredi, sans avancer de date sur la réouverture des frontières aux touristes.

Seuls les voyages par voies aérienne et maritime seront autorisés, avec l’obligation de présenter à l’embarquement un test de dépistage du COVID-19 négatif de moins de 48 heures, a ajouté le gouvernement dans un communiqué. 

« Les compagnies aériennes nationales programmeront autant de vols que nécessaire pour la réussite de cette opération », tandis que des ferrys seront programmés exclusivement au départ de Sète (France) et de Gênes (Italie), selon la même source. 

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Aucune annonce n’a été faite sur la date de réouverture générale des frontières, fermées depuis mi-mars pour lutter contre la pandémie de nouveau coronavirus. Secteur clé de l’économie marocaine, le tourisme a depuis vu ses recettes plonger. 

Quelque 11 000 Marocains bloqués aux quatre coins du monde, sur près de 40 000, ont pu regagner leur pays ces dernières semaines à bord de vols spéciaux affrétés par Rabat.  

Pour se faire entendre, les personnes bloquées ont multiplié les appels à l’aide, avec des sit-in et des campagnes sur les réseaux sociaux. Certains ont adressé une lettre ouverte au roi Mohammed VI : « Nous arrivons aujourd’hui à épuisement de nos ressources financières et notre santé mentale se dégrade », affirment les signataires.

« Situation de grande vulnérabilité »

Le bureau de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) à Paris avait alerté en mai sur la « situation de grande vulnérabilité » des « personnes âgées, atteintes de maladies graves ou des parents accompagnés d’enfants en bas âge ». 

Début juin, Rabat a commencé à assouplir les mesures de restrictions prises mi-mars, et fin juin, il a accéléré son déconfinement avec la réouverture des cafés, restaurants et salles de sport ainsi que la reprise du tourisme intérieur et des déplacements interurbains. 

L’état d’urgence sanitaire reste en vigueur jusqu’au 10 juillet et le port du masque est obligatoire.

À partir du 15 juillet, ce sont les mosquées qui pourront rouvrir de façon « progressives » tout en restant fermées pour la grande prière du vendredi. 

Environ 14 700 cas de contamination, dont 242 décès, ont été officiellement détectés dans ce pays de 35 millions d’habitants.

5 years ago
Des jeunes soudanais sont assis devant des pharmacies fermées, à Khartoum, le 18 juin 2020 (AFP)
Des jeunes soudanais sont assis devant des pharmacies fermées, à Khartoum, le 18 juin 2020 (AFP)

Le Soudan a décidé d’alléger à partir de mercredi le couvre-feu et plusieurs restrictions prises pour endiguer la pandémie de nouveau coronavirus dans un pays miné par une crise économique aiguë.

Magasins et restaurants ont été rouverts dans la capitale Khartoum, qui a renoué avec les embouteillages.

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Dans l’État de Khartoum, le couvre-feu restera en vigueur de 18 h 00 à 05 h 00 (16 h 00 et 03 h 00 GMT), mais il a été levé dans le reste du pays, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Fayçal Mohamed Saleh, cité par l’agence de presse nationale SUNA.

« Les services administratifs rouvriront progressivement à compter de dimanche » 19 juillet dans tout le pays, a-t-il ajouté.

La police a retiré ses postes de contrôle veillant au respect du couvre-feu dans l’ensemble du pays, selon des témoins.

Fayçal Mohamed Saleh a cependant précisé que les « rassemblements demeureraient interdits jusqu’à fin août ». 

L’allègement a été décidé après la baisse du nombre quotidien des cas de contamination depuis deux semaines. Le bilan officiel de l’épidémie de COVID-19 au Soudan s’élève à 9 997 cas dont 622 décès.

Le 16 avril, les autorités avaient décrété un confinement total dans l’État de Khartoum qui a été continuellement renouvelé. Cette mesure avait été étendue ensuite au reste du pays.

Rapidement, un couvre-feu strict avait été imposé de 15 h 00 à 06 h 00 heures (13 h 00 à 04 h 00 GMT), avec toutefois une circulation tolérée durant le reste de la journée.

En mars, le pays avait instauré l’état d’urgence face à la crise sanitaire, fermant écoles et universités, ainsi que la quasi-totalité de ses frontières.

Le 30 juin, des dizaines de milliers de Soudanais ont bravé le risque sanitaire pour manifester et demander des réformes politiques et de meilleures conditions de vie. 

Plus d’un an après qu’une révolte populaire a balayé le dictateur Omar el-Béchir après 30 ans de règne, le gouvernement de transition de Khartoum est confronté à de lourds défis dont une crise économique profonde.

5 years ago
Un ouvrier pousse une charrette, à Riyad, le 21 juin 2020 (AFP)
Un ouvrier pousse une charrette, à Riyad, le 21 juin 2020 (AFP)

Sans emploi et sans argent, Hatem, un électricien soudanais, est bloqué à Ryad comme d’innombrables autres travailleurs illégaux, mais il espère profiter de l’épidémie de COVID-19 pour pouvoir rentrer chez lui.

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La présence de ces centaines de milliers de personnes complique la lutte contre le virus qui a mis à nu, selon des militants, la précarité de cette population.

Employeurs sans scrupules et impossibilité de recours sont le lot quotidien de ces illégaux, soulignent ces militants.

À l’origine de la vulnérabilité de ces travailleurs : la kafala, un système de parrainage décrit par ses détracteurs comme une forme d’esclavage moderne. En vigueur dans d’autres pays arabes, ce système les met à la merci de leurs employeurs, dont la permission est nécessaire pour entrer et sortir du royaume ainsi que changer d’emploi.

En retirant leur kafala, les employeurs ont aussi le pouvoir de les mettre dans une situation irrégulière, selon des militants et quatre travailleurs illégaux, dont Hatem, 45, ans qui vit caché à Riyad de peur d’être arrêté.

« Mes six enfants, ma mère et ma soeur vivent au Soudan dans une situation difficile, mais je vis dans des conditions bien pires », a déclaré Hatem à l’AFP dans un sordide appartement qu’il partage avec d’autres étrangers.

« Le système de parrainage est très injuste », a souligné ce travailleur arrivé dans le royaume en 2016 et qui vit aujourd’hui grâce à des dons.

Appels à l’amnistie

L’Arabie saoudite, qui compte environ 10 millions d’expatriés, a expulsé des centaines de milliers de travailleurs illégaux ces dernières années.

Mais beaucoup, comme Hatem, ne sont pas autorisés à partir avant d’avoir réglé les dettes contractées dans le royaume.

« Le gouvernement saoudien devrait offrir une amnistie aux migrants en situation irrégulière pour qu’ils régularisent leur situation ou retournent dans leur pays », a déclaré à l’AFP Annas Shaker, chargée de recherche au sein du groupe Migrant Rights.

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Retenir ces travailleurs risque d’attiser la pandémie, a-t-il prévenu, alors que ceux-ci vivent souvent dans des logements surpeuplés.

Les autorités ont recensé plus de 200 000 cas d’infection et près de 2 000 décès dans le royaume. Selon des sources hospitalières, les unités de soins intensifs sont débordées.

Des nationalistes ont demandé l’expulsion des étrangers, jugés responsable de la diffusion du virus, l’un des chroniqueurs de la presse saoudienne n’hésitant pas de réclamer le « nettoyage » du royaume de ces travailleurs immigrés.

Ce pourrait être paradoxalement une aubaine pour Hatem, qui a imploré, en vain, l’ambassade du Soudan de lui obtenir un visa de sortie.

Un responsable d’un pays du sud-asiatique a déclaré à l’AFP qu’il avait reçu le même type de demandes de la part de travailleurs du sous-continent criblés de dettes.

Dans une annonce surprise en mars, Riyad a proposé de soigner gratuitement des travailleurs illégaux atteints du virus, promettant qu’ils ne seraient pas arrêtés.

Mais trois d’entre eux interrogés par l’AFP– deux Égyptiens et un Bangladeshi– ont dit se méfier de cette proposition.

« Il n’y a aucune garantie que je ne serais pas arrêté », a dit l’un des Égyptiens, un père de deux enfants de 36 ans.

« Extorsion »

Les ennuis de Hatem ont commencé lorsque son parrain s’est mis à exiger une grosse partie de ses revenus en échange du renouvellement de son permis de séjour.

Beaucoup de travailleurs disent avoir été victimes de telles « extorsions ».

Hatem a alors dû emprunter pour payer son parrain qui a quand même fini par le dénoncer pour « houroub », terme arabe désignant la fuite.

« Ils sont poussés à devenir illégaux en raison de politiques migratoires […] inadéquates qui donnent aux employeurs une grande emprise sur eux »

Annas Shaker, chargée de recherche au sein du groupe Migrant Rights

Il risque à tout moment d’être arrêté et il ne peut trouver un emploi.

« Pour des centaines de milliers de migrants, le fait de devenir illégal n’est pas un choix », estime Annas Shaker.

On peut, selon lui, les dénoncer pour « houroub » sur Internet par « une simple pression sur un bouton » ou refuser de renouveler leurs papiers.

« Ils sont poussés à devenir illégaux en raison de politiques migratoires […] inadéquates qui donnent aux employeurs une grande emprise sur eux ».

5 years ago
Un patient yéménite atteint de COVID-19 se repose dans un centre de quarantaine, à Taez, le 21 juin 2020 (AFP)
Un patient yéménite atteint de COVID-19 se repose dans un centre de quarantaine, à Taez, le 21 juin 2020 (AFP)

Le Yémen est de nouveau au bord de la « famine » et l’ONU n’a pas les « ressources nécessaires » pour prévenir la catastrophe en pleine crise mondiale du COVID-19, a déploré la coordinatrice humanitaire des Nations unies pour ce pays ravagé par la guerre.

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Des millions de familles vulnérables pourraient rapidement passer de « la situation où elles peuvent encore tenir à celle où elles seront en chute libre », a estimé Lise Grande dans une interview à l’AFP depuis Sanaa.

Pour un pays où 24 millions d’habitants– plus des deux tiers de la population–dépendent de l’aide humanitaire, les Nations unies n’ont réuni qu’environ la moitié des 2,41 milliards de dollars d’aide nécessaires lors d’une conférence virtuelle des donateurs organisée en juin.

Et seuls neuf des 31 donateurs ont effectivement fourni les fonds, a précisé Lise Grande. 

« Il est très clair que la pandémie de COVID-19 a mis la pression sur les budgets de l’aide [humanitaire] partout dans le monde […] ils ne pourront tout simplement pas faire ce qu’ils ont fait auparavant », a souligné la diplomate américaine.

La crise économique mondiale provoquée par la pandémie va avoir un « impact très important, très grave » sur l’assistance humanitaire au Yémen, a-t-elle insisté.

« Profondément inquiétante »

Le Yémen est déjà en proie à ce que l’ONU considère comme la pire crise humanitaire au monde, avec des dizaines de milliers de morts, environ quatre millions de personnes déplacées par la guerre, les menaces récurrentes de famine et d’épidémies, comme la dengue ou le choléra.

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Mais, faute de moyens, des programmes essentiels dans les domaines de la santé ou l’alimentation sont déjà en train de fermer, alors que la situation économique ressemble « effroyablement » aux jours les plus sombres de la crise, selon Lise Grande. 

Le conflit au Yémen oppose les forces du gouvernement, appuyées par une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite voisine, aux rebelles Houthis, soutenus par l’Iran et qui se sont emparés d’une grande partie du nord du pays, dont la capitale Sanaa en 2014.

« Les bateaux ne sont pas autorisés à transporter des produits vitaux. La monnaie se déprécie très rapidement. La Banque centrale n’a plus d’argent. Le prix du panier alimentaire de base […] a augmenté de 30 % rien qu’au cours des dernières semaines », a énuméré la responsable onusienne.  

« Nous voyons les mêmes facteurs, déjà vus auparavant, qui conduisent le pays vers la famine. Nous n’avons pas les ressources nécessaires pour la combattre et la faire reculer cette fois-ci », a-t-elle insisté, jugeant la situation « profondément inquiétante ».

« Situation incroyable »

En pleine crise sanitaire mondiale, les Nations unies ont dû faire face à la « situation incroyable » de devoir cesser de fournir du carburant aux hôpitaux ainsi qu’aux systèmes d’approvisionnement et d’assainissement des eaux dans tout le pays, a regretté la responsable.

Le Yémen a jusqu’à présent officiellement enregistré quelque 1 300 cas d’infections au nouveau coronavirus. Au moins 359 personnes sont mortes de la maladie. Mais le bilan pourrait être plus lourd selon les experts, le pays n’ayant pas la capacité de mener des tests à grande échelle et les hôpitaux étant mal équipés pour déterminer les causes de décès.

Le Programme alimentaire mondial, qui fournissait des aliments de base à 13 millions de personnes par mois, a dû réduire ses livraisons à seulement 8,5 à 8,7 millions de bénéficiaires, beaucoup d’entre eux devant se contenter de plus petites portions. 

En 2018, lorsque le Yémen était au bord du gouffre, la situation était bien différente. L’Arabie Saoudite a renfloué la Banque centrale, les Émirats Arabes Unis - partenaire clé au sein de la coalition anti-Houthis - ont payé les salaires des enseignants, la monnaie a été stabilisée et les importations de matières premières soutenues. 

« Il y a dix-huit mois, nous étions l’une des opérations humanitaires les mieux financées au monde », a souligné Lise Grande, mais « la différence est que cette fois-ci nous n’avons pas les ressources nécessaires ».  

5 years ago
Une femme émiratie et une résidente étrangère prennent une photo, sur une plage, à Dubaï, le 25 juin 2020 (AFP)
Une femme émiratie et une résidente étrangère prennent une photo, sur une plage, à Dubaï, le 25 juin 2020 (AFP)

Autocollants « Welcome » apposés sur les passeports et strictes mesures de sécurité en place, Dubaï a rouvert mardi ses portes aux visiteurs étrangers, mais l’émirat clinquant mise surtout sur le tourisme intérieur pour relancer un secteur clé après trois mois de fermeture.

« Nous sommes prêts à accueillir les touristes en prenant toutes les précautions nécessaires » face à la pandémie de COVID-19, a assuré sur Twitter Talal al-Chanqiti, de la Direction générale de la résidence et des affaires étrangères de Dubaï, deux jours avant la réouverture.

À l’aéroport, des combinaisons de protection ont été distribuées aux employés et des kits médicaux stockés dans des distributeurs automatiques.

Les touristes sont tenus d’apporter dans leurs bagages un test négatif datant de moins de quatre jours ou de se faire tester sur place, mais ils doivent alors s’isoler en attendant les résultats.

« Nous pensons que le tourisme intérieur est la clé à ce jour et nous ne nous voyons pas accueillir bientôt des voyageurs internationaux »

Ali al-Chaiba, responsable au sein du Département de la culture et du tourisme

Pauvre en pétrole, Dubaï, l’un des sept émirats de la fédération des Émirats arabes unis, tire sa richesse d’une économie diversifiée, contrairement à ses voisins du Golfe. En 2019, l’émirat a accueilli quelque 16,7 millions de visiteurs.

Avec l’organisation de l’exposition universelle, en plus de ses plages luxueuses et autres balades en yacht, Dubaï espérait en attirer 20 millions cette année.

Mais la crise du COVID-19 a brisé cet espoir, même à plusieurs mois du début de la saison touristique, en octobre, passée la météo suffocante de l’été. L’Expo 2020 a été reportée à 2021.

Au total, les Émirats ont officiellement enregistré 52 600 cas de contaminations, dont 326 décès. Les travailleurs pauvres étrangers, qui sont plusieurs millions aux Emirats, ont été particulièrement touchés.

Les expatriés, des ouvriers à bas salaires venus d’Asie aux jeunes cadres de la finance, représentent environ 90 % de la population.

« Approche progressive »

Dubaï est connue pour ses centres commerciaux, ses restaurants et ses hôtels cinq étoiles, tous durement frappés par la pandémie. Le PIB de l’émirat a lui baissé de 3,5 % au cours du premier trimestre 2020 par rapport à la même période l’année dernière.

Plus importante compagnie aérienne de la région, Emirates, basée à Dubaï, a été contrainte de réduire son réseau tentaculaire et a annoncé des suppressions d’emplois, sans en préciser le nombre.

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Avant la réouverture aux étrangers, les autorités ont lancé des campagnes de promotion sur les réseaux sociaux tandis que les hôtels ont eux ciblé les résidents de l’émirat pour compenser la baisse de fréquentation.

« Cibler principalement le marché intérieur est une première étape importante dans notre approche progressive visant à rétablir la normalité », explique Issam Kazim, PDG de la Dubai Corporation for Tourism and Commerce Marketing.

Mettre l’accent sur le tourisme interne fait également partie de la stratégie d’Abou Dhabi, émirat voisin qui a accueilli un nombre record de 11,35 millions de visiteurs internationaux en 2019.

Mais la capitale des Émirats, qui abrite notamment un circuit de Formule 1 et le Louvre Abu Dhabi, ne partage pas l’enthousiasme de Dubaï face aux étrangers. 

« Nous ne nous attendons évidemment pas aux mêmes chiffres cette année. Cela prendra encore deux à trois ans », a déclaré Ali al-Chaiba, responsable au sein du Département de la culture et du tourisme.

Abou Dhabi a récemment fermé ses frontières aux habitants des émirats voisins. Seules les personnes testées négatives peuvent y entrer.

« Nous pensons que le tourisme intérieur est la clé à ce jour et nous ne nous voyons pas accueillir bientôt des voyageurs internationaux », a déclaré lundi Ali al-Chaiba à l’AFP.

5 years ago
Plus de 4 570 personnes ont été contaminées par la pandémie de COVID-19 en Cisjordanie, selon le dernier bilan du ministère de la Santé palestinien (AFP)
Plus de 4 570 personnes ont été contaminées par la pandémie de COVID-19 en Cisjordanie, selon le dernier bilan du ministère de la Santé palestinien (AFP)

L’Autorité palestinienne a annoncé mardi étendre de cinq jours le bouclage de la Cisjordanie occupée afin de lutter contre la propagation du nouveau coronavirus, après une hausse du nombre de cas de malades.

Les secteurs sous contrôle palestinien de la Cisjordanie étaient déjà fermés depuis vendredi et le seront jusqu’au dimanche 12 juillet au soir, a déclaré le porte-parole du gouvernement Ibrahim Melhem.

« Le gouvernement a décidé de fermer tous les gouvernorats, les villes et villages palestiniens pour cinq jours de plus », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Lundi, le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh avait appelé Israël à fermer tous les points de passage avec la Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par Israël qui en contrôle tous les points d’entrée.

Selon le dernier bilan du ministère de la Santé palestinien, plus de 4 570 personnes ont été contaminées par la pandémie de COVID-19 en Cisjordanie, dont 17 en sont décédées. Il y a une semaine, le nombre de cas atteignait 2 356 et cinq morts.

Côté israélien, les autorités ont officiellement recensé plus de 31 270 cas de coronavirus, dont plus de 330 sont décédés.

Constatant une hausse importante du nombre des malades consécutive au déconfinement, Israël a annoncé lundi de nouvelles restrictions : les bars, boîtes de nuit et salles de sport vont refermer, tandis que les restaurants ne pourront accueillir que 20 personnes contre 30 précédemment.

5 years ago
Des fidèles marocains prient dans une mosquée, à Rabat, le 24 novembre 2017 (AFP)
Des fidèles marocains prient dans une mosquée, à Rabat, le 24 novembre 2017 (AFP)

Les mosquées marocaines vont commencer à rouvrir à partir du 15 juillet de façon « progressive » et resteront fermées pour la grande prière du vendredi, a annoncé le ministère des Affaires islamiques mardi.

EN IMAGES : Les mosquées vides pour les prières du vendredi à cause du coronavirus
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« Il a été décidé […] de rouvrir progressivement les mosquées sur l’ensemble du territoire national » à compter du 15 juillet « en prenant en considération la situation épidémiologique locale et les conditions de contrôle sanitaire », indique le ministère dans un communiqué.

« Les mosquées demeureront fermées pour la prière du vendredi » et la date de leur réouverture ce jour-là sera annoncée ultérieurement, a-t-il ajouté.

Les fidèles devront porter un masque, utiliser leur propre tapis de prière, maintenir une distance d’environ 1,5 mètre avec les autres et éviter « rassemblements » et « poignées de main », précise-t-il. 

Des « commissions locales » s’assureront du respect des mesures à l’entrée des mosquées. 

Les lieux de culte avaient fermé mi-mars avec l’instauration de l’état d’urgence sanitaire et la mise en place de larges restrictions pour lutter contre la pandémie de nouveau coronavirus

Début juin, le royaume avait commencé à assouplir ces mesures et fin juin, il avait accéléré son déconfinement avec la réouverture des cafés, restaurants, hôtels et salles de sport ainsi que la reprise du tourisme intérieur et des déplacements interurbains. 

L’état d’urgence sanitaire reste cependant en vigueur jusqu’au 10 juillet, le port du masque obligatoire et les frontières fermées « jusqu’à nouvel ordre ».

Quelque 14 500 cas de contamination, dont 239 décès, ont été officiellement détectés dans le royaume, qui compte 35 millions d’habitants.

5 years ago
Des femme rohingyas font la queue après avoir été identifiée par la police indonésienne au centre de détention pour immigrés, le 26 juin 2020 (AFP)
Des femme rohingyas font la queue, après avoir été identifiées par la police indonésienne au centre de détention pour immigrés, le 26 juin 2020 (AFP)

L’épidémie de coronavirus a été « contenue avec succès » dans les immenses camps de réfugiés rohingyas du Bangladesh, affirment les autorités locales, en dépit du faible nombre de tests réalisés.

Près d’un million de membres de cette minorité musulmane persécutée en Birmanie voisine vivent dans la misère noire et la promiscuité dans de gigantesques camps de cabanes de bâches et bambous, une situation qui alarme les épidémiologistes depuis le début de la pandémie.

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Mais avec seulement cinq décès attribués à la maladie COVID-19 dans les camps à ce jour, sur 54 cas déclarés, « nous avons contenu avec succès l’épidémie », a déclaré lundi à l’AFP Mahbub Alam Talukder, commissaire aux réfugiés du Bangladesh.

En comparant ces chiffres avec ceux du reste du district de Cox’s Bazar (60 décès sur 2 776 cas confirmés), région du sud-est du Bangladesh où sont situés les camps, les autorités locales y voient le succès de leur stratégie d’endiguement du virus dans la communauté rohingya.

Les responsables bangladais ont fermé les accès aux camps dès le début de l’épidémie, n’y autorisant que les travailleurs humanitaires essentiels pour les distributions de nourriture et les soins médicaux.

Ils ont également fermé la plupart des échoppes, barricadé les quartiers des camps contenant des foyers, distribué des savons et appelé par hauts-parleurs les réfugiés à respecter les gestes barrières.

Les cris de victoire sur l’épidémie dans les camps rohingyas sont toutefois à prendre avec précaution.

Les soignants ont testé seulement 724 Rohingyas sur une population de près d’un million de personnes. Les morts dans les camps ne sont également pas testés pour le nouveau coronavirus.

« Beaucoup de gens ont souffert de grippe saisonnière, de maux de tête, de douleurs et de diarrhées ces dernières semaines », a indiqué à l’AFP Mohammad Shafi, un professeur rohingya vivant à Kutupalong, le plus grand camp de réfugiés de la planète.

« Et la plupart ne sont pas allés dans les hôpitaux. Ils se sont plutôt fournis en médicaments auprès de pharmacies » établies dans les camps, a-t-il ajouté.

5 years ago
Des hommes passent devant une affiche, à Dubaï, le 15 avril 2020 (AFP)
Des hommes passent devant une affiche, à Dubaï, le 15 avril 2020 (AFP)

L’hôpital de campagne de Dubaï destiné au traitement des malades du nouveau coronavirus a fait mardi ses adieux à son dernier patient avant de fermer ses portes, les autorités jugeant la pandémie sous contrôle.

De nationalité japonaise, Hiroaki Fujita est sorti de l’hôpital, accompagné d’un groupe d’infirmières et de médecins, au coeur du Dubai World Trade Centre, le quartier commercial de l’émirat où l’établissement a été construit mi-avril. 

Rues et centres commerciaux désertés : la peur du coronavirus plombe la saison touristique à Dubaï
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« Je suis tellement content de quitter l’hôpital », a-t-il confié à l’AFP, appelant la population de cet émirat du Golfe– à 90 % constituée d’étrangers– à « plus de prudence » face à la pandémie.

Au total, les Émirats arabes unis ont officiellement enregistré 52.600 infections, dont 326 décès. En plein déconfinement, le pays a connu ces derniers jours une remontée du nombre quotidien de contaminations.

L’hôpital sera démantelé, tandis que les équipements et appareils médicaux « seront conservés dans des entrepôts, entretenus, désinfectés et stérilisés en prévision d’une éventuelle deuxième vague », a précisé la directrice de l’établissement, Manal Taryam. 

« Si besoin, nous pourrons réinstaller l’hôpital de campagne en quelques heures », a-t-elle assuré à l’AFP, insistant néanmoins sur le fait que les autorités avaient « réussi à contrôler la pandémie ».

L’établissement, d’une capacité d’environ 3 000 lits, a accueilli et traité gratuitement 1 290 personnes de 31 nationalités différentes, malades du nouveau coronavirus.

Aucun décès n’y a été enregistré, selon les autorités.

La fermeture de l’hôpital de campagne coïncide avec la réouverture mardi du tourisme international, Dubaï accueillant de nouveau les visiteurs étrangers avec l’espoir de relancer un secteur-clé pour une économie lourdement affectée par la crise sanitaire.

L’émirat a largement assoupli les mesures de précaution imposées pour contenir la propagation du virus. Des messages de prévention continuent d’être diffusés auprès de la population et le port du masque reste obligatoire dans les espaces publics.

5 years ago
La Ligue des champions de l'AFC entre l'Iranien Esteghlal et le Qatarien Al Duhail, au stade Azadi, à Téhéran, le 6 mai 2019 (AFP)
La Ligue des champions de l'AFC entre l'Iranien Esteghlal et le Qatarien Al Duhail, au stade Azadi, à Téhéran, le 6 mai 2019 (AFP)

Douze membres du club d’Esteghlal, géant du championnat de football iranien, ont été testés positifs au COVID-19, a rapporté mardi l’agence officielle Irna.

« À l’issue de tests, 12 personnes - un médecin de l’équipe et des joueurs - ont été confirmés positifs » au nouveau coronavirus, écrit Irna, en citant un communiqué de l’hôpital Massih-Danechvari de Téhéran.

Les « Bleus » d’Esteghlal sont l’une des équipes les plus connues d’Iran avec les « Rouges » du club Persépolis dont la rivalité s’exprime lors des emblématiques derbys de Téhéran.

Selon Irna, les tests ont été effectués sur « 61 joueurs et membres du personnel technique » à la demande du club, et les noms de personnes contaminées ont été fournis au club et aux responsables concernés.

Le championnat de première division iranien a repris le 25 juin après quatre mois de suspension à cause de l’épidémie de COVID-19.

L’Iran est le pays du Proche et du Moyen-Orient le plus touché par la pandémie.

Après une phase de reflux, la maladie y apparaît en nette progression depuis le début du mois de mai.

Selon Irna, le président de Foolad Ahvaz, club de la ville d’Ahvaz évoluant en première division, dans le Sud-Ouest de l’Iran, a confirmé samedi l’infection de 16 membres du club, dont 11 joueurs.

5 years ago
L'ayatollah Ali Khamenei, lors d'une réunion, à Téhéran, le 30 juin 2020 (AFP)
L'ayatollah Ali Khamenei, lors d'une réunion, à Téhéran, le 30 juin 2020 (AFP)

Les autorités iraniennes ont annoncé mardi un nouveau record de morts provoqués par le nouveau coronavirus, le troisième en moins de dix jours avec 200 décès en une journée.

« Malheureusement, au cours des 24 dernières heures, nous avons perdu 200 de nos compatriotes, ce qui porte le nombre total de victimes [du virus] à 11 931 », a indiqué à la télévision d’État Sima Sadat Lari, porte-parole du ministère de la Santé.

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Ce chiffre efface largement le précédent record de 163 morts qui datait de dimanche.

L’Iran fait face depuis plusieurs semaines à une hausse des nouveaux cas confirmés et des décès.

« L’augmentation du nombre de morts est très douloureuse pour nous tous », a regretté Sima Sadat Lari. C’est « le résultat de notre comportement et des nos actions à tous. »

L’Iran, qui a déclaré ses premiers cas de contamination par le virus en février, est le pays le plus durement touché par la pandémie au Proche et Moyen-Orient.

Sima Sadat Lari a également annoncé 2 637 nouvelles personnes testées positives au virus. Cela porte le total des cas officiellement confirmés à 245 688 en Iran.

La porte-parole a insisté sur le fait que le nombre de patients avait nettement augmenté dans une des villes du pays, qu’elle n’a pas citée, « où la population a organisé une cinquantaine de cérémonies de mariage ces jours-ci ».

Les autorités ont mis à plusieurs reprises en garde contre ce qu’elles considèrent être un laisser-aller de la population quant au respect des procédures sanitaires.

« Ayez toujours un masque sur vous lorsque vous sortez », a martelé Sima Sadat Lari.

5 years ago
Des enfants yéménites nés prématurément, dont l'un est intubé, sont allongés à l'unité de soins intensifs néonatals de l'hôpital al-Thawra, à Sanaa, le 30 juin 2020 (AFP)
Des enfants yéménites nés prématurément, dont l'un est intubé, sont allongés à l'unité de soins intensifs néonatals de l'hôpital al-Thawra, à Sanaa, le 30 juin 2020 (AFP)

Massirah Saqr al-Khouiri a du mal à ouvrir les yeux et peine à ingurgiter le lait que sa grand-mère, munie d’une grosse seringue, lui donne à téter, au milieu de cris d’autres enfants yéménites rachitiques, devenus des symboles d’une des guerres les plus dévastatrices au monde.

Le bébé de deux mois et dix jours est pris en charge dans une salle, peinte de rose, au sein du service de malnutrition de l’hôpital Al-Sabyine de Sanaa, capitale du Yémen, où sont traités des enfants malades.

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En six ans, la guerre a ravagé le Yémen, pays pauvre de la péninsule arabique plongé dans la pire crise humanitaire du monde, selon les Nations unies. 

Le conflit a connu le 8 juillet 2014 un tournant décisif. Les rebelles Houthis, venus du nord, ont remporté une victoire de taille en prenant la ville d’Omrane au nord de Sanaa, en pleine déroute des troupes adversaires du gouvernement.

En faisant sauter ce verrou, ils ont réussi à ouvrir la route pour la capitale, prise facilement, ainsi que des pans entiers du nord du pays au prix d’une guerre qui a mis des millions de civils au bord de la famine.

Massirah et des milliers d’enfants en font partie. Victime d’une malnutrition aiguë, elle ne pèse que 2,4 kg, explique sa grand-mère à l’AFP.

« Nous avons besoin d’un suivi médical, de lait et de nourriture. Si les médicaments sont disponibles à l’hôpital, on nous les donne, sinon on doit les acheter à l’extérieur », raconte-t-elle.

Peur du virus

Des millions d’enfants au Yémen risquent de se retrouver « au bord de la famine » en raison du manque d’aide à ce pays, a indiqué fin juin l’UNICEF.

Le conflit a dévasté le système de santé et fait 3,3 millions de déplacés qui vivent dans des camps de fortune où prolifèrent choléra et autres maladies.

Il s’est intensifié avec l’intervention en mars 2015 de l’Arabie saoudite à la tête d’une coalition militaire pour soutenir les forces du gouvernement face aux rebelles, appuyés eux par l’Iran, grand rival de Riyad.

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Des dizaines de milliers de civils ont été tués depuis dont des centaines d’enfants, victimes de raids aériens et de bombardements.

Le pays, aux ressources en eau limitées, reste menacé par un nouveau malheur, la propagation de la pandémie de COVID-19 qui a fait officiellement 330 morts.

À l’hôpital Al-Sabyine, des médecins du service de malnutrition d’une capacité de 25 places mettent en garde contre une détérioration de la situation en raison de la pandémie de COVID-19 et d’une pénurie de carburants qui empêche de nombreux Yéménites d’atteindre les hôpitaux.

Beaucoup de parents craignent de voir leurs enfants contracter le virus s’ils sont hospitalisés, explique un médecin, Hazaa Abdallah al-Farah.

« Certains croient aux rumeurs sur le virus et n’emmènent plus leurs enfants à l’hôpital », dit-il à l’AFP.

Manque de moyens

Au Yémen, le mystère reste entier sur l’état de propagation du COVID-19 dans les zones contrôlées par les Houthis, accusés par le gouvernement de ne pas communiquer sur le sujet.

Les agences de l’ONU et les ONG ne cessent de mettre en garde contre une possible catastrophe.

L’UNICEF a réclamé une aide de 461 millions de dollars (près de 411 millions d’euros) pour son action humanitaire au Yémen et 53 millions de dollars (plus de 47 millions d’euros) supplémentaires pour lutter contre le COVID-19 dans ce pays.

Un jeune Yéménite transporte un colis alimentaire, à Sanaa, le 17 mai 2020 (AFP)
Un jeune Yéménite transporte un colis alimentaire, à Sanaa, le 17 mai 2020 (AFP)

Malgré l’urgence, seuls 39 % du premier montant et 10 % du second ont été récoltés à ce jour, selon l’UNICEF qui pousse la sonnette d’alarme sur la réduction de ses programmes sur le terrain.

Plus tôt en juin, l’ONU n’a pu lever que 1,35 milliard de dollars d’aide humanitaire pour le Yémen lors d’une conférence de donateurs virtuelle, loin des 2,41 milliards escomptés.

« Beaucoup ne peuvent accéder aux hôpitaux et aux centres de santé en raison du manque de moyens » explique à l’AFP un autre médecin de l’hôpital Al-Sabyine, Amine al-Ayzari.

Il a déploré les sévères de « nourriture, de médicaments et d’autres produits ».

« Les enfants du Yémen en murent à chaque heure et à chaque minute », s’est désolé ce médecin.

5 years ago
Chaque musulman valide qui en a les moyens est censé faire le hadj au moins une fois dans sa vie (AFP)
Chaque musulman valide qui en a les moyens est censé faire le hadj au moins une fois dans sa vie (AFP)

L’Arabie saoudite a ouvert lundi l’enregistrement pour le grand pèlerinage à La Mecque de résidents étrangers en précisant qu’il formeront 70 % des fidèles autorisés à effectuer ce rituel réduit cette année à sa plus simple expression en raison du COVID-19.

Riyad a décidé le mois dernier de limiter à un millier le nombre de personnes participant au hajj, prévu cette année pour fin juillet alors que ce grand rassemblement religieux avait réuni 2,5 millions de fidèles l’année dernière.

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Le pèlerinage sera réservé aux fidèles vivant en Arabie saoudite, selon les autorités.

Le ministère du hadj a précisé lundi que les résidents étrangers, âgés de 20 à 65 ans et sans maladies chroniques comme le diabète et les troubles cardiaques, étaient autorisés à s’inscrire sur le site https://localhaj.haj.gov.sa.

Le inscriptions seront ouvertes jusqu’à vendredi.

Les citoyens saoudiens constitueront les 30 % restants des pèlerins et seront choisis parmi les professionnels de santé et les personnels de sécurité qui se sont remis du virus, a indiqué le ministère.

« Ils seront sélectionnés sur la base de données de ceux qui ont récupéré du virus », a déclaré le ministère dans un communiqué, cité par l’agence de presse officielle SPA.

Les pèlerins seront testés avant d’arriver dans la ville sainte de La Mecque et sont tenus de se mettre en quarantaine à domicile après le rituel, selon des responsables de la santé.

La décision d’exclure les pèlerins venant de l’extérieur, une première dans l’histoire moderne du royaume, a suscité la déception des musulmans du monde entier, même si beaucoup ont accepté cette mesure en raison des risques sanitaires liées au nouveau coronavirus.

L’Arabie saoudite a jusqu’à présent signalé plus de 213 000 infections au nouveau coronavirus– le nombre le plus élevé dans les pays arabes du Golfe– et près de 2 000 décès.

5 years ago
Makhloufi est l’athlète le plus titré aux Jeux olympiques (1 médaille or et 2 d’argent) de l’histoire du sport algérien (AFP)
Makhloufi est l’athlète le plus titré aux Jeux olympiques (1 médaille or et 2 d’argent) de l’histoire du sport algérien (AFP)

Le ministre algérien des Sports Sid Ali Khaldi a rejeté vertement lundi les accusations du triple médaillé olympique Taoufik Makhloufi selon lesquelles les autorités d’Alger l’auraient abandonné en Afrique du Sud où il est bloqué depuis des mois à cause du COVID-19.

« Je comprends parfaitement son envie de rentrer au pays à l’instar de nos compatriotes qui se trouvent bloqués un peu partout dans le monde, mais dire qu’il est abandonné par les pouvoirs publics c’est complètement faux « , s’est défendu le ministre dans un entretien à la radio francophone algérienne.

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Sid Ali Khaldi a assuré suivre « personnellement » la situation de l’athlète algérien, spécialiste du demi-fond, ainsi que « son confort et ses conditions de résidence ».

Champion olympique du 1.500m à Londres en 2012, Taoufik Makhloufi a écrit sur le mur de sa page Facebook qu’il était bloqué en Afrique du Sud depuis 4 mois sans  « rapatriement ni même un geste qui s’en approche de la part de l’Etat algérien pour me permettre de retourner au pays ».

Il estime que « cela démontre que je suis peu considéré comme citoyen algérien et même en tant que champion olympique qui a hissé haut les couleurs nationales ».

Makhloufi est l’athlète le plus titré aux Jeux olympiques (1 médaille or et 2 d’argent) de l’histoire du sport algérien.

Il précise toutefois sur sa page qu’il ne cherche pas « la compassion » mais qu’il tenait « à dire ce qu’il avait sur le coeur ».

Spécialiste du demi-fond, le coureur de 32 ans se préparait pour les JO de Tokyo lorsqu’il s’est retrouvé coincé en mars dernier en Afrique du Sud à cause de la pandémie.

Déjà des protestations en 2016

« L’État algérien continuera de faire tout son possible pour rapatrier ses athlètes partout où ils se trouvent », a promis Sid Ali Khaldi.

L’Algérie a fermé toutes ses frontières le 19 mars de crainte de cas de contamination importés et a décidé de maintenir cette fermeture tant que la propagation du virus ne serait pas maîtrisée, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.

Vice-champion olympique sur 800 et 1 500m à Rio de Janeiro en 2016, Taoufik Makhloufi avait dû renoncer aux Mondiaux de Londres de 2017 en raison d’une blessure musculaire au mollet.

Né dans une famille pauvre de Souk Ahras (est de l’Algérie), cet athlète, qui à ses débuts trouvait son équipement dans les friperies, a déclaré un jour  avoir tiré sa motivation de sa volonté « d’avoir une autre vie, autre que celle qu’il y avait autour ».

Lors des JO de Rio, Makhloufi s’était déjà élevé contre les responsables du sport algérien accusés de « penser à leurs intérêts personnels contre celui des sportifs ».