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Coronavirus : suivez l’actualité dans la région MENA

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Coronavirus : suivez l’actualité dans la région MENA
L’épidémie du nouveau coronavirus bouleverse une région déjà sous tension. Suivez sur ce fil les derniers développements au Maghreb et au Moyen-Orient

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5 years ago
Une chercheuse israélienne, au département d'ingénierie biotechnologique de l'université Ben Gourion, à Beersheba, dans le sud d'Israël, le 11 juin 2020 (AFP)
Une chercheuse israélienne, au département d'ingénierie biotechnologique de l'université Ben Gourion, à Beersheba, dans le sud d'Israël, le 11 juin 2020 (AFP)

Deux entreprises aux Émirats ont signé un accord avec deux entreprises israéliennes « pour développer la recherche et la technologie afin combattre l’épidémie de COVID-19 », a indiqué jeudi l’agence officielle émiratie après l’annonce d’une coopération entre les deux pays par le Premier ministre israélien.

Benjamin Netanyahu avait annoncé plus tôt dans la journée une « coopération » scientifique avec les Émirats arabes unis, pays avec lequel Israël n’a pas de relations officielles, afin de lutter contre la pandémie.

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« Dans le contexte de la pandémie de COVID-19 et en raison de la nécessité de renforcer la coopération internationale et de poursuivre les efforts pour la recherche […] deux entreprises privées aux Emirats ont signé un accord avec deux entreprises en Israël », a confirmé dans la soirée l’agence de presse officielle émiratie WAM.

« Cet accord scientifique et médical fait partie d’une coopération constructive pour […] la sauvegarde de la santé des populations dans la région […] », a ajouté l’agence, précisant que la protection de l’humanité devait être une « priorité ».

« Cette collaboration se fera dans les domaines de la recherche et du développement, de la technologie et dans des domaines qui amélioreront la sécurité sanitaire dans toute la région », a de son côté déclaré Benjamin Netanyahu dans un communiqué.

« C’est le résultat de contacts prolongés et intenses ces derniers mois », a ajouté le Premier ministre israélien sans préciser s’il s’agissait de la première coopération officielle entre les deux pays.

Historiquement, les pays arabes, hormis l’Égypte et la Jordanie, ont fait du règlement du conflit israélo-palestinien la condition de la normalisation de leurs relations avec Israël.

« L’annexion mettra certainement fin aux aspirations israéliennes à de meilleures relations avec le monde arabe et les Émirats sur les plans sécuritaire, économique et culturel »

Youssef al-Otaïba, diplomate émirati

Mais ces dernières années, les autorités israéliennes ont développé des relations officieuses avec des pays du Golfe, dont les Émirats arabes unis, partageant notamment des préoccupations autour de l’influence grandissante de l’Iran dans la région.

« Plus on est puissant, plus on a la force de dissuader nos ennemis », a déclaré le Premier ministre israélien, évoquant des « amis » qui se rapprochent dans un contexte local. 

Contexte qui se tend toutefois à l’approche de décisions clés du gouvernement israélien sur son projet d’annexion de pans de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967. 

Le gouvernement doit en effet annoncer à partir du 1er juillet sa stratégie pour mettre en place le plan américain pour le Proche-Orient, qui propose cette annexion.

« Potentiel rapprochement » menacé

« L’annexion mettra certainement fin aux aspirations israéliennes à de meilleures relations avec le monde arabe et les Émirats sur les plans sécuritaire, économique et culturel », avait écrit il y a près de deux semaines Youssef al-Otaïba, un diplomate émirati, dans une tribune publiée dans le quotidien israélien Yediot Aharonot, la première en hébreu d’un responsable de ce pays selon des analystes.

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« Récemment, des responsables israéliens ont fait la promotion de discussions excitantes sur la normalisation des relations avec les Émirats et d’autres États arabes. Mais le projet d’annexion et les discussions sur une normalisation sont en contradiction », avait souligné Youssef al-Otaïba, ambassadeur des Émirats aux États-Unis.

Quelques jours avant cette tribune, un premier vol officiel du transporteur émirati Etihad Airways s’était posé en Israël, chargé d’aide humanitaire pour les Palestiniens, qui l’avaient refusée estimant ne pas avoir été mis dans la boucle et que l’opération avait été coordonnée avec Israël plutôt qu’avec eux.

Pays de neuf millions d’habitants, Israël a officiellement recensé un plus de 22 000 cas de nouveau coronavirus, dont 308 morts, ce qui reste un faible ratio de décès en comparaison à des pays en Europe et dans les Amériques. 

Avec environ 10 millions d’habitants, les Émirats arabes unis ont officiellement enregistré plus de 45 000 cas, dont 302 décès.

5 years ago
Une femme tient dans ses bras un enfant, à l'hôpital Al-Sabeen, à  Sanaa, le 23 novembre 2019 (AFP)
Une femme tient dans ses bras un enfant, à l'hôpital Al-Sabeen, à Sanaa, le 23 novembre 2019 (AFP)

Des millions d’enfants au Yémen risquent de se retrouver « au bord de la famine » en raison du manque d’aide dans le pays en guerre, où l’épidémie de COVID-19 se propage, a indiqué vendredi l’UNICEF.

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Déclenché il y a plus de cinq ans, le conflit oppose le pouvoir, appuyé par l’Arabie saoudite, aux rebelles Houthis, soutenus par l’Iran. Pour l’ONU, la crise humanitaire dans ce pays pauvre de la péninsule arabique, est la pire au monde.

« Des millions d’enfants au Yémen risquent de se retrouver au bord de la famine à cause de l’énorme manque de financement de l’aide humanitaire en pleine pandémie », a déclaré le Fonds de l’ONU pour l’enfance (UNICEF) dans un rapport.

Le nombre d’enfants mal nourris pourrait atteindre 2,4 millions d’ici la fin de l’année, soit une hausse de 20 %. Dans le même temps, le taux de mortalité parmi les enfants de moins de cinq ans pour des « causes évitables » pourrait aussi augmenter.

En l’absence d’une intervention d’urgence, « la communauté internationale enverra un message signifiant que la vie des enfants dans une nation dévastée par les conflits, les maladies et l’effondrement économique, n’a tout simplement pas d’importance », a regretté Sara Beysolow Nyanti, représentante de l’UNICEF au Yémen.

L’organisation a réclamé une aide de 461 millions de dollars (près de 411 millions d’euros) pour son action humanitaire au Yémen et 53 millions de dollars (plus de 47 millions d’euros) supplémentaires pour lutter contre le COVID-19 dans ce pays.

« Des millions d’enfants au Yémen risquent de se retrouver au bord de la famine à cause de l’énorme manque de financement de l’aide humanitaire en pleine pandémie »

- UNICEF

Malgré l’urgence, seuls 39 % du premier montant et 10 % du second ont été récoltés à ce jour, selon l’UNICEF qui pousse la sonnette d’alarme sur la réduction de ses programmes sur le terrain.

Par ailleurs, trois millions d’enfants et leurs proches pourraient ne plus avoir accès à l’eau au Yémen, un pays aux infrastructures et au système de santé déjà dévastés par le conflit, selon l’UNICEF. 

Plus tôt en juin, l’ONU n’a pu lever que 1,35 milliard de dollars d’aide humanitaire pour le Yémen lors d’une conférence de donateurs virtuelle, loin des 2,41 milliards de dollars escomptées. 

La guerre au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts, la plupart des civils, selon les organisations humanitaires. Plus de trois millions de civils vivent dans des camps de déplacés. 

5 years ago
Irak
Des hommes sont assis dans un café traditionnel de la ville historique de Shaqlawah, le 25 juin 2020 (AFP)

D’habitude, à cette époque, le restaurant d’Ahmed Hazem est bondé. Mais cette année, avec la maladie de COVID-19 et le confinement général en Irak, ce Kurde n’accueille plus que quelques locaux désoeuvrés.

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« Tout est vide. Avec les routes coupées, aucun touriste n’a pu arriver jusqu’ici », se lamente ce quadragénaire, visage tanné par le soleil, au milieu des chaises rouges qu’il a ressorties pensant retrouver les belles heures des saisons passées.

Abandonnées, ses chaises se balancent au gré du vent frais et des chutes d’eau qui dévalent entre leurs pieds dans un silence inhabituel au restaurant « Ochawa », dans la localité d’Al-Amadiya au Kurdistan, région autonome du nord de l’Irak

En contrebas, les pédalos rouges et bleus pour circuler dans les canaux d’eau flottent paresseusement contre les parois rocheuses.

D’habitude, du printemps à l’automne, quand les chaleurs deviennent insupportables dans le Sud, c’est dans les montagnes kurdes du Nord que familles et amis viennent se reposer, entre restaurants, bars et chalets en bord de lac.

En 2019, selon Nazif Mohammed Ali, le patron du tourisme d’al-Amadiya, dans la province de Dohouk aux confins de l’Irak, de la Turquie et de la Syrie, 200 000 visiteurs sont été recensés. 

Mais cette année, « personne n’est venu ».

« 0 % »

Car, juste au début de la saison mi-mars, le Kurdistan a été le premier à décréter le confinement total dans le pays où environ 40 000 contaminations dont près de 1 500 décès ont été recensés officiellement jusque-là -dont quelque 5 000 cas et près de 150 morts au Kurdistan.

Les trois provinces kurdes ont fermé leurs frontières, les routes ont été coupées et les grands hôtels et restaurants fermés au public pour prévenir une propagation du virus. 

Le chiffre total des visiteurs -presque tous des Irakiens du centre et du sud arabes du pays- est passé de 1,7 million à quasiment zéro
Au Kurdistan irakien, le chiffre total des visiteurs est passé de 1,7 million à quasiment zéro (AFP)

Le chiffre total des visiteurs -presque tous des Irakiens du centre et du sud arabes du pays- est passé de 1,7 million à quasiment zéro.

Un coup dur pour une région qui cherche à diversifier son économie et mise depuis des années sur le tourisme pour s’assurer des revenus hors hydrocarbures.

Durant la dernière décennie, hôtels, restaurants et autres villages de vacances y ont poussé, créant emplois et richesses dans un pays où chômage et pauvreté sont galopants.

Aujourd’hui, au Kurdistan irakien qui s’enorgueillit de compter plusieurs milliers de sites archéologiques, religieux, culturels ou naturels, la Ligue des restaurateurs et hôteliers de la région recense 868 hôtels ou pensions qui emploient 8 500 personnes.

« Leur taux de remplissage est de 0 % », dit la Ligue et la plupart de ces employés sont au chômage technique, pour le moment.

Caisses vides

Quant aux restaurants, quand le couvre-feu n’est pas total et qu’ils peuvent ouvrir, « ils ne sont plus qu’à 50 % de leur capacité » mais avec uniquement des clients locaux qui viennent le week-end, assure à l’AFP Chaker Aziz, numéro deux de la Ligue des restaurateurs.

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Si de nombreux professionnels du secteur sont aujourd’hui dans la panade, les autorités voient elles aussi disparaître une source de revenus. 

En 2019, le secteur du tourisme a injecté près d’un milliard et demi de dollars dans l’économie du Kurdistan, rappelle Nader Rousti, porte-parole de l’Autorité du tourisme. 

Cette année, les chiffres ne seront connus qu’à la fin de la saison, mais ils s’annoncent catastrophiques alors même que le prix du baril de pétrole est en chute et que le gouvernement kurde, pris à la gorge financièrement, ne parvient plus à payer les salaires de ses fonctionnaires depuis plusieurs mois.

Car chaque mois, il doit payer les compagnies pétrolières étrangères qui extraient, traitent et exportent pour lui son pétrole. Et depuis avril, il a été obligé par l’Opep de réduire de près d’un quart sa production.

Le Kurdistan doit aussi rembourser les dettes aux banques auxquelles il emprunte et payer les arriérés dus à ses fournisseurs en électricité, en Irak et à l’étranger, soit une dette totale de 27 milliards de dollars selon le Premier ministre Masrour Barzani.

Signe que les temps sont durs, la semaine dernière le président kurde Netchirvan Barzani a fait le déplacement jusqu’à Bagdad. Avant lui, d’autres délégations kurdes ont aussi plaidé leur cause auprès du pouvoir central.

Mais des deux côtés, les caisses sont vides. Aussi vides que les pensions et cafés en plein air d’al-Amadiya.

Par Hamid Mohammed, à Al-Amadiya.

5 years ago
Le Premier ministre tunisien Elyes Fakhfakh s'exprime lors d'une session parlementaire, à Tunis, le 25 juin 2020 (AFP)
Le Premier ministre tunisien Elyes Fakhfakh s'exprime lors d'une session parlementaire, à Tunis, le 25 juin 2020 (AFP)

Le chef du gouvernement tunisien Elyes Fakhfakh a averti jeudi que l’économie de son pays, fragilisée davantage par la pandémie de COVID-19, devrait se contracter de 6 % en 2020, déplorant la faillite de « toutes les sociétés publiques ».

« Le prochain combat est le sauvetage de l’État ! », a-t-il martelé lors d’une audition au Parlement consacrée à son bilan après 100 jours au pouvoir.

Elyes Fakhfakh a dit tabler sur un taux de croissance du PIB historiquement bas (-6 %), soulignant que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale tablaient eux sur une récession de 6,8 %.

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Un taux si bas « n’a jamais été enregistré en Tunisie même lors de la révolution » en 2011, lorsque l’instabilité suivant la destitution de Zine el Abidine Ben Ali avait mis à mal l’économie.

Selon Elyes Fakhfakh, la pandémie a eu des répercussions sur des secteurs vitaux pour le pays, comme le tourisme ou le prêt-à-porter, entraînant la perte de 130 000 emplois, qui s’ajoutent aux 630 000 chômeurs.

« Cela veut dire une baisse dans les ressources de l’État […] de plus de 5 milliards de dinars » (1,6 milliard d’euros), a-t-il souligné, ajoutant que la situation avant la crise du coronavirus était déjà « très mauvaise » et que les « citoyens en avaient conscience ».

L’endettement de la Tunisie « a atteint un niveau effrayant », soit 92 milliards de dinars (environ 30 milliards d’euros), a souligné Elyes Fakhfakh.

La seule dette extérieure du pays « a dépassé la ligne rouge » en atteignant 60 % du PIB et ne doit plus augmenter, a-t-il déclaré. En 2013, ce taux d’endettement ne dépassait pas les 30 %, a-t-il rappelé.

Selon le Premier ministre « toutes les sociétés publiques sont en faillite » y compris celles exploitant des ressources naturelles comme le phosphate. 

Il n’a toutefois pas évoqué de privatisation ni donné de précisions sur la poursuite de leur activité.

Face aux « régions qui souffrent et qui bougent », comme celle de Tataouine (sud) où une contestation a éclaté pour réclamer emplois et investissements promis en 2017, Elyes Fakhfakh a dénoncé les mesures inefficaces prises par le passé qui ne sont que des « calmants » pour des maux persistants.

« On ne peut pas continuer comme ça », a-t-il lancé.

Dix ans après la révolution, les Tunisiens n’ont pas vu d’amélioration de leur niveau de vie et les inégalités restent criantes. Le pays continue par ailleurs de s’appuyer largement sur les bailleurs de fonds internationaux, européens notamment. 

5 years ago
Un bateau transportant des Rohingyas, arrive sur les rives du village de Lancok, en Indonésie, le 25 juin 2020 (AFP)
Un bateau transportant des Rohingyas, arrive sur les rives du village de Lancok, en Indonésie, le 25 juin 2020 (AFP)

Des Indonésiens ont ramené à terre jeudi une centaine de Rohingyas, défiant les autorités qui refusaient de laisser les réfugiés débarquer par peur d’une contamination par le nouveau coronavirus.

Quelque 94 membres de la minorité musulmane persécutée en Birmanie, dont 30 enfants, qui se trouvaient à bord d’une embarcation de fortune auraient été secourus cette semaine par des pêcheurs, selon les autorités maritimes de Sumatra.

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Ils ont été interceptés par des garde-côtes et ramenés près des côtes indonésiennes mercredi. Mais les responsables de la ville de Lhokseumawe, sur la côte nord de Sumatra, ont d’abord refusé de laisser le groupe de réfugiés débarquer, invoquant un risque sanitaire.

Les riverains en colère ont alors décidé d’agir, et ont pris leurs bateaux pour ramener les réfugiés à terre. 

Les habitants des alentours se sont rassemblés sur une plage et les ont encouragés, selon un journaliste de l’AFP sur place.

« C’est pour des raisons purement humanitaires », a expliqué le pêcheur Aples Kuari.

« Nous avons été attristés de voir des enfants et des femmes enceintes bloqués en mer ».

Le chef de la police locale Eko Hartanto avait indiqué plus tôt que les Rohingyas seraient renvoyés en mer.

Mais les autorités ont dû revenir sur leur décision devant les protestations de la population locale et le groupe de réfugiés a pu finalement mettre pied à terre et être hébergé par les habitants.

Les Rohingyas seront testés par du personnel médical pour s’assurer qu’ils ne sont pas contaminés par le nouveau coronavirus, selon les sauveteurs de la province d’Aceh.

Amnesty International a salué ce sauvetage.

« Le débarquement des réfugiés rohingyas est un moment d’optimisme et de solidarité », a souligné Usman Hamid, directeur exécutif de l’ONG en Indonésie.

« C’est à mettre au crédit des habitants d’Aceh qui ont insisté et ont pris des risques pour que des enfants, des femmes et des hommes puissent être ramenés à terre ».

L’Indonésie et la Malaisie voisine sont des destinations recherchées par les Rohingyas, qui fuient les persécutions et les violences en Birmanie, pays en majorité bouddhiste. Des milliers d’entre eux tentent chaque année un périlleux voyage en mer vers ces pays l’Asie du Sud-Est.

L’Indonésie, à la population en grande majorité musulmane, permettait l’arrivée et le séjour des Rohingyas.

Mais depuis le début de la pandémie de coronavirus, plusieurs pays de la région ont annoncé qu’ils repousseraient ces embarcations de réfugiés de peur qu’ils ne soient infectés par le virus.

5 years ago
Des travailleurs portant des masques de protection, à Doha, le 17 mai 2020 (AFP)
Des travailleurs portant des masques de protection, à Doha, le 17 mai 2020 (AFP)

Le Qatar a confirmé jeudi le premier décès dû au COVID-19 dans les rangs des employés de la Coupe du monde de football de 2022.

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Ce décès d’un ingénieur qui ne souffrait d’aucun problème médical, a été annoncé en premier par Doha News, un site d’information populaire auprès des expatriés.

« Malheureusement, le 11 juin 2020, un ingénieur de 51 ans, employé par

l’entrepreneur Conspel, est mort tragiquement après avoir contracté le COVID-19 », a déclaré le comité d’organisation du Mondial dans un communiqué, sans préciser sa nationalité.

Une source proche du comité d’organisation a indiqué à l’AFP que 1 102 cas de COVID-19 avaient été recensés parmi les travailleurs du Mondial.

Le Qatar a l’un des taux d’infection par habitant les plus élevés au monde, avec 3,3 % de ses 2,75 millions d’habitant.

Plus de 90 000 cas ont été recensés dans le pays et le nombre de décès s’est établi à 104, selon les chiffres officiels publiés mercredi soir.

Les travaux sur les chantiers du Mondial, achevés à 80 % selon les responsables du Qatar, se sont ralentis en raison des mesures de confinement et de distanciation physique.

Le Qatar a entamé un déconfinement prudent autorisant notamment les prières dans certaines mosquées.

Les cafés et les restaurants doivent rouvrir au milieu de mesures d’hygiène et de distanciation physique à partir du 1er juillet.

5 years ago
Un juif ultra-orthodoxe, portant un écran facial, traverse un poste de contrôle de police dans la ville d'Elad, au centre d'Israël, le 24 juin 2020 (AFP)
Un juif ultra-orthodoxe, portant un écran facial, traverse un poste de contrôle de police dans la ville d'Elad, au centre d'Israël, le 24 juin 2020 (AFP)

Le Parlement israélien a approuvé mercredi en première lecture une proposition de loi controversée qui permettrait de recourir à nouveau au service de sécurité intérieure pour le traçage des personnes infectées par le coronavirus, dont le nombre a augmenté ces deux dernières semaines.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait autorisé mi-mars le Shin Beth, d’ordinaire focalisé sur les activités antiterroristes, à collecter des données sur les citoyens et à géolocaliser leur portable dans le cadre de la « guerre » contre la pandémie de COVID-19.

Ce programme de surveillance controversé, dénoncé comme une atteinte à la vie privée par des associations de défense des droits humains, a été attaqué devant la Cour suprême d’Israël qui a demandé fin avril au gouvernement de l’encadrer par une loi.

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Le gouvernement n’avait pas insisté et le recours au Shin Beth pour le traçage avait pris fin le 10 juin. 

Mais ces deux dernières semaines, Israël a observé une augmentation significative du nombre des cas de contamination et Benjamin Netanyahu a décidé de porter devant le Parlement la proposition de loi votée par son gouvernement le même jour.

Benjamin Netanyahu a souligné le besoin de développer une application civile qui informerait les personnes qui ont été en contact avec un porteur du virus.

« Le seuil quotidien des 400 nouvelles contaminations a été dépassé et la tendance est malheureusement à la hausse », a-t-il dit, ajoutant que l’utilisation de « l’outil » du Shin Beth était nécessaire en attendant de trouver une alternative.

La proposition a été approuvée en séance plénière par la Knesset en première lecture (45 pour, 32 contre) et doit être débattue au sein d’un comité parlementaire avant un deuxième puis un troisième vote, attendus la semaine prochaine. Le Parlement compte 120 députés.

Pays d’environ neuf millions d’habitants, Israël a officiellement enregistré 21 730 cas de nouveau coronavirus, dont 308 décès, depuis le 21 février. 

Selon Tehilla Shwartz Altshuler de l’Institut démocratique d’Israël, un centre de recherche basé à Jérusalem, les capacités de traçage du Shin Beth présentent des défauts et apportent un « faux sentiment de sécurité » tout en étant une « violation de la vie privée ».

Le chef du Shin Beth, Nadav Argaman, s’est plusieurs fois dit en faveur d’une alternative lors de réunions du cabinet. Un enregistrement de son intervention dimanche a fuité dans les médias. Il y déclare, devant les ministres, être contre une législation liant son organisation au traçage des personnes contaminées à ce stade.

5 years ago
Des pharmaciens volontaires trient des médicaments, dans le district de Shambat, au nord de Khartoum, le 18 juin 2020 (AFP)
Des pharmaciens volontaires trient des médicaments, dans le district de Shambat, au nord de Khartoum, le 18 juin 2020 (AFP)

En pleine bataille contre la pandémie de COVID-19, les Soudanais font face à une pénurie de médicaments dans un pays dont l’économie est à bout de souffle, après 30 années de gestion désastreuse sous le président déchu Omar el-Béchir.

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« Cela fait trois jours que je cherche des médicaments », assure, l’air abattu, Abdel Aziz Adam, un jeune asthmatique en quête de ventoline à Khartoum.

Abdel Aziz Othmane, dont la pharmacie est installée près du plus grand hôpital du pays, pense lui à abandonner son commerce.

« Nous manquons de tous les essentiels […] et chaque jour, de nouveaux types de médicaments sont épuisés », affirme-t-il. D’autres ont déjà « mis la clé sous la porte ».

La crise économique héritée de trois décennies de régime autoritaire sous Omar el-Béchir– destitué en avril 2019 sous la pression de la rue– a provoqué une chute des importations de médicaments, amplifiée par la crise sanitaire. 

« Le Soudan a besoin d’importer l’équivalent de 48 millions d’euros de médicaments chaque mois […], depuis le début de l’année, nous n’avons importé que pour 8 millions d’euros », explique Jalal Mohamed Ahmed, chef d’une société d’import de produits pharmaceutiques.

Industrie au ralenti

Selon un rapport publié en mars par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha), « le Soudan avait importé 325 millions d’euros de médicaments en 2019 », soit 80 millions d’euros de moins qu’en 2017, après une légère amélioration en 2018.

La crise du coronavirus n’a fait qu’accentuer la tendance, notamment avec la fermeture des frontières, poussant des pharmacies à fermer. Le pays a enregistré près de 8 900 cas dont environ 550 décès, selon les chiffres officiels.

Après une récession en 2019 (-2,5 %), le Soudan devrait enregistrer une nouvelle contraction de son économie (-8 %) en 2020, selon le Fonds monétaire international.

Le pays doit aussi composer avec une hausse des prix galopante, une énorme dette publique et de faibles réserves de devises étrangères.

Un homme ajuste une bouteille d'oxygène dans un petit centre de traitement, mis en place par des volontaires locaux, dans le district de Shambat, au nord de Khartoum, le 18 juin 2020 (AFP)
Un homme ajuste une bouteille d'oxygène dans un petit centre de traitement, mis en place par des volontaires locaux, dans le district de Shambat, au nord de Khartoum, le 18 juin 2020 (AFP)

Ce dernier élément joue un rôle majeur dans la pénurie.

Depuis l’indépendance en 2011 du Soudan du Sud, dont la production pétrolière était une source de richesse pour Khartoum, les rentrées de devises ont chuté.

« Auparavant, la Banque du Soudan nous fournissait des dollars mais elle a arrêté et la crise du corona a aggravé la situation avec la fermeture des aéroports », ajoute Abdel Aziz Othmane. 

Selon lui, les importateurs doivent se procurer des devises sur le marché noir, ce qui rend les importations plus chères alors que le gouvernement impose des prix fixes pour les médicaments.

Khartoum est par ailleurs toujours sur la liste noire américaine des Etats soutenant le terrorisme, ce qui bloque les investissements étrangers, les aides internationales et complique les importations. 

Par conséquent, une grande partie des entreprises d’import sont à l’arrêt et sur les 27 usines pharmaceutiques soudanaises qui subviennent à près de 45 % des besoins du pays, seules 19 continuent de fonctionner, selon le ministère de l’Industrie et du Commerce.

Initiatives locales

Exaspéré, le comité central des pharmaciens du Soudan a organisé dimanche une grève partielle, largement suivie.

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Membre de l’association des professionnels soudanais (APS), fer de lance du mouvement de contestation à l’origine de la chute d’Omar el-Béchir, le comité des pharmaciens représente une grande partie de la profession.

« Nous réaffirmons qu’il ne peut y avoir de concession ni de compromis en matière de droit des citoyens à la santé », a martelé le comité dans son appel à la grève, quelques jours après avoir remis un mémorandum à ce sujet au Premier ministre du gouvernement de transition, Abdallah Hamdok.

Dans ce contexte inflammable, les initiatives pour remédier aux pénuries et à la crise sanitaire se multiplient. 

À Chambat, au nord de la capitale, Amal Tajeldin, médecin, a fondé un centre médical où sont accueillis des patients qui peinent à recevoir soins et médicaments nécessaires.

« Nous avons demandé aux habitants de nous apporter le surplus de médicaments qu’ils avaient chez eux et grâce à d’autres dons notamment, nous avons ouvert une pharmacie à l’intérieur du centre des urgences où nous travaillons bénévolement », raconte la praticienne.

Afin d’enrayer la pandémie, Amal Tajeldin ajoute que « des masques et du gel fabriqué localement par des pharmaciens bénévoles » sont vendus dans le centre, à « un prix symbolique ».

Par Abdelmoneim Abu Idris Ali, à Khartoum.

5 years ago
Un homme regarde par la fenêtre d'un bus dans la capitale iranienne, Téhéran, le 22 juin 2020 (AFP)
Un homme regarde par la fenêtre d'un bus dans la capitale iranienne, Téhéran, le 22 juin 2020 (AFP)

Le vice-ministre iranien de la Santé Aliréza Raïsi a appelé mercredi la population à porter un masque sanitaire, l’Iran enregistrant son plus haut nombre de décès quotidiens liés au nouveau coronavirus depuis début avril.

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« Porter un masque [doit] devenir obligatoire », a déclaré Aliréza Raïsi, selon des propos retransmis à la télévision. 

« Si nous utilisons des masques, notamment dans des lieux fermés et lors de rassemblements, nous pouvons vraiment réduire [la propagation] du virus », a-t-il argué.

L’Iran a enregistré officiellement son premier cas de la maladie COVID-19 le 19 février et est depuis le pays le plus touché au Proche et Moyen-Orient.

Lors de sa conférence de presse quotidienne télévisée, la porte-parole du ministère de la Santé, Sima Sadat Lari, a annoncé 133 nouveaux décès au cours des dernières 24 heures, le bilan quotidien le plus meurtrier depuis le 6 avril (136 morts).

C’est aussi la sixième journée consécutive avec plus de 100 décès liés au nouveau coronavirus. Le bilan total depuis le début de la pandémie dans le pays est désormais de 9 996 personnes, a précisé Sima Sadat Lari.

Le pays a aussi recensé 2 531 nouveaux cas pendant les dernières 24 heures, soit 212 501 cas au total, a-t-elle ajouté.

À plusieurs reprises, les chiffres du gouvernement ont été mis en cause par des experts étrangers ainsi que par certains responsables iraniens qui les soupçonnent d’être largement sous-estimés.

L’Iran n’a jamais décrété de confinement obligatoire de la population mais a fermé des écoles, annulé les événements publics et interdit tout déplacement entre l’ensemble des 31 provinces en mars avant de lever progressivement les restrictions à partir d’avril.

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Mohamed Nassim, entraîneur de bodybuilder, le 15 juin 2020 (AFP)
Mohamed Nassim, entraîneur de bodybuilder, le 15 juin 2020 (AFP)

Biceps massifs et tablettes de chocolat abdominales, les « Monsieur Muscle » égyptiens, contraints de s’entraîner à la maison à cause du nouveau coronavirus, sont pressés de retrouver leur gagne-pain dans les salles de musculation.

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Silhouette carrée, Mohamed Ali, 33 ans, surnommé « Asab » (« Veine » en arabe) en raison de ses veines apparentes, a perdu de son enthousiasme depuis la fermeture en mars des clubs de culturisme.

Dans sa luxueuse maison de l’ouest du Caire, cet entraîneur pour particuliers et champion international de la discipline reconnaît qu’il n’est plus à son meilleur niveau.

Avec du temps libre devant lui, il espère « reprendre la compétition à la fin de l’année », confie-t-il à l’AFP. Et peut-être concourir pour le titre de Mr Olympia, lors de l’une des plus grandes compétitions internationales de bodybuilding, prévue pour décembre à Las Vegas.

Revenus en baisse

Ces trois derniers mois, l’Égypte a vécu au rythme d’un couvre-feu nocturne pour tenter d’enrayer la maladie COVID-19, mais le nombre de cas continue d’augmenter avec plus de 58 000 contaminations enregistrées officiellement et plus de 2 300 décès.

Outre ses projets de compétitions, Asab est préoccupé par sa santé mentale et ses revenus en baisse. Propriétaire de 16 salles de musculation au Caire, il a dû payer ses centaines de salariés de sa poche, dit-il.

Début juin, le gouvernement a annoncé que les salles de musculation et les clubs de sport pouvaient rouvrir partiellement, sans toutefois donner de date précise.

« Nous sommes comme les autres industries telles que le tourisme et la restauration qui ont été affectées à 100 % », dit-il.

« Le coronavirus a complètement effacé le domaine du culturisme »

Mostafa al-Rouby, propriétaire d’une salle de musculation

« C’est mon travail et mon gagne-pain […] J’ai toute une équipe qui dépend des commissions sur les abonnements », souligne-t-il, entouré de nombreuses haltères gisant sur le sol de son salon.

Mohamed Nassim, un exilé syrien de 33 ans qui s’est installé au Caire pour fuir son pays en guerre, n’est pas non plus au mieux de sa forme. En compétition, il dit réduire son volume de graisse à 3 % : aujourd’hui, celui-ci se situe aux alentours de 15 %.

« J’ai commencé le bodybuilding en Syrie vers 2003 et à l’origine, c’était juste pour me muscler car j’étais vraiment maigre », se souvient-il.

Le culturiste, qui avait gagné sa première compétition nationale en 2011, peu avant de partir en exil au déclenchement du conflit syrien, n’a pas participé à une compétition depuis l’année dernière. 

Il avait « prévu de remonter sur l’estrade » cette année, « mais avec le coronavirus tout s’est arrêté », soupire-t-il.

« J’ai essayé de garder la forme en utilisant des haltères à la maison », explique celui qui poste sur Facebook d’impressionnantes photos de lui, les muscles huilés et tendus lors de compétitions régionales.

Plusieurs champions égyptiens de bodybuilding– comme Big Ramy, dont l’acteur et homme politique Arnold Schwarzenegger a chanté les louanges– se sont transformés en star des réseaux sociaux, poursuivant des carrières à l’internationale et s’essayant même au cinéma.

Mais Mohamed Nassim se contente d’objectifs plus modestes. Entraîneur particulier dans une salle de musculation locale de la chaîne américaine World’s Gym, il ne rêve que d’une chose : retrouver son travail.

Frustration

« Le confinement nous a vraiment affectés financièrement et psychologiquement », assure-t-il.

Son ami Mostafa al-Rouby, 27 ans, propriétaire d’une salle de musculation, partage le même sentiment de frustration, notamment en observant d’autres lieux publics rouvrir, comme les centres commerciaux.

« Le coronavirus a complètement effacé le domaine du culturisme », déplore-t-il alors qu’il attend le feu vert des autorités pour la réouverture de sa salle de gym vide pour laquelle il paye des milliers de livres égyptiennes de loyer.

Pour lui, l’une des solutions face au nouveau coronavirus serait de « rouvrir le monde de la musculation ». Cela permettrait aux « gens de devenir sains et construire leur immunité », conclut-il.

Par Farid Farid, au Caire.

5 years ago
Un employé d’Aramco passe à côté d’un réservoir de pétrole dans la raffinerie de la compagnie pétrolière saoudienne à Ras Tanura (Reuters)
Un employé d’Aramco passe à côté d’un réservoir de pétrole dans la raffinerie de la compagnie pétrolière saoudienne à Ras Tanura (Reuters)

Le PIB de l’Arabie saoudite va se contracter de 6,8% cette année, sa pire performance depuis les années 1980, la baisse des prix du pétrole et l’épidémie de COVID-19 faisant des ravages au sein des économies du Moyen-Orient, a indiqué mercredi le FMI.

La détérioration a été rapide: en avril, le Fonds monétaire international prévoyait une contraction de seulement 2,3 % pour la première économie de la région.

Les pays du Moyen-Orient et d’Asie centrale, dont beaucoup dépendent du pétrole, devraient connaître une récession de 4,7 % cette année, soit 1,9 point de plus que la projection d’avril, a indiqué le FMI.

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L’institution a maintenu ses projections pour les prix du pétrole, à environ 36 dollars le baril en 2020.

« Les prévisions indiquent que les prix devraient tendre [après 2021] vers 46 dollars, toujours environ 25 % en dessous de la moyenne de 2019 », a indiqué le FMI.

Le FMI avait déclaré dès avril que l’impact de l’épidémie et de la chute des prix pétroliers pourrait être durable sur la région.

Les prix du pétrole se sont effondrés en mai, atteignant leur niveau le plus bas depuis deux décennies, en dessous de 20 dollars le baril, en raison d’une baisse de la demande mondiale résultant de la crise sanitaire et d’une guerre des prix entre Riyad et Moscou.

Les cours se sont partiellement redressés pour dépasser légèrement les 40 dollars le baril après que les producteurs de l’Opep et ses partenaires, la Russie en tête, ont accepté des réductions de production historiques de 9,7 millions de barils par jour. 

Riyad, premier exportateur mondial de brut, et ses partenaires du Golfe ont de leur côté promis une réduction supplémentaire de 1,2 million de barils par jour pour le mois de juin.

Le FMI a prévu, comme en avril, que l’économie iranienne, la deuxième de la région, se contracterait de 6 % et serait dans le rouge pour la troisième année consécutive, étouffée par de lourdes sanctions américaines rétablies après le retrait unilatéral des États-Unis en 2018 de l’accord sur le nucléaire iranien.

L’Égypte s’en sort mieux avec une prévision de croissance inchangée de 2 % pour 2020, qui reste toutefois inférieure aux 5,6 % de 2019.

Selon le FMI, déficits budgétaires et dettes publiques augmenteront considérablement cette année et en 2021.

Pour 2020, le déficit budgétaire saoudien va plus que doubler par rapport à 2019 pour atteindre 11,4 % du PIB mais il devrait baisser à 5,6 % du PIB en 2021.

L’Arabie saoudite a déjà pris des mesures d’austérité, en réduisant ses dépenses, en supprimant aides et allocations sociales et en triplant la TVA à 15 % à partir de juillet.

5 years ago
Le personnel de l'UNRWA prépare des médicaments à livrer aux réfugiés palestiniens, au camp d'Al-Wehdat, à Amman, 15 avril 2020 (Reuters)
Le personnel de l'UNRWA prépare des médicaments à livrer aux réfugiés palestiniens, au camp d'Al-Wehdat, à Amman, 15 avril 2020 (Reuters)

L’Agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a obtenu mardi 130 millions de dollars en promesses de dons, au moment où l’organisation traverse une grave crise financière, aggravée par la crise du nouveau coronavirus.

« Lors d’une réunion extraordinaire, 75 gouvernements et ONG se sont engagés à donner 130 millions de dollars [environ 115 millions d’euros] pour garantir les activités de l’Unrwa », a indiqué l’agence onusienne dans un communiqué. 

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« Les besoins des réfugiés [palestiniens] augmentent en raison de la pandémie de nouveau coronavirus et ses conséquences, la récession dans les pays d’accueil et l’instabilité politique » régionale, a-t-elle ajouté.

Début mai, l’UNRWA avait réclamé une aide d’urgence de près de 100 millions de dollars pour répondre aux conséquences socio-économiques du nouveau coronavirus.

L’agence se bat depuis 2018 pour compenser un arrêt de financement des États-Unis qui étaient jusqu’alors le principal donateur de l’organisation, chargée de gérer des écoles et de fournir une aide médicale à quelque cinq millions de réfugiés palestiniens en Jordanie, au Liban, en Syrie, en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza.

L’UNRWA « traverse la plus grande crise financière de son histoire et le nouveau coronavirus a un impact dévastateur », avait estimé Elizabeth Campbell, responsable de l’agence à Washington.

En 2018, Washington a annoncé mettre fin à son aide financière annuelle de 300 millions de dollars à l’agence, estimant qu’elle avait fait son temps, 70 ans après le conflit israélo-arabe et la création d’Israël.

5 years ago
Des Yéménites dansent lors d'une cérémonie de mariage, à Sanaa, le 19 décembre 2019 (AFP)
Des Yéménites dansent lors d'une cérémonie de mariage, à Sanaa, le 19 décembre 2019 (AFP)

Les deux témoins, en robes blanches immaculées, arborent des cartouchières noires et tiennent leurs fusils d’assaut contre l’épaule. Ils viennent entourer un jeune marié sur un plateau de télévision à Sanaa, au Yémen.

La cérémonie de mariage est proposée en direct par une télévision de la capitale yéménite qui veut à travers ce programme de télé-réalité, éviter les rassemblements de nature à propager la maladie COVID-19.

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Avant d’entrer dans le studio, les membres de l’assistance ont été aspergés de désinfectant et se sont frictionnés les mains avec du gel hydro-alcoolique.

Parents et amis appellent pour féliciter le marié, tandis que deux jeunes garçons se lancent dans une danse endiablée au son de tambourins.

L’émission « Nos mariages, une identité » est diffusée sur une chaîne satellitaire depuis le début en mai de la pandémie du nouveau coronavirus dans ce pays en guerre depuis plus de cinq ans.

Au Yémen, les mariages sont un événement social qui dure deux à trois jours, au cours duquel des centaines de convives venant de différentes régions se rassemblent, dansent, chantent et mâchent du qat, une plante euphorisante largement consommée dans ce pays pauvre de la péninsule arabique.

« Au lieu de venir féliciter les mariés dans une salle bondée, les invités peuvent leur transmettre leurs voeux par téléphone », explique à l’AFP Abdelwahab Yahia le présentateur de l’émission qui dure deux heures.

Selon lui, le but est de « préserver la santé des mariés sans les priver de la joie de la cérémonie alors que le virus continue de se propager. »

« Préserver la santé publique »

L’émission de la chaîne Al-Hawia (Identité) qui se dit privée et indépendante, ne montre à aucun moment la mariée, la tradition voulant que la cérémonie respecte, comme dans la vie, une stricte ségrégation entre les sexes. 

Ossama al-Qaoud a préparé son mariage pendant des mois mais a dû se résoudre à faire appel à cette émission par crainte de la pandémie. 

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« Un grand rassemblement pour le mariage signifierait que de nombreuses personnes vont en contaminer d’autres dans les villages puis tout le pays. Je suis fier de pouvoir préserver ainsi la santé publique », confie à l’AFP le jeune homme portant une robe blanche, une large ceinture portant l’incontournable poignard recourbé, accessoire masculin de toutes les cérémonies.

Même sentiment pour Mohammed al-Rahoumi, qui a célébré son mariage au cours de l’un des épisodes de l’émission. « Je voulais organiser un mariage traditionnel en présence de la famille, des amis et d’autres invités, manger ensemble et mâcher le qat », mais il a ensuite changé d’avis, raconte-t-il.

La menace du nouveau coronavirus vient s’ajouter aux malheurs du Yémen. Risque de famines, épidémies du choléra ou de la dengue, déplacés dans des camps de fortune: plus de cinq ans de guerre ont plongé le pays dans la pire crise humanitaire au monde selon l’ONU. 

Le conflit s’enlise, entre les forces du gouvernement, appuyées par une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite voisine, et les rebelles Houthis, soutenus eux par l’Iran, qui se sont emparés de pans entiers du nord du pays dont la capitale Sanaa en 2014.

Des dizaines de milliers de personnes, pour la plupart des civils, ont été tuées selon les organisations humanitaires, tandis que plus de trois millions de civils vivent dans des camps surpeuplés. 

Le Yémen a officiellement enregistré près de 1 000 cas d’infection au nouveau coronavirus, dont 257 décès. Mais les chiffres pourraient être plus élevés, le pays manquant de moyens pour mener des tests à grande échelle et pour déterminer les causes des décès. 

5 years ago
Des pèlerins musulmans touchent la kaaba, à la Mecque, en Arabie Saoudite, le 13 août 2019 (AFP)
Des pèlerins touchent la Kaaba, le lieu le plus sacré de l'islam, à la Mecque, le 13 août 2019 (AFP)

De nombreux musulmans se sont montrés déçus mardi par l’annonce de l’Arabie saoudite de limiter le grand pèlerinage à un nombre réduit de fidèles, mais ont dit comprendre la décision de ce pays arabe du Golfe le plus touché par le coronavirus

Riyad a indiqué mardi que le hadj prévu fin juillet cette année serait limité à un millier de personnes, de toutes nationalités, « se trouvant à l’intérieur du royaume » saoudien.

La beauté du hadj réside dans les pèlerins qui s’unissent contre vents et marées
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C’est la première fois dans l’histoire moderne du pays que les musulmans étrangers doivent renoncer à ce pèlerinage annuel à La Mecque, premier lieu saint de l’islam situé dans l’ouest saoudien.

Mais cette mesure apparaissait comme de plus en plus inévitable après que plusieurs pays ont annulé les pèlerinages pour leurs citoyens.

L’annonce officielle a cependant ajouté à la déception des musulmans qui souvent attendent de longues années pour pouvoir se rendre au hadj, passent par une préparation spirituelle et doivent économiser d’importantes sommes d’argent.

« Mon espoir d’aller [à la Mecque] était si grand », dit Kamariah Yahya, une Indonésienne de 68 ans. « Je me préparais depuis des années. Mais que faire? C’est la volonté d’Allah. »

L’Indonésie, qui compte la plus importante population musulmane au monde, envoie traditionnellement le plus gros contingent de pèlerins au hadj, mais elle avait renoncé début juin au pèlerinage devant les risques liés à la pandémie.

Le pèlerinage de la Mecque est l’un des cinq piliers de l’islam, et un voyage que tout musulman, s’il en a les moyens, doit entreprendre au moins une fois dans sa vie.

Mais cet événement qui voit chaque année des millions de personnes converger vers les lieux saints de l’islam risquait pendant la pandémie de devenir un énorme foyer de contagion du nouveau coronavirus.

Vulnérables

Pour Shahadat Hossain Taslim, qui dirige un groupe représentant des agences de voyage du Bangladesh pour le hadj, « de nombreuses personnes vont être brisées » par cette décision qu’il estime cependant nécessaire.

« La majorité des pèlerins du Bangladesh sont des personnes âgées, qui sont vulnérables au COVID-19 », observe-t-il.

En Inde, le ministère aux Affaires des minorités a indiqué que plus de 200 000 personnes étaient inscrites pour le hadj de 2020 et assuré qu’elles recevraient un remboursement des sommes déjà déposées.

« J’espère que je pourrai participer au hadj l’année prochaine et je prie de rester en bonne santé jusqu’à cette date »

-  Kamariah Yahya, une fidèle indonésienne

L’Arabie saoudite est touchée par une recrudescence du nombre de contaminations. Les autorités ont officiellement recensé plus de 161 000 personnes infectées, dont 1 307 sont décédées.

Le Saoudien Yazeed Daajani dit comprendre la décision et recommande d’observer strictement les mesures de précaution.

Ahmed al-Khoury, un Jordanien vivant à RIyad, ne voit pas de raison pour « une annulation ou un report du hadj ». « D’autres virus peuvent être plus mortels. »

Une ménagère iranienne, Javadgaran, s’est dit « attristée par la décision », même si « elle n’est pas si mauvaise » pour lutter contre le virus.

Pour son compatriote Abdollah Pouyan, retraité, la décision est « dans l’intérêt de tous ».

Limiter les risques

À Tunis, Mohamed-Amine espère y aller l’année prochaine, évoquant « des conditions exceptionnelles » et une décision nécessaire « pour leur protection ».

Le message du hadj n’a guère d’effet sur l’Arabie saoudite
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Limiter le pèlerinage aux fidèles déjà présents dans le royaume devrait permettre de limiter les risques sanitaires.

Mais certains s’interrogent sur le rôle de l’Arabie saoudite comme gardienne des lieux les plus saints de l’islam, source de pouvoir et de légitimité religieuse.

Mohamad Azmi Abdul Hamid, membre du Conseil consultatif des organisations islamiques en Malaisie, estime que les pays musulmans auraient dû être consultés pour une « décision collective ».

« Il est temps que [les villes saintes de Médine et de la Mecque] soient gérées par une instance internationale représentant les pays musulmans », a-t-il déclaré à l’AFP.

La décision risque aussi de déplaire aux musulmans les plus radicaux, qui font passer la religion avant les précautions sanitaires.

Certains musulmans attendent déjà le prochain pèlerinage en 2021.

« J’espère que je pourrai participer au hadj l’année prochaine et je prie de rester en bonne santé jusqu’à cette date », dit l’Indonésienne Kamariah Yahya.

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Opération de désinfection dans une rue, à Rabat, le 9 avril 2020 (AFP)
Opération de désinfection dans une rue, à Rabat, le 9 avril 2020 (AFP)

Interrompu depuis mi-mars par le coronavirus, le championnat du Maroc de football (Botola) va reprendre fin juillet, a annoncé mardi le ministre de la Culture et des sports Othmane El Ferdaous. 

« Les entraînements débuteront cette semaine », a déclaré le ministre marocain au cours d’une intervention devant une commission parlementaire. 

« Un protocole sanitaire a été mis en place » et sera dévoilé prochainement par la fédération marocaine de football (FRMF), a précisé Othmane El Ferdaous. 

Aucune annonce n’a été faite sur le retour du public dans les stades, fermées depuis que le Maroc a instauré l’état d’urgence sanitaire mi-mars pour lutter contre la pandémie de COVID-19.

Le Wydad, un des deux grands clubs de la capitale économique Casablanca, occupe la première place du classement, figé à la 21e journée d’un championnat qui en compte 30. 

Le Maroc a entamé ces dernières semaines un déconfinement progressif, qui va s’accélérer ce jeudi avec la réouverture des cafés, hôtels, restaurants et salles de sport. 

Ce pays de 35 millions d’habitants recense officiellement 10 264 personnes infectées, dont 214 décès et 8384 guérisons depuis l’enregitrement du premier cas début mars.