Skip to main content
Live |

Coronavirus : suivez l’actualité dans la région MENA

Live
Coronavirus : suivez l’actualité dans la région MENA
L’épidémie du nouveau coronavirus bouleverse une région déjà sous tension. Suivez sur ce fil les derniers développements au Maghreb et au Moyen-Orient

Live Updates

5 years ago

Le gouvernement palestinien a appelé lundi Israël à fermer tous les points de passage avec la Cisjordanie occupée pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus, après une recrudescence du nombre de cas de chaque côté.

L’Autorité palestinienne avait déjà décidé la semaine dernière de boucler pendant cinq jours, à partir du 3 juillet, les zones qu’elle gouverne en Cisjordanie occupée, mais sa décision n’a pas d’effet sur les parties de ce territoire qui sont sous contrôle israélien.

Israël occupe depuis 1967 la Cisjordanie, territoire palestinien dont il contrôle toutes les entrées.

En Cisjordanie, les colons profitent du confinement lié au coronavirus pour annexer des terres palestiniennes
Read More »

« Les taux de contamination ont atteint des niveaux sans précédent en Palestine pour plusieurs raisons, notamment le fait que nous ne contrôlions pas nos points de passages et nos frontières », a affirmé le Premier ministre palestinien, Mohammed Shtayyeh, avant la réunion hebdomadaire du gouvernement.

« Nous demandons à Israël de fermer tous les points de passages et aux Palestiniens travaillant en Israël de rester sur leurs lieux de travail et de ne pas revenir dans les territoires palestiniens », a-t-il ajouté.

Mariages et enterrements

Selon le dernier bilan du ministère de la Santé palestinien, plus de 4 200 personnes ont été contaminées par la pandémie de COVID-19 en Cisjordanie, dont 16 en sont décédées. Il y a une semaine, le nombre de cas s’y élevait à 2 015.

La plupart des personnes contaminées l’ont été après avoir assisté à des mariages et des enterrements, et les autres sont des Palestiniens qui se sont déplacés en Israël, a précisé Mohammed Shtayyeh.

« Ils l’ont jeté comme un déchet » : un Palestinien ayant les symptômes du COVID-19 expulsé d’Israël
Read More »

À la mi-juin, la ministre de la Santé palestinienne, Mai al-Kaila, avait fait état d’une deuxième vague de contaminations, « plus dangereuse que la première ».

Côté israélien, les autorités ont officiellement recensé plus de 30 000 cas de coronavirus, dont plus de 330 sont décédés.

Constatant une hausse importante du nombre des malades consécutive au déconfinement, Israël a annoncé lundi de nouvelles restrictions : les bars, boîtes de nuit et salles de sport vont refermer, tandis que les restaurants ne pourront accueillir que 20 personnes contre 30 précédemment.

5 years ago
Dans un café à Rabat, la capitale marocaine, le 25 juin 2020 (AFP)
Dans un café à Rabat, la capitale marocaine, le 25 juin 2020 (AFP)

Le Maroc a annoncé dimanche 698 nouveaux cas de contamination au COVID-19, soit son bilan quotidien le plus élevé depuis début mars, un nouveau foyer épidémiologique étant apparu dans une usine de la ville de Safi, qui a été placée en quarantaine.

Ces nouveaux cas portent le bilan total à 14 132 officiellement recensés, depuis l’annonce du premier cas au Maroc début mars, dont 234 décès et 9 410 guérisons, selon le ministère de la Santé. 

La plupart sont dus à l’apparition d’un foyer de contamination dans une usine de conserve de poissons à Safi (sud), une ville portuaire à vocation industrielle.

Les Marocains mis sous surveillance électronique accrue à l’ère du coronavirus
Read More »

Dans la nuit de samedi à dimanche, la ville a été placée en quarantaine et ses quelque 300 000 habitants soumis à un confinement total, ont annoncé dimanche les autorités locales, citées par la presse. 

Le royaume, 35 millions d’habitants, a accéléré son déconfinement le 25 juin avec la réouverture des cafés, restaurants, hôtels et salles de sport ainsi que la reprise du tourisme intérieur et des déplacements interurbains. 

Les mesures de restriction, en vigueur depuis la mi-mars pour lutter contre la pandémie de nouveau coronavirus, avaient déjà été assouplies en deux étapes. 

L’état d’urgence sanitaire a été prolongé jusqu’au 10 juillet, le port du masque reste obligatoire et les frontières toujours fermées « jusqu’à nouvel ordre ».

Une demi-douzaine de villes restent soumises à des restrictions en raison de l’apparition de foyers épidémiologiques « en milieu professionnel », notamment dans des exploitations de fraises dans l’ouest du pays. 

5 years ago
L’actrice, dont la carrière avait débuté dans le mannequinat, a joué depuis les années 1970 dans plus de 380 films (Facebook/Page officielle Ragaa al-Geddawi)
L’actrice, dont la carrière avait débuté dans le mannequinat, a joué depuis les années 1970 dans plus de 380 films (Facebook/Page officielle Ragaa al-Geddawi)

L’actrice égyptienne Ragaa al-Geddawi s’est éteinte dimanche à l’âge de 81 ans des suites de la maladie due au nouveau coronavirus, a annoncé le syndicat national des comédiens.

« Ragaa al-Geddawi est morte ce matin du COVID-19 (…) En raison du protocole sanitaire, nous n’avons pas prévu d’obsèques publiques », a indiqué Ashraf Zaki, le président du syndicat.

Testée positive à la fin du mois de mai, Ragaa al-Geddawi était soignée en isolement dans un hôpital d’Ismaïlia, à 130km à l’est du Caire, depuis plus de quarante jours, selon la presse locale. 

L’actrice, dont la carrière avait débuté dans le mannequinat, a joué depuis les années 1970 dans plus de 380 films, pièces de théâtre et feuilletons télévisés aux côtés notamment des plus grands noms du cinéma égyptien. Elle jouit d’une grande renommée dans tout le monde arabe.

Depuis plus d’une vingtaine d’années, elle a surtout conquis le petit écran où elle a principalement incarné des rôles de matriarche et de bourgeoise.

Elle était également la nièce de la légendaire actrice et danseuse du début du XXe siècle, Tahiya Carioca.

L’Égypte a officiellement enregistré 74 035 cas de nouveau coronavirus dont 3 280 décès.

5 years ago
La Jordanie impose une quarantaine de quatorze jours à toutes les personnes arrivant dans le pays dans des hôtels désignés à cet effet à Amman et dans la région de la mer Morte (AFP)
La Jordanie impose une quarantaine de quatorze jours à toutes les personnes arrivant dans le pays dans des hôtels désignés à cet effet à Amman et dans la région de la mer Morte (AFP)

Les autorités jordaniennes ont introduit samedi l’usage de bracelets électroniques pour le traçage des personnes censées observer une quarantaine chez elles, dans le cadre des mesures prises pour stopper la propagation du nouveau coronavirus.

La Jordanie impose une quarantaine de quatorze jours à toutes les personnes arrivant dans le pays dans des hôtels désignés à cet effet à Amman et dans la région de la mer Morte (50 km à l’ouest de la capitale).

Après ces deux semaines de quarantaine, ces personnes doivent observer une nouvelle quarantaine de quatorze jours chez elles. Ces personnes-là seront munies d’un bracelet électronique qui permettra aux autorités de s’assurer qu’elles respectent les restrictions.

« On a commencé à utiliser le bracelet électronique samedi pour les personnes devant observer une quarantaine à domicile, après une période d’isolement de quatorze jours dans les lieux désignés à cet effet », a déclaré samedi Nazir Obeidat, porte-parole du Comité national d’épidémiologie, à la télévision nationale.

Après un confinement « parmi les plus stricts au monde », la Jordanie maîtrise la pandémie
Read More »

Il a souligné que la quarantaine à domicile à laquelle devront se soumettre les personnes concernées est « également d’une durée de quatorze jours, comme mesure de prévention face à la propagation du nouveau coronavirus ».

Les autorités annoncent tous les jours de nouveaux cas de contamination parmi les Jordaniens de retour de l’étranger et placés en quarantaine.

La Jordanie, qui a imposé des mesures de confinement strictes peu après l’irruption de la pandémie dans la région, a officiellement recensé 1 147 cas de contamination au nouveau coronavirus, dont dix décès.

Les autorités ont allégé les mesures de confinement, tout en imposant l’usage de masques de protection et de gants dans la plupart des lieux publics, sous peine d’amendes.

Le roi Abdallah II a appelé mardi les Jordaniens à se préparer pour « une deuxième vague possible » de l’épidémie « qui n’est pas encore terminée ».

5 years ago
La ville sainte de La Mecque pendant le confinement, en mars (AFP)
La Mecque pendant le confinement, en mars 2020 (AFP)

L’Arabie saoudite a franchi le cap des 200 000 contaminés au nouveau coronavirus, a annoncé vendredi le ministère saoudien de la Santé à quelques semaines du début du hadj, le grand pèlerinage de La Mecque.

Le pays arabe le plus touché du Golfe a enregistré 201 801 contaminations dont 4 193 nouveaux cas recensés vendredi, et 1 802 décès au total, selon les chiffres officiels.

Parmi les personnes atteintes de la maladie du COVID-19, 140 614 ont guéri.

Épidémies, politique et conflits : les annulations du hadj au cours des siècles
Read More »

Pour contenir la pandémie, l’Arabie saoudite a annoncé il y a dix jours qu’elle n’accepterait que 1 000 fidèles vivant sur son territoire pour le hadj prévu fin juillet.

Une mesure exceptionnelle dans un pays qui accueille habituellement à cette occasion des millions de pèlerins (2,5 millions en 2019), venus pour leur grande majorité de l’étranger.

Le pèlerinage sera limité aussi aux fidèles de moins de 65 ans et ne souffrant pas de maladies chroniques.

Les pèlerins seront testés avant leur arrivée à La Mecque, premier lieu saint de l’islam, et devront subir une quarantaine à leur domicile après la fin du rituel.

Les règles d’hygiène et de distanciation physique seront observées pendant le hadj, un pilier de l’islam.

Les cas de contamination sont en hausse ainsi que les décès depuis que le pays a allégé fin mai les restrictions de mouvement sur le territoire.

Les vols internationaux restent suspendus vers et depuis l’Arabie saoudite.

5 years ago
Selon le quotidien britannique The Guardian, la Jordanie a le plus haut taux de mortalité due au tabagisme (AFP)
Selon le quotidien britannique The Guardian, la Jordanie a le plus haut taux de mortalité due au tabagisme (AFP)

La Jordanie a interdit à sa population de fumer cigarettes et narguilés dans des espaces publics clos, invoquant la lutte contre le nouveau coronavirus dans ce pays qui compte l’un des plus hauts taux de tabagisme au monde.

« Afin de protéger la santé et la sécurité de nos citoyens, notamment dans le contexte de la pandémie de COVID-19 et ses conséquences, tout acte de fumer (cigarettes, électroniques ou non, narguilés) est interdit dans les espaces publics clos », a annoncé le ministère de la Santé dans un communiqué publié mercredi.

Le royaume interdit depuis 2008 de fumer des cigarettes dans des lieux publics, mais l’interdiction des cigarettes électroniques et des narguilés – très populaires dans le pays – est une première.

« Fous de la chicha » : la Jordanie fulmine face à un taux de tabagisme toujours plus élevé
Read More »

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) place depuis longtemps la Jordanie parmi les pays comptant le nombre le plus élevé de fumeurs.

Selon le quotidien britannique The Guardian, la Jordanie a le plus haut taux de mortalité due au tabagisme. Plus de huit hommes sur dix fument régulièrement ou consomment par d’autres biais de la nicotine dans ce pays de 10 millions d’habitants.

« Les fumeurs et les fumeurs passifs risquent plus d’être infectés par la maladie COVID-19, avec des symptômes plus graves », a affirmé le ministère jordanien, citant des informations de l’OMS.

La Jordanie a officiellement recensé 1 133 cas d’infection au nouveau coronavirus, dont 9 morts.

5 years ago
Aux Émirats arabes unis, des fidèles prient en gardant une distance de sécurité (AFP)
Aux Émirats arabes unis, des fidèles prient en gardant une distance de sécurité (AFP)

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti que le Moyen-Orient se trouvait à un moment décisif de la lutte contre le coronavirus, les cas augmentant à mesure que les pays assouplissent les mesures de verrouillage.

L’OMS a rapporté mercredi qu’il y avait plus d’un million de cas de COVID-19 dans les 22 pays qui forment la région méditerranéenne orientale de l’OMS, du Maroc au Pakistan.

« Nous sommes à un seuil critique dans notre région », a déclaré le directeur régional de l’OMS au Moyen-Orient, Ahmed al-Mandhari, lors d’une conférence de presse en ligne.

Plus de 80 % de tous les décès dans la région sont concentrés dans cinq pays : l’Égypte, l’Iran, l’Irak, le Pakistan et l’Arabie saoudite, que al-Mandhari a qualifié de « jalon préoccupant ».

EN IMAGES : Le coronavirus au Moyen-Orient et en Afrique du Nord
Read More »

« Le nombre de cas signalés rien qu’en juin est supérieur au nombre total de cas signalés au cours des quatre mois qui ont suivi le premier cas notifié dans la région le 29 janvier », a-t-il déclaré.

L’Iran, qui a du mal à contenir l’épidémie la plus meurtrière du Moyen-Orient, a enregistré lundi son bilan le plus élevé de décès avec 162 victimes.

En Irak, les autorités ont refusé de réimposer des mesures de verrouillage strictes en dépit du fait que ces dernières semaines, les hôpitaux du pays, déjà frappés par des années de guerre, ont été submergés.

L’Arabie saoudite, qui a décidé de maintenir un hadj « limité » cette année au milieu de la pandémie, a été le pays le plus durement touché de la région du Golfe, enregistrant plus de 194 225 infections et 1 698 décès.

Redoubler d’efforts 

Ahmed al-Mandhari a attribué l’augmentation des cas à davantage de tests et à la levée ces dernières semaines des restrictions mises en place pour lutter contre la propagation du virus.

Il a exhorté les gens à être « prudents et vigilants » car les confinements et les couvre-feux ont été assouplis et les a appelés à suivre les protocoles recommandés par les autorités sanitaires.

« L’assouplissement des mesures ne signifie pas un assouplissement de la réponse ou un assouplissement des responsabilités sociales », a ajouté le responsable en précisant qu’il y avait un risque que le nombre de cas augmente avec la réouverture des espaces publics « même dans les pays où la situation semble désormais se stabiliser ».

Il a appelé à une solidarité mondiale face à la pandémie, exhortant les pays à « renforcer » leurs systèmes de santé.

D’autres responsables de l’OMS qui ont participé à la réunion ont déclaré que les gouvernements du Moyen-Orient devaient redoubler d’efforts pour préparer les lits des unités de soins intensifs et les services d’urgence.

Traduit de l’anglais (original).

5 years ago
Fidèles accomplissant la prière à Ramallah, Cisjordanie, le 20 mai 2020 (AFP)
Fidèles accomplissant la prière à Ramallah, Cisjordanie, le 20 mai 2020 (AFP)

La Cisjordanie va être bouclée pendant cinq jours en raison d’une hausse soudaine du nombre de cas de personnes contaminées au nouveau coronavirus, a annoncé mercredi le porte-parole du gouvernement palestinien Ibrahim Melhem.

« À compter de vendredi matin, tous les gouvernorats de Cisjordanie, les villes et les villages seront fermés pour une période de cinq jours », a déclaré M. Melhem lors d’une conférence de presse, précisant que les pharmacies, boulangeries et supermarchés resteraient ouverts.

Le nombre de cas de COVID-19 a plus que doublé en une semaine en Cisjordanie pour passer à un total de 2 636 mercredi, contre 1 256 une semaine auparavant. 

« Ils l’ont jeté comme un déchet » : un Palestinien ayant les symptômes du COVID-19 expulsé d’Israël
Read More »

Les autorités avaient déjà ordonné la semaine dernière le bouclage temporaire des villes de Naplouse (nord), Hébron et Bethléem (sud) pour lutter contre la propagation du virus.

Début juin, elles avaient renouvelé l’état d’urgence sanitaire pour 30 jours peu après avoir levé le confinement de deux mois imposé en Cisjordanie, mis en place après l’apparition des premiers cas le 5 mars.

La ministre de la Santé Mai al-Kaila avait indiqué que la recrudescence du nombre de cas était en partie due aux déplacements entre la Cisjordanie et Israël, qui a également enregistré une hausse du nombre de cas après avoir relativement bien maîtrisé la pandémie.

Des dizaines de milliers de Palestiniens de Cisjordanie travaillent en Israël et le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh avait exhorté les Palestiniens vivant en Israël à s’abstenir de se rendre en Cisjordanie et les Palestiniens travaillant en Israël à ne pas se déplacer pendant 14 jours.

Côté israélien, le nombre de cas de contamination a bondi d’environ 15% au cours de la dernière semaine pour dépasser les 25 500 mercredi, selon les données officielles du gouvernement. 

5 years ago
Au marché Mahane Yehuda de Jérusalem, le 28 juin 2020 (AFP)
Au marché Mahane Yehuda de Jérusalem, le 28 juin 2020 (AFP)

Le Parlement israélien a adopté mercredi une loi permettant au gouvernement d’utiliser son agence de sécurité intérieure pour le traçage des personnes infectées par le nouveau coronavirus, dont le nombre ne cesse d’augmenter.

La loi, adoptée en troisième et dernière lecture (53 pour, 38 contre), limite toutefois l’utilisation des technologies de surveillance du Shin Beth à trois semaines et aux cas « qui ne peuvent être surveillés autrement », selon le texte.

Le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, avait autorisé mi-mars le Shin Beth, d’ordinaire focalisé sur les activités antiterroristes, à collecter des données sur les citoyens et à géolocaliser leur portable dans le cadre de la « guerre » contre la pandémie de COVID-19.

« Aucune alternative civile »

Snowden critique l’utilisation des données du Shin Bet : « Ce que fait Netanyahou est plus dangereux que le coronavirus »
Read More »

Ce programme de surveillance controversé, dénoncé comme une atteinte à la vie privée par des associations de défense des droits humains, a été bloqué par la Cour suprême d’Israël qui a demandé fin avril au gouvernement de l’encadrer par une loi. Le gouvernement n’avait pas insisté et le recours au Shin Beth pour le traçage avait pris fin le 10 juin.

Face au nombre croissant d’Israéliens infectés par le virus, Benyamin Netanyahou a déposé un projet de loi la semaine dernière, avec une équipe de ministres nommés pour superviser la mesure et évaluer sa nécessité. 

Zvi Hauser, président de la commission des Affaires étrangères et de la défense au sein du Parlement qui a préparé le projet de loi pour sa deuxième et troisième lecture, a déclaré avant le vote final qu’il n’y avait actuellement « aucune alternative civile » aux capacités du Shin Bet. 

Israël, qui a une population d’environ neuf millions d’habitants, a annoncé son premier cas de nouveau coronavirus le 21 février. 

Depuis, il a confirmé plus de 26 021 cas – dont 980 au cours des dernières 24 heures – et 321 décès. 

Le patron du Shin Beth s’oppose

La loi utilisant les capacités de suivi des téléphones portables du Shin Beth a été critiquée par les ONG comme une violation injustifiée de la vie privée.

Le chef du Shin Beth, Nadav Argaman, s’est plusieurs fois dit en faveur d’une alternative lors de réunions du gouvernement.

Selon une intervention qui a fuité dans les médias, il a déclaré devant les ministres, être contre une législation liant son organisation au traçage des personnes contaminées.

5 years ago
De Irakiens marchent dans une rue commerciale vide, à Bagdad, le 11 juin 2020 (AFP)
De Irakiens marchent dans une rue commerciale vide, à Bagdad, le 11 juin 2020 (AFP)

Le nombre de contaminations au nouveau coronavirus a dépassé mercredi la barre des 50 000, tandis que le nombre de morts désormais supérieur à 2 000 en Irak, pays ravagé par les guerres, au système de santé à genoux, indique le ministère de la Santé.

Le bilan journalier du COVID-19 en Irak, l’un des pays les plus riches au monde en pétrole et aux infrastructures publiques dévastées, fait état mercredi de 51.524 contaminations, dont 2 050 morts, tandis que 26 267 personnes ont été guéries.

VIDÉO : Plongée dans le cimetière dédié aux victimes du coronavirus en Irak
Read More »

L’Irak, qui compte des malades dans l’ensemble de ces 18 provinces mais principalement à Bagdad–10 millions d’habitants–, affirme avoir procédé à 556 000 tests depuis mars.

Mais en raison des pénuries chroniques de médecins, de médicaments et de lits d’hôpitaux depuis des décennies, le pays compte principalement sur des avions d’aide venus de l’étranger pour continuer à tester sa population.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’Irak compte 14 lits d’hôpital pour 10 000 habitants– contre 60 en France par exemple– et ne consacre que 1,8 % de son budget à la santé.

L’Irak est particulièrement menacé parce qu’il partage des centaines de kilomètres de frontière avec l’Iran, principal foyer de COVID-19 au Moyen-Orient, et parce qu’en pleine crise économique, les autorités se refusent à revenir à un couvre-feu complet qui a déjà privé pendant des semaines des milliers de foyers de tout revenu.

Les soignants, eux, se plaignent de longue date d’être sous-payés pour un métier qui leur vaut régulièrement des agressions de proches de patients les accusant d’avoir failli. Ils s’inquiètent désormais aussi pour leur vie, après des centaines de contaminations dans leurs rangs.

5 years ago
Un guide touristique se tient devant des chameaux, à la nécropole des Pyramides de Gizeh, en Égypte, le 1er juillet 2020 (AFP)
Un guide touristique se tient devant des chameaux, à la nécropole des Pyramides de Gizeh, en Égypte, le 1er juillet 2020 (AFP)

Les pyramides du plateau de Gizeh, site phare du tourisme égyptien près du Caire, ont rouvert au public mercredi après avoir fermé en mars en raison de l’épidémie de nouveau coronavirus, a constaté un journaliste de l’AFP.

L’Égypte a décidé mi-juin de rouvrir son espace aérien ainsi qu’une partie de ses sites touristiques, afin de relancer le tourisme, un secteur qui a enregistré de lourdes pertes financières pendant les quelque trois mois de fermeture dûs à la maladie COVID-19.

Quelques dizaines de touristes étaient présents sur le site de la vaste nécropole royale mercredi.

Coronavirus et dissimulation : la guerre se livre sur deux fronts en Égypte
Read More »

« Nous sommes venus aux pyramides aujourd’hui car ça vient de rouvrir et ça a été fermé pendant longtemps », a dit à l’AFP Ashiana Love, une touriste australienne, en ajoutant: « l’énergie est très spéciale après la fermeture ».

Selon Fatma Baioumy, guide touristique sur le plateau de Gizeh, le site est « sûr ». « Il y a beaucoup de mesures de protection […] ils désinfectent tout, les visiteurs, les sacs », a-t-elle dit.

Après trois mois de fermeture et de couvre-feu nocturne décrétés pour lutter contre le COVID-19, l’Égypte a commencé à mettre en place des mesures de réouverture progressive.

Les aéroports ont rouvert mercredi, ainsi que le Musée égyptien de la place Tahrir au Caire. La réouverture des autres lieux touristiques se fera progressivement avait annoncé mi-juin le gouvernement.

Si les vols internationaux reprennent désormais vers l’Égypte, seuls trois gouvernorats, connus pour leur stations balnéaires, sont autorisés à accueillir les touristes : la Mer rouge, le Sud-Sinaï (est) et Marsa Matrouh (nord).

Le tourisme, poids lourd de l’économie égyptienne, a longtemps été moribond après les années d’instabilité politique ayant suivi la révolte de 2011.

Pour ce secteur, qui enregistrait depuis 2017 un retour progressif des visiteurs étrangers sur les bords du Nil et de la mer Rouge, la pandémie de COVID-19 a marqué un nouveau coup dur.

Depuis le mois de mars, les autorités ont pris des mesures pour endiguer la propagation du virus, dont la suspension du trafic aérien, la fermeture des écoles, des sites religieux et touristiques. 

L’Égypte, pays de 100 millions d’habitants, a officiellement enregistré plus de 68 000 cas de nouveau coronavirus dont environ 3 000 décès, selon les chiffres officiels.

Depuis fin mai, les autorités rapportent plus de 1 000 nouvelles infections quotidiennes, et le syndicat des médecins a mis en garde contre un « possible effondrement total » du système de santé.

5 years ago
Des passagers dans une station métro, à Istanbul, le 27 mai 2020 (AFP)
Des passagers dans une station métro, à Istanbul, le 27 mai 2020 (AFP)

Le groupe automobile Volkswagen a annoncé mercredi qu’il renonçait à la construction prévue d’une usine en Turquie, en réaction à la crise du secteur automobile causée par la pandémie du nouveau coronavirus.

Erdoğan sous pression face à l’accélération de l’épidémie
Read More »

« La situation n’est pas la même qu’avant le coronavirus », a estimé un porte-parole du groupe, confirmant auprès de l’AFP des informations de presse parues plus tôt dans la matinée.

L’usine devait être installée dans la ville de Manisa, près d’Izmir, à l’ouest du pays, et comptait employer 4 000 personnes.

L’année dernière, le groupe avait déjà repoussé sa décision d’investissement, après que la Turquie eut effectué des opérations militaires controversées au nord de la Syrie.

Cet abandon définitif s’explique désormais par « les effets du coronavirus sur le marché automobile », indique le porte-parole de Volkswagen.

Comme l’ensemble du secteur automobile, le constructeur a été fortement plombé pendant la première partie de l’année par les effets de la pandémie, qui a fait drastiquement chuter ses ventes.

Profitant d’une reprise de la demande, le groupe a néanmoins décidé mardi de mettre fin au dispositif chômage partiel dans l’ensemble de ses usines allemandes à partir de mercredi.

La crise du secteur automobile, pilier de l’économie allemande, menace sur le long terme 100 000 emplois en Allemagne, selon Ferdinand Dudenhöffer, expert du secteur de l’université St Gallen.

Renault, en difficulté financière, prévoit de son côté la suppression d’environ 15 000 emplois dans le monde, dont 4 600 en France, quatre sites de production étant affectés, dans le cadre d’un plan d’économies de plus de 2 milliards d’euros sur trois ans. 

5 years ago
Des femmes saoudiennes dans un centre commercial, à Riyad, le 22 juin 2020 (AFP)
Des femmes saoudiennes dans un centre commercial, à Riyad, le 22 juin 2020 (AFP)

Les Saoudiens se sont rués sur des biens de consommation avant le triplement de la TVA, qui passe mercredi à 15 %, une mesure d’austérité impopulaire imposée en pleine crise économique due à la pandémie de COVID-19 et à l’effondrement des prix du pétrole.

Walt Disney, Facebook, Starbucks… : en pleine austérité, Riyad veut tout acheter
Read More »

Le triplement de la TVA intervient en même temps que la suspension de certaines allocations sociales et a entraîné une forte hausse des achats de biens cette semaine, allant des voitures aux matériaux de construction.

Cette mesure d’austérité passe mal auprès de la population car elle va peser sur les revenus des ménages, habitués aux largesses d’un État riche, premier exportateur de brut au monde. Elle devrait aussi avoir un effet inflationniste et réduire la consommation dans le royaume, qui émerge de trois mois de confinement.

« Des coupes, des coupes, partout des coupes », se lamente un enseignant de Riyad, déplorant la surpression de subventions par le gouvernement qui tente de réduire son déficit budgétaire.

« Climatiseur, télévision, appareils électroménagers », énumère-t-il à l’AFP, dressant la liste de ses achats ces derniers jours. Des biens désormais « inabordables », selon lui.

Grâce à sa richesse pétrolière, le royaume a pu pendant des décennies se passer de taxes. Il n’a introduit une TVA à 5 % qu’en 2018, dans le cadre d’un plan visant à réduire sa dépendance à l’or noir.

En mai, la crise du COVID-19 a poussé le gouvernement à annoncer le triplement de la TVA et la fin d’une allocation sociale.

« Lente reprise »

Ces mesures d’austérité pourraient mettre à l’épreuve un contrat social vieux de plusieurs décennies, par lequel les citoyens recevaient subventions et aides généreuses en échange de leur loyauté à la monarchie ultraconservatrice.

Achat de Newcastle par des fonds saoudiens : BeIN et Amnesty International s’insurgent
Read More »

L’augmentation du coût de la vie suscite aussi des interrogations sur les milliards de dollars dépensés en grands projets ou en acquisitions à l’étranger comme le projet d’achat du club de football anglais Newcastle United.

Cette semaine, les commerces ont toutefois profité de la frénésie d’achat et multiplié offres et remises pour attirer les clients.

Le responsable d’une boutique d’or de Riyad a déclaré à l’AFP que ses ventes avaient augmenté de 70 % ces dernières semaines, tandis qu’un concessionnaire automobile a fait état d’une hausse de 15 % des commandes.

Mais tout le monde s’attend à une stagnation des ventes à moyen terme.

Coté inflation, le cabinet de conseil et de recherche britannique Capital Economics prévoit une hausse des prix de 6 % en juillet par rapport au même mois l’année dernière, contre +1,1 % en mai par rapport à 2019.

« Le gouvernement a mis fin au confinement [en juin] et il y a des signes que l’activité économique a commencé à se redresser », observe Capital Economics dans un rapport.

« Néanmoins, nous nous attendons à ce que la reprise soit lente sous le coup des mesures d’austérité », prévient-il.

« Risques »

« L’Arabie saoudite prend des risques avec des politiques fiscales restrictives », estime Tarek Fadlallah, directeur général du département Moyen-Orient au sein du cabinet de gestion en investissement Nomura Asset Management.

Mais le royaume n’a guère le choix en raison de la baisse de ses revenus pétroliers et de l’impact du confinement sur l’économie.

Des citoyens saoudiens dans un supermarché à Riyad, le 2 avril (Reuters)
Des citoyens saoudiens dans un supermarché à Riyad, le 2 avril (Reuters)

Ses finances ont subi un autre coup dur : les autorités ont dû, après avoir suspendu la Omra– petit pèlerinage musulman–, drastiquement réduire le nombre de pèlerins au hadj cette année en raison de la pandémie.

Un millier de personnes seulement seront autorisées à effectuer fin juillet le grand pèlerinage musulman annuel à La Mecque, contre 2,5 millions l’an dernier.

En 2019, ces pèlerinages avaient généré quelque 10,6 milliards d’euros de revenus.

Le Fonds monétaire international (FMI) a averti que le PIB du royaume allait se contracter de 6,8 % cette année, sa pire performance depuis les années 1980.

La campagne d’austérité pourrait rapporter au trésor public quelque 100 milliards de riyals (23,7 milliards d’euros), selon les médias d’Etat. Loin du déficit budgétaire record de 112 milliards de dollars (99,7 milliards d’euros) prévu cette année, selon le groupe saoudien Jadwa Investment.

Par Anuj Chopra, à Riyad.

5 years ago
Un homme marche sur des rochers à côté d'un drapeau national turc, au bord du détroit du Bosphore, à Istanbul, le 28 juin 2020 (AFP)
Un homme marche sur des rochers à côté d'un drapeau national turc, au bord du détroit du Bosphore, à Istanbul, le 28 juin 2020 (AFP)

La Turquie a fait part mercredi de sa « déception » d’avoir été exclue de la liste des pays dont les voyageurs sont autorisés à se rendre dans l’Union européenne en pleine pandémie, appelant à « réparer cette erreur ».

« Nous vivons la déception de ne pas faire partie de la liste », a déclaré le porte-parole de la diplomatie turque Hami Aksoy dans un communiqué. « Nous attendons que cette erreur soit réparée au plus vite », a-t-il ajouté.

Selon cette liste publiée mardi par l’UE et qui n’est pas contraignante pour les Etats membres, les voyageurs de 15 pays, dont la Chine sous condition, sont autorisés à se rendre dans l’espace Schengen. 

La Turquie et les États-Unis sont exclus de cette liste qui a vocation à être révisée toutes les deux semaines.

Cette décision est un coup dur pour l’image de la Turquie, qui s’efforce depuis plusieurs semaines de se présenter comme un pays sûr afin d’attirer les visiteurs et de sauver ce qui peut l’être de la saison touristique estivale.

Ankara affirme avoir combattu avec succès la pandémie de nouveau coronavirus, affichant un taux de mortalité relativement faible : selon le bilan officiel, la Turquie a enregistré quelque 5 100 décès pour près de 200 000 cas.

Mais le nombre quotidien de nouveaux cas est légèrement reparti à la hausse ces dernières semaines sous l’effet de l’assouplissement des mesures le mois dernier.

5 years ago
Des paramédicaux sont photographiés devant l'unité spéciale de l'hôpital El-Kettar, à Alger, le 26 février 2020 (AFP)
Des paramédicaux sont photographiés devant l'unité spéciale de l'hôpital El-Kettar, à Alger, le 26 février 2020 (AFP)

L’Algérie a enregistré, avec 336 nouveaux cas, un nouveau record quodidien de contaminations au coronavirus, ont indiqué les autorités mardi, le jour même où l’Union européenne a inscrit ce pays sur la liste des Etats dont les voyageurs sont admis sur son territoire.

Alger avait cependant annoncé dès dimanche qu’elle maintiendrait fermées ses frontières jusqu’à nouvel ordre face au rebond de la pandémie, dû selon les autorités à un « relâchement » de la population et au non-respect des règles de prévention/protection.

Le pays du Maghreb le plus touché par la pandémie compte désormais près de 14 000 cas de contaminations déclarés officellement et plus de 910 décès, a indiqué mardi Djamel Fourar, porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie, lors de son point de presse quotidien.  

Le précédent pic de contaminations en 24 heures remontait au 28 juin, avec 305 cas.

L’Algérie– comme ses deux voisins du Maghreb, la Tunisie et le Maroc– est sur une liste de 15 pays pour lesquels l’Union européenne rouvre ses frontières à compter de mercredi.

Cette liste de pays, fondée « en particulier » sur des critères épidémiologiques, a été adoptée mardi à l’issue d’un vote à la majorité qualifiée des pays de l’UE après de difficiles tractations, alors que débute la saison touristique estivale. 

Lundi, le gouvernement algérien a par ailleurs décidé de reconduire, jusqu’au 13 juillet, le « dispositif actuel de réaménagement du confinement à domicile » mise en place dans 29 des 48 wilayas (préfectures) du pays.